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Mission professionnelle

Une lettre + un chiffre peuvent changer toute l’intervention

Vous devez remplacer un composant sur une installation. Avant de sortir la flamme, la pompe ou le détecteur, vous lisez : R-290 — A3.

Question professionnelle : puis-je travailler avec les mêmes gestes et le même matériel qu’avec un fluide A1 ?
Votre première décision ?
A3
A1
A2L
Comprendre avant de classer

Le triangle du feu : trois conditions réunies

Combustible
le fluide
Comburant
l’oxygène
Énergie
flamme, étincelle, chaleur

Une fuite seule ne suffit pas. Une étincelle seule ne suffit pas. Le danger apparaît lorsque les trois éléments sont réunis au même endroit et au même moment.

Réflexe frigoriste : arrêter la fuite, ventiler, supprimer toute source d’inflammation.
Pour casser le triangle, que pouvez-vous supprimer ?
Comprendre le domaine dangereux

Une explosion exige aussi la bonne concentration

LIELSE
Trop pauvre
pas assez de fluide
Domaine inflammable
combustion rapide possible
Trop riche
pas assez d’oxygène

LIE / LSE

La limite inférieure et la limite supérieure encadrent le domaine où le mélange fluide-air peut brûler.

Et le point éclair ?

Il est utile pour les liquides inflammables. Pour classer un fluide frigorigène, on utilise principalement propagation de flamme, LIE, chaleur de combustion et vitesse de combustion.

Un mélange « trop riche » n’est pas définitivement sûr : l’arrivée d’air peut le ramener dans le domaine inflammable.
Étape 1 — Toxicité

La lettre répond à une seule question : quelle classe de toxicité ?

A — toxicité plus faible

La limite d’exposition admissible est plus élevée. Cela ne signifie jamais « sans danger ».

B — toxicité plus élevée

L’exposition devient préoccupante à une concentration plus faible. Exemple majeur : l’ammoniac R-717.

A = moins toxique selon le classement. A ≠ respirable et A ≠ absence de danger.
Une fuite peut chasser l’oxygène
Question flash : un fluide classé A1 peut-il provoquer une anoxie ?
Étape 2 — D’abord l’échelle principale

1, 2, 3 : de la non-propagation à la forte inflammabilité

1

Pas de propagation

Le mélange ne propage pas la flamme dans les conditions de l’essai normalisé.

2

Inflammable

La flamme se propage, avec une inflammabilité inférieure à la classe 3.

3

Forte inflammabilité

Exemples : propane R‑290 et isobutane R‑600a.

Dans quelle classe la flamme ne se propage-t-elle pas lors de l’essai ?
Étape 3 — L’exception intermédiaire

A2L : difficile à enflammer, lent à brûler, mais pas ininflammable

Pourquoi une sous-classe « L » ?

L = faible vitesse de combustion. Le classement 2L exige notamment une vitesse maximale ≤ 10 cm/s.

La flamme se propage dans l’essai à 60 °C : le terme « non-propagateur » serait donc faux.

La difficulté d’allumage réduit la probabilité. Elle ne supprime ni la gravité d’une mauvaise manipulation ni le besoin de ventilation.
Quelle phrase est exacte ?
Étape 3 — Croiser les deux axes

Huit cases, mais une seule méthode de lecture

Cliquez sur une case : lisez d’abord la lettre, puis le chiffre.

1
pas de flamme
2L
flamme lente
2
inflammable
3
forte
A
toxicité plus faible
B
toxicité plus élevée
À vous : choisissez une case pour afficher son décodage et le danger dominant.
Étape 4 — Reconnaître

Des fluides réels, des précautions différentes

R-134aA1
R-32A2L
R-290A3
R-717B2L
R-744A1 + HP
Quel exemple montre que la classe ne résume pas tous les risques ?
Accident professionnel — l’analogie avec le moteur Diesel

Air aspiré + compression + échauffement = risque d’auto-inflammation

AIR + O₂
○ ○ ○
Température
BOUM
1. Le compresseur fonctionne normalement dans un circuit fermé.
💨1. Entrée d’air

Une fuite et une mauvaise procédure de pump-down laissent entrer de l’oxygène.

🌡️2. Compression

Le compresseur aspire et comprime : pression et température montent brutalement.

💥3. Auto-inflammation

L’huile et le mélange peuvent s’enflammer sans étincelle extérieure.

Ce n’est pas une démonstration à reproduire. Si de l’air a pu entrer : arrêt du compresseur et récupération avec une station séparée, selon la procédure du constructeur.

Pourquoi « effet Diesel » ? Dans un moteur Diesel, la compression chauffe suffisamment l’air pour provoquer l’auto-inflammation du combustible. L’analogie sert ici à comprendre le rôle de la compression et de l’oxygène.

Étape 5 — Décider avant d’agir

La bonne classe déclenche les bonnes précautions

🏷️

Identifier

Plaque, documentation et fluide réellement présent. Jamais la couleur seule.

🔥

Supprimer l’ignition

Pour 2L, 2 et 3 : flamme, étincelle, surface chaude et matériel non adapté.

🌬️

Ventiler et détecter

Éviter l’accumulation et employer une détection compatible avec le fluide.

🧰

Choisir l’outillage

Pompe, station, détecteur et équipements électriques compatibles.

⚖️

Respecter la charge

La quantité admissible dépend aussi du local, de l’usage et de l’installation.

🥽

Garder tous les risques

Pression, froid, anoxie, toxicité et produits de décomposition.

Réflexe professionnel : « J’identifie → je classe → j’adapte l’intervention ».
Validation — mini-jeu

Classez le fluide en utilisant les indices

10 situations guidées. Objectif : 8 bonnes réponses. La fiche ressource est autorisée.

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Fiche ressource — classes usuelles

FluideFamille / nomClasseDanger à retenir
R‑134aHFCA1Anoxie, froid, pression
R‑744CO₂A1Très haute pression, anoxie
R‑32HFCA2LFlamme lente, ventilation
R‑1234yfHFOA2LFlamme lente, produits de décomposition
R‑152aHFCA2Inflammable
R‑290PropaneA3Forte inflammabilité
R‑600aIsobutaneA3Forte inflammabilité
R‑717AmmoniacB2LToxicité élevée + flamme lente
R‑123HCFC historiqueB1Toxicité plus élevée

Méthode : lettre = toxicité ; chiffre = inflammabilité. Vous pouvez consulter ce tableau autant de fois que nécessaire.

Quelle est la classe de sécurité de :

R-32
Indices de classement.