Relecture « bon à tirer » — pack habilitation fluides
Généré le 25/07/2026 depuis le pack publié (82 cartes, 269 questions).
Pour chaque élément : ✅ = validé · ✏ = à corriger (noter la correction en marge).
Les réponses correctes sont en vert gras. Les notes pilote sont dans les encadrés jaunes.
1. Les fiches et exercices
☐ ✅ ☐ ✏Sécurité · codes 12.02 · 12.13L'air qui manque — l'asphyxie (s1)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.02 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
Dit à l'élève : « Connaître le matériel de sécurité obligatoire : détection de gaz, ventilation, EPI. » - 12.13 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
Dit à l'élève : « Vérifier la sécurité du site : signalisation, issues de secours, détecteurs et alarmes gaz. »
🎧 Écouter la capsule : L'air qui manque — l'asphyxie ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 6 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Respirer, c'est faire entrer de l'oxygène dans le corps. Un local fermé peut se remplir d'un autre gaz : de l'azote utilisé pour mettre un circuit en pression, ou du fluide frigorigène qui a fui. Ce gaz prend la place de l'oxygène dans l'air. C'est une asphyxie par manque d'oxygène : vous ne respirez plus assez d'oxygène, non pas parce qu'un produit vous empoisonne, mais parce qu'il a chassé l'air respirable. Face à l' azote et aux fluides fluorés , le corps ne donne aucune alerte . Normalement, l'envie de respirer plus fort vient d'un excès de gaz carbonique dans le sang, pas d'un manque d'oxygène. Dans un local pauvre en oxygène, vous ne suffoquez donc pas peu à peu : vous pouvez perdre connaissance en quelques instants, sans gêne ressentie avant . L'azote est incolore et inodore. La plupart des fluides fluorés le sont aussi ; l'ammoniac, lui, a une odeur forte. Mais tous les fluides ne se comportent pas pareil : se fier à l'odeur reste dangereux. Une exception importante : le CO₂ (R-744). Lui vous prévient — essoufflement, mal de tête, vertiges — parce qu'il agit sur la commande de la respiration. C'est une chance, mais tardive : ces signes n'arrivent qu'une fois dans le gaz. Et pour la même raison, un détecteur d'oxygène seul ne suffit pas à le surveiller. Ce fluide a sa fiche : « CO₂ : deux dangers mortels ». Ce danger n'a pas de code dans le référentiel d'examen. Vous ne serez pas interrogé dessus à l'épreuve. Il peut pourtant vous tuer. C'est pour cela qu'il est dans ce module. C'est le scénario du schéma ci-dessus, et c'est le plus fréquent de ce type d'accident : un local resté fermé, quelqu'un qui entre sans rien sentir, puis un collègue qui se précipite pour le secourir sans se protéger ni ventiler — il respire le même air appauvri et s'effondre à son tour. Deux victimes au lieu d'une.
Ce qu'il faut retenir — Ventilez le local avant d'entrer : ouvrez, aérez, laissez l'air circuler. Contrôlez l'air avec un détecteur d'oxygène avant d'entrer — pas seulement un détecteur de fuite de fluide, ce n'est pas le même appareil. Le seuil d'alerte se règle selon la FDS (fiche de données de sécurité) du fluide concerné. Devant une installation au CO₂, un détecteur d'oxygène ne suffit pas : il faut mesurer le CO₂ lui-même. N'entrez jamais seul dans un espace clos suspect : prévenez quelqu'un, travaillez à deux. Si un collègue est au sol dans un espace clos : ne vous précipitez pas sans protection . Donnez l'alerte, ventilez, faites intervenir les secours.
Le geste interdit — Entrer seul dans un local fermé, une chambre froide ou une fosse, après une mise en pression à l'azote ou une fuite suspectée, sans ventiler ni contrôler l'air . Conséquence : avec l'azote ou un fluide fluoré, perte de connaissance sans signe avant-coureur. Avec le CO₂, des signes arrivent — essoufflement, mal de tête — mais quand vous êtes déjà dans le gaz. Risque mortel dans les deux cas, pour vous et pour quiconque tenterait de vous secourir sans précaution.
❓ Une fuite de fluide est possible dans une chambre froide restée porte fermée toute la nuit. Que faites-vous avant d'y entrer ?
- J'entre rapidement, je ne reste que quelques secondes.
- Je ventile le local, et je contrôle l'air avec un détecteur avant d'entrer.
- Je vérifie d'abord s'il y a une odeur suspecte.
- J'entre avec un collègue, sans autre précaution, pour me rassurer.
ℹ Un local fermé où du fluide ou de l'azote a pu s'accumuler ne donne aucun signal fiable. Ni la rapidité, ni l'odeur, ni la présence d'un collègue ne protègent du manque d'oxygène. Seuls la ventilation et un détecteur d'oxygène donnent une information sûre avant d'entrer. Une exception à connaître : devant une installation au CO₂, le détecteur d'oxygène ne suffit pas — il faut mesurer le CO₂ lui-même, comme l'explique la fiche qui lui est consacrée.
Montrez une bouteille d'azote avec son mano-détendeur : faites remarquer qu'elle ne porte aucun pictogramme « asphyxiant », contrairement à ce que les stagiaires imaginent souvent. Racontez le scénario du double accident (victime puis sauveteur) pour ancrer la règle « jamais seul, jamais sans ventiler ». Si un détecteur d'oxygène est disponible, faites-le manipuler et lire l'affichage ; comparez-le à un détecteur de fuite de fluide pour bien distinguer les deux appareils. Dites clairement à l'oral que ce risque ne sera pas noté à l'épreuve : c'est un risque réel, pas un risque de contrôle.
☐ ✅ ☐ ✏Sécurité · codes 12.02Le froid brûle — projections et gelures (s2)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.02 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
Dit à l'élève : « Connaître le matériel de sécurité obligatoire : détection de gaz, ventilation, EPI. »
🎧 Écouter la capsule : Le froid brûle — projections et gelures ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 5 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Un fluide frigorigène liquide est sous pression. Dès qu'il retrouve la pression de l'air ambiant, il s'évapore d'un coup. Cette évaporation absorbe une grande quantité de chaleur autour de lui, y compris sur la peau qu'il touche. Ce contact provoque une brûlure froide , aussi appelée gelure : les tissus gèlent presque instantanément. C'est le même résultat qu'une brûlure classique, mais par le froid plutôt que par la chaleur. Les yeux sont particulièrement exposés : un jet de liquide est souvent invisible et rapide, et l'œil n'a pas de réflexe de protection efficace contre lui. Un contact avec de l'ammoniac liquide ajoute une brûlure chimique à la brûlure froide : ce fluide n'appartient pas à la même famille que les fluides fluorés, et ne se comporte pas comme eux. Le cas type : vous déconnectez un flexible de manifold (l'appareil à manomètres) en pensant le tronçon vide. La vanne n'a pas été vérifiée, le manomètre pas relu. Le liquide restant jaillit au desserrage — dans l'axe du raccord, comme sur le schéma.
Ce qu'il faut retenir — Mettez vos EPI (équipements de protection individuelle) — ici, gants et lunettes — avant toute manipulation d'un circuit sous pression. Vérifiez au manomètre que la pression est nulle, et que la vanne est fermée, avant de débrancher un flexible ou de desserrer un raccord. Desserrez progressivement , jamais d'un coup, et restez hors de la trajectoire d'un éventuel jet. En cas de projection sur la peau ou les yeux : rincez sans frotter, et consultez. La conduite à tenir précise figure sur la FDS (fiche de données de sécurité) du fluide utilisé.
Le geste interdit — Débrancher un flexible ou desserrer un raccord sous pression sans vérifier au manomètre qu'il est vide, ou le faire sans gants ni lunettes. Conséquence : projection de liquide qui gèle la peau ou les yeux au contact. Risque de lésion oculaire grave.
❓ Vous devez déconnecter un flexible de manifold. Que vérifiez-vous avant de le desserrer ?
- Que le flexible est bien enroulé.
- Que le fluide utilisé n'a pas d'odeur.
- Que la vanne est fermée, et que le manomètre affiche une pression nulle.
- Que le compresseur est à l'arrêt depuis longtemps.
ℹ Un reste de liquide sous pression peut jaillir dès qu'on desserre un raccord. Seule la lecture du manomètre, vanne fermée, garantit qu'il n'y a plus de pression avant de débrancher. Gants et lunettes restent nécessaires dans tous les cas.
Faites observer un flexible de manifold et ses raccords rapides, et faites lire un manomètre avant de mimer un débranchement. Faites manipuler des gants de protection au froid et des lunettes ; faites justifier l'ordre dans lequel on les enfile avant d'intervenir. Racontez un cas concret de projection lors d'un débranchement trop rapide, pour ancrer le réflexe manomètre-avant-tout. Rappelez que la conduite à tenir en cas de projection se lit sur la FDS du fluide utilisé sur le chantier.
☐ ✅ ☐ ✏Sécurité · codes 11.03La flamme interdite — décomposition du fluide (s3)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 11.03 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
Dit à l'élève : « Connaître les règles de sécurité des fluides inflammables, toxiques ou à pression plus élevée. »
🎧 Écouter la capsule : La flamme interdite — décomposition du fluide ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 6 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Un fluide frigorigène fluoré est stable à température normale. Il ne l'est plus face à une flamme. Chauffé au contact d'une flamme ou d'une surface très chaude, il ne brûle pas comme un carburant : il se décompose . Sa molécule se casse et forme d'autres substances, absentes du fluide d'origine — des gaz toxiques et corrosifs. Certains fluides ajoutent un second risque. Selon la norme NF EN 378, les fluides classés A2L (légèrement inflammables, comme le R-32 ou le R-1234yf) ou A3 (très inflammables, comme le R-290 ou le R-600a) peuvent eux-mêmes s'enflammer au contact d'une flamme ou d'une étincelle. La classe du fluide utilisé se lit sur sa FDS (fiche de données de sécurité). Le cas type : un tronçon où il reste « une petite quantité, ça ne changera rien ». La flamme touche ce fluide résiduel, il se décompose, et les fumées se dégagent juste sous le visage penché sur le brasage. Et si des fumées de décomposition sont déjà présentes — une fuite qui a rencontré une source chaude avant votre arrivée, par exemple ? La réponse n'est plus la procédure de brasage, c'est l'éloignement. Un masque à cartouche ou un simple masque filtrant ne protège ni des gaz de décomposition ni d'un manque d'oxygène : seul un appareil respiratoire isolant (ARI), avec sa propre réserve d'air, le permet — et son usage est réservé à des personnes formées. Retenez la règle : l'ARI protège l'intervenant formé, il ne remplace jamais l'éloignement de la source ni l'évacuation de la zone.
Ce qu'il faut retenir — Récupérez entièrement le fluide du tronçon à chauffer avant toute opération de brasage : jamais de brasage sur un circuit encore chargé. Ne recherchez jamais une fuite avec une flamme : utilisez un détecteur électronique. Faites circuler de l'azote à l'intérieur du tube pendant le brasage, avec un mano-détendeur, pour en chasser l'air et les résidus : c'est le balayage . Ventilez la zone de travail, et ne restez pas penché directement au-dessus de la flamme. Des fumées déjà présentes : éloignement d'abord , ARI réservé à une personne formée.
Le geste interdit — Chauffer ou braser un tronçon de circuit sans avoir récupéré et vérifié l'absence de fluide, ou rechercher une fuite avec une flamme. Conséquence : dégagement de gaz toxiques et corrosifs, inhalés à bout portant. Risque d'incendie en plus, si le fluide est inflammable (classe A2L ou A3). Interdit aussi : entrer dans des fumées déjà présentes sans protection respiratoire isolante, ou croire qu'un masque à cartouche suffit.
❓ Vous devez braser un raccord sur un tronçon de circuit. Quel geste est indispensable avant de chauffer ?
- Vérifier à l'odeur que le fluide s'est évaporé.
- Rechercher une éventuelle fuite avec la flamme du chalumeau.
- Augmenter la pression du circuit pour aller plus vite.
- Récupérer le fluide du tronçon, puis balayer à l'azote pendant le brasage.
ℹ Un fluide chauffé par une flamme se décompose en gaz toxiques, qu'il soit inflammable ou non. Il faut le récupérer avant de braser, jamais le rechercher à la flamme, ni compter sur l'odeur. Le balayage à l'azote protège le tube et l'air respiré.
Montrez, sans l'allumer, un chalumeau et un poste de brasage avec son mano-détendeur d'azote ; faites nommer le balayage et sa fonction. Racontez le cas du brasage sur un tronçon mal purgé, pour ancrer le lien entre flamme et décomposition. Rappelez l'interdiction absolue de rechercher une fuite à la flamme (méthode ancienne, aujourd'hui interdite). Reliez à la classe NF EN 378 du fluide utilisé en atelier, lisible sur sa FDS, pour rappeler que certains fluides s'enflamment eux-mêmes en plus de se décomposer.
☐ ✅ ☐ ✏Sécurité · codes 11.03 · 3.01Ce qui éclate — la pression (s4)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 11.03 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
Dit à l'élève : « Connaître les règles de sécurité applicables aux fluides nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée » - 3.01 A1 pratique · A2 pratique
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler la résistance du système
Dit à l'élève : « Réaliser une épreuve de pression à l'azote pour vérifier la résistance du circuit »
🎧 Écouter la capsule : Ce qui éclate — la pression ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce qui arrive. Un circuit frigorifique contient du fluide sous pression en permanence. Cette pression existe même quand la machine est à l'arrêt. Elle existe même quand il fait chaud dehors, alors que rien ne fonctionne. Une règle simple : plus la température monte, plus la pression à l'intérieur du circuit monte aussi. Une paroi — bouteille, flexible, raccord, tuyauterie — résiste à une certaine pression. Au-delà, elle cède : elle se déforme, se fissure, ou éclate d'un coup. Ce n'est pas une réaction chimique, c'est une question de force. La pression pousse de l'intérieur ; la paroi résiste de l'extérieur. Quand la pression gagne, la paroi perd. Ce qui peut céder : une bouteille de fluide qui a chauffé au soleil ou près d'une source de chaleur ; un flexible fatigué par le temps, l'usure ou de mauvais pliages ; un raccord mal serré ou abîmé ; un tronçon de circuit fermé des deux côtés par des vannes, sans aucune protection, alors qu'il reste rempli de fluide. Le schéma du haut explique pourquoi une bouteille ne se remplit jamais à ras : un liquide qui chauffe se dilate, et s'il n'a pas de volume libre au-dessus de lui, la pression grimpe très vite. Le taux de remplissage à respecter figure sur la plaque de la bouteille ou dans la documentation du fournisseur ; les propriétés du fluide, dans sa fiche de données de sécurité (FDS). Comment ça arrive vraiment. Sur un chantier, une bouteille de fluide oubliée dans un véhicule en plein été, vitres fermées, en est un exemple courant : l'habitacle chauffe fortement, la bouteille avec. Autre situation : un flexible de manifold ancien, jamais contrôlé, qui cède au moment où l'on ouvre une vanne. Autre situation encore : un tronçon de tuyauterie en toiture, isolé par deux vannes fermées pendant une réparation, laissé en plein soleil sans protection ni vérification avant de reprendre le travail dessus. Un compresseur à l'arrêt n'est pas forcément une machine sans danger. Un circuit peut rester sous pression longtemps après l'arrêt d'une installation, sans qu'aucune fuite ne se produise. Rien à l'extérieur ne signale cette pression : ni bruit, ni mouvement, ni tiédeur. Un technicien qui desserre un raccord en se disant « de toute façon, c'est arrêté depuis longtemps » peut se retrouver face à une projection de fluide et de pièces. Ce qui protège. Dans l'ordre où on l'applique : Ne jamais exposer une bouteille de fluide à la chaleur ou au soleil direct : la stocker et la transporter à l'abri, à la verticale, arrimée. Respecter le taux de remplissage indiqué par le fabricant : ne jamais remplir une bouteille à ras. Connaître le rôle des organes de sécurité du circuit. Une soupape de sécurité s'ouvre automatiquement pour laisser échapper un peu de fluide avant que la pression n'atteigne un niveau dangereux ; son seuil de déclenchement est fixé par le fabricant et indiqué sur l'organe ou dans sa documentation. Vérifier la présence et le bon état de ces organes, sans jamais les démonter ni les bloquer. Pour toute mise en pression du circuit — recherche de fuite, épreuve de pression — utiliser uniquement de l'azote , jamais de l'oxygène ni de l'air comprimé, et toujours au travers d'un mano-détendeur (un appareil qui réduit et règle la pression très élevée de la bouteille) réglé selon la documentation constructeur. Sans détendeur, la pression de la bouteille d'azote suffit à elle seule à faire éclater un circuit frigorifique. Avant de desserrer quoi que ce soit sur un circuit à l'arrêt, mesurer sa pression au manomètre — même si l'installation semble arrêtée depuis longtemps.
Ce qu'il faut retenir — Un circuit reste sous pression même à l'arrêt et même par forte chaleur. Une bouteille de fluide ne se chauffe jamais et ne se remplit jamais à ras. Toute mise en pression se fait à l'azote seul, jamais à l'oxygène ni à l'air comprimé, toujours avec un mano-détendeur réglé selon la documentation constructeur. Avant de toucher un raccord, vérifier la pression au manomètre, même sur une machine arrêtée depuis longtemps.
Le geste interdit — On ne chauffe jamais une bouteille de fluide pour accélérer un transfert ou une charge — ni flamme, ni eau chaude, ni radiateur. On ne met jamais un circuit sous pression avec de l'oxygène ou de l'air comprimé, et on n'utilise jamais une bouteille d'azote sans mano-détendeur. Conséquence : la bouteille ou le circuit peut éclater et projeter du fluide et des fragments sur la personne présente.
❓ Pourquoi une bouteille de fluide frigorigène ne doit-elle jamais être remplie à ras ?
- Parce que cela fait perdre du fluide inutilement
- Parce que le liquide n'a plus de place pour se dilater si la température monte, et la pression grimpe très vite
- Parce que la bouteille devient plus difficile à transporter
- Parce que cela abîme la peinture de la bouteille
ℹ Un liquide qui chauffe se dilate. S'il n'a pas de volume libre pour le faire, la pression à l'intérieur de la bouteille augmente très rapidement. C'est pour cela qu'un volume libre est toujours respecté, selon le taux de remplissage indiqué par le fabricant.
Conseil d'animation : faire observer côte à côte une bouteille d'azote équipée de son mano-détendeur et un flexible hors service, fatigué ou fissuré. Montrer une soupape de sécurité démontée (pièce morte, jamais sur une machine en service) et expliquer son déclenchement. Demander au groupe, avant de répondre : « un compresseur arrêté depuis longtemps, est-il encore sous pression ? » — laisser les hypothèses circuler avant de trancher. Insister à l'oral sur l'interdiction absolue de l'oxygène et de l'air comprimé pour mettre un circuit en pression.
☐ ✅ ☐ ✏SécuritéConsigner avant de toucher — le risque électrique (s5)
🎧 Écouter la capsule : Consigner avant de toucher — le risque électrique ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce qui arrive. Ce risque ne figure dans aucun code du référentiel d'examen fluides. Il n'en est pas moins réel : le risque électrique tue des professionnels chaque année, sur les installations de froid et de climatisation comme sur toute autre installation électrique. Le passage du courant électrique dans le corps humain porte un nom : l' électrisation . Ses effets vont de la simple secousse à des blessures graves — brûlures internes, troubles du cœur. Quand une électrisation entraîne la mort, on parle d' électrocution . C'est le même phénomène ; seule la gravité change. Un autre danger ne demande aucun contact : l' arc électrique . C'est une décharge qui jaillit dans l'air entre deux points sous tension, ou entre un point sous tension et une masse, sans qu'il soit nécessaire de toucher quoi que ce soit. Un arc électrique brûle par la chaleur et la lumière qu'il dégage, et peut projeter des matières en fusion. On peut donc se blesser gravement sans avoir touché aucun fil. Un dernier piège : couper l'alimentation ne vide pas forcément tous les composants de leur énergie. Un condensateur est un composant qui stocke de l'énergie électrique ; on en trouve par exemple dans les circuits de démarrage de certains moteurs. Il peut rester chargé après la coupure du courant. Il reste alors dangereux tant qu'il n'a pas été déchargé selon la méthode indiquée par la documentation constructeur de l'équipement. Comment ça arrive vraiment. Un technicien pressé ouvre une armoire électrique pour un dépannage rapide. Le disjoncteur qui semble commander cette armoire est coupé, alors il touche directement un bornier — la barrette où arrivent les fils. Mais personne n'a vérifié que ce disjoncteur coupait bien cette armoire précise : un autre circuit, resté sous tension, y arrive aussi. Autre situation fréquente : un condensateur de moteur touché juste après la coupure du courant, alors qu'il est encore chargé. Autre situation encore : un outil métallique approché trop près de bornes sous tension dans une armoire électrique, sans contact direct, qui déclenche un arc électrique. Ce qui protège. Avant de toucher un circuit ou un équipement électrique, la consignation électrique se déroule dans un ordre précis, en cinq étapes : Séparer : couper l'alimentation électrique de façon visible et certaine. Condamner : verrouiller l'organe de coupure en position ouverte, pour qu'il ne puisse pas être refermé par quelqu'un d'autre pendant l'intervention. Identifier : vérifier que l'on se trouve bien sur le circuit ou l'équipement que l'on vient de séparer, et pas sur un autre. Vérifier l'absence de tension avec un VAT — un vérificateur d'absence de tension — dont le modèle et les réglages sont adaptés à l'installation, conformément à sa documentation constructeur. Mettre à la terre et en court-circuit quand cette étape s'impose, notamment lorsqu'une tension pourrait réapparaître par une autre source. Le VAT lui-même doit être digne de confiance. On le contrôle sur une source que l'on sait sous tension avant de l'utiliser sur le circuit à vérifier, puis on refait le même contrôle sur cette source connue après . Si l'appareil fonctionnait au premier essai mais plus au second, tout ce qu'il a mesuré entre les deux doit être considéré comme non fiable.
Ce qu'il faut retenir — Électrisation : le courant traverse le corps. Électrocution : une électrisation qui tue. Un arc électrique brûle sans aucun contact. Consignation en cinq étapes : séparer, condamner, identifier, vérifier l'absence de tension, mettre à la terre si besoin. Un condensateur peut rester chargé après la coupure du courant. Le VAT se contrôle avant et après usage, sur une source connue.
Le geste interdit — On ne travaille jamais sur une installation électrique sans avoir réalisé les cinq étapes de la consignation, même pour « juste vérifier » ou « deux secondes ». On ne fait jamais confiance à un simple arrêt visuel de la machine : seule une vérification d'absence de tension avec un VAT contrôlé fait foi. Conséquence : électrisation, électrocution, brûlure par arc électrique — ce risque tue chaque année.
❓ Vous devez intervenir dans une armoire électrique. Le disjoncteur qui semble l'alimenter est coupé. Que faites-vous avant de toucher quoi que ce soit à l'intérieur ?
- Je touche prudemment avec un seul doigt pour vérifier
- Je fais confiance au disjoncteur coupé et je commence l'intervention
- Je réalise les cinq étapes de la consignation, dont la vérification d'absence de tension avec un VAT contrôlé
- J'attends « que ça retombe » avant de commencer, sans autre vérification
ℹ Un disjoncteur qui semble coupé ne suffit pas à garantir l'absence de tension : erreur d'identification, condensateur encore chargé, autre source d'alimentation. Seules les cinq étapes de la consignation, avec un VAT contrôlé avant et après sur une source connue, permettent de travailler en sécurité.
Conseil d'animation : faire manipuler un VAT hors tension et mimer le double contrôle sur une source connue, avant et après usage. Faire répéter les cinq étapes à voix haute par le groupe, dans l'ordre, jusqu'à ce qu'elles s'enchaînent sans hésitation. Montrer une photo ou une pièce réelle de condensateur pour que le mot ne reste pas abstrait. Rappeler explicitement que ce risque est absent du référentiel d'examen fluides — le dire aide à comprendre pourquoi le pack ne l'avait jamais traité, et pourquoi cette fiche existe quand même.
☐ ✅ ☐ ✏Classification · codes 1.08 · 11.03Lire une classe — deux lettres, deux dangers (cl1)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.08 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique ★ nouveau 2025
Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
Dit à l'élève : « Connaître la combustibilité et la propagation des flammes, les restrictions de capacité de charge et les limites d'occupation, pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures. » - 11.03 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
Dit à l'élève : « Connaître les règles de sécurité applicables aux fluides toxiques, inflammables ou nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. »
Ce que c'est. La norme NF EN 378 (et la norme américaine ASHRAE 34, qui suit la même logique) attribue à chaque fluide frigorigène une classe de sécurité : A1, A2L, B2L, A3… Ce n'est pas un classement du plus dangereux au moins dangereux. C'est une combinaison de deux informations distinctes , et c'est pour cela qu'une classe s'écrit avec une lettre et un chiffre. La lettre dit la toxicité. A = toxicité faible. B = toxicité plus élevée. Attention au contresens : « A » ne signifie pas inoffensif. Un fluide de classe A peut vous asphyxier en chassant l'oxygène d'un local, ou se décomposer en gaz toxiques au contact d'une flamme. La frontière entre A et B se fixe sur une valeur limite d'exposition définie par la norme : la lettre parle donc de la toxicité propre du produit, pas de tous les dangers qu'il présente. Le chiffre dit l'inflammabilité. 1 = le fluide ne propage pas de flamme. 2L = faiblement inflammable, la flamme se propage lentement. 2 = inflammable. 3 = très inflammable. Le « L » de 2L vient de l'anglais lower : c'est une sous-catégorie du 2, créée pour distinguer les fluides dont la flamme se propage assez lentement pour changer les mesures de prévention. Pourquoi deux axes et non un seul ? Parce qu'un fluide peut être dangereux d'une manière sans l'être de l'autre, et que les protections ne sont pas les mêmes. Contre la toxicité, on ventile et on protège les voies respiratoires. Contre l'inflammabilité, on supprime les sources d'étincelle et on limite la quantité de fluide présente. Un fluide qui cumule les deux — l'ammoniac, classé B2L — exige les deux dispositifs à la fois. Un classement en une seule note ne permettrait pas de savoir lequel mettre en place. La matrice complète. Deux axes croisés donnent huit cases : A1 — toxicité faible, non inflammable : R-134a, R-404A, R-410A, et le CO₂ (R-744). A2L — toxicité faible, faiblement inflammable : R-32, R-1234yf. A2 — toxicité faible, inflammable : R-152a. A3 — toxicité faible, très inflammable : R-290 (propane), R-600a (isobutane). B1 — toxicité plus élevée, non inflammable : R-123, que l'on ne rencontre plus dans les installations neuves. B2L — toxicité plus élevée, faiblement inflammable : R-717, l'ammoniac. B2 et B3 — toxicité plus élevée, inflammable ou très inflammable. Ces deux cases existent dans la norme, mais aucun fluide courant du parc français ne s'y trouve. Retenez la logique de la case, pas un exemple. Ce que la classe commande. C'est là qu'est l'enjeu réel : la classe n'est pas une étiquette, c'est ce qui détermine tout le dispositif de sécurité autour de l'installation. les EPI à porter pour intervenir ; le matériel électrique admis dans le local, et la suppression des sources d'étincelle pour les fluides inflammables ; la ventilation exigée, permanente ou de secours ; la détection : le type de détecteur et son seuil d'alarme ne sont pas les mêmes selon qu'on surveille un gaz inflammable ou un gaz toxique ; la charge maximale de fluide admise, selon le volume du local, son usage et l'endroit où se trouve l'installation ; les conditions d'occupation du local : qui peut y entrer, et à quelles conditions. Se tromper de classe, ce n'est donc pas se tromper d'étiquette : c'est se tromper de tout le dispositif de sécurité — installer du matériel électrique inadapté, sous-dimensionner une ventilation, choisir un détecteur qui ne verra rien, ou charger un local au-delà de ce qu'il admet. Le piège à ne jamais commettre. Le R-290 est de classe A3 , pas A2L. C'est du propane : un hydrocarbure, très inflammable. La confusion avec les A2L est fréquente, y compris dans des documents mal rédigés, et elle conduit à appliquer des précautions insuffisantes. Un repère simple et fiable : si le fluide est un hydrocarbure (propane, isobutane, propylène), il est A3 . Les A2L sont des HFC comme le R-32, ou des HFO comme le R-1234yf. Où lire la classe. Jamais de mémoire, et jamais par déduction à partir du nom commercial : la classe de sécurité figure sur la fiche de données de sécurité (FDS) du fluide, que le fournisseur doit vous remettre. Les valeurs qui en découlent — charges limites selon le local, seuils de détection — se lisent dans la NF EN 378 et dans la documentation du constructeur. Savoir aller les chercher est une compétence en soi ; les réciter de tête est une source d'accident. 🧯 Lancer le cours interactif : classes de sécurité ▸ Le triangle du feu, le domaine d'explosivité, la matrice A/B × 1/2L/2/3 à explorer case par case, un cas réel d'accident (l'effet Diesel au pump-down) et un mini-jeu de 10 situations — environ 15 minutes.
Ce qu'il faut retenir — La lettre dit la toxicité : A faible, B plus élevée. « A » ne veut pas dire inoffensif. Le chiffre dit l'inflammabilité : 1 aucune propagation, 2L faible, 2 inflammable, 3 très inflammable. Huit cases au total : A1 · A2L · A2 · A3 · B1 · B2L · B2 · B3. La classe commande les EPI, le matériel électrique, la ventilation, la détection, la charge maximale et l'occupation du local. R-290 = A3 , jamais A2L. Tout hydrocarbure est A3. La classe se lit sur la FDS ; les valeurs associées, dans la NF EN 378.
Le geste interdit — Intervenir sur une installation, ou choisir un matériel, sans avoir vérifié la classe du fluide sur sa FDS — en la supposant d'après le nom du fluide ou d'après l'installation précédente. Conséquence : un fluide A3 traité comme un A2L, c'est un local ventilé trop faiblement, un matériel électrique qui peut produire une étincelle, un détecteur inadapté et une charge excessive. L'atmosphère devient explosive sans que rien ne l'ait signalé.
❓ Un client veut remplacer son installation par une unité au R-290. Que change cette classe pour votre intervention ?
- Rien de particulier : le R-290 est faiblement inflammable, comme le R-32.
- Le R-290 est A3, très inflammable : EPI, matériel électrique, ventilation, détection et charge admise sont à revoir selon la FDS et la NF EN 378.
- Seul le PRP change, la sécurité reste identique.
- Il suffit d'aérer le local pendant l'intervention.
ℹ Le R-290 est du propane, donc un hydrocarbure : il est classé A3 (très inflammable), et non A2L. Cette classe commande l'ensemble du dispositif de sécurité — EPI, suppression des sources d'étincelle, ventilation, type de détecteur, charge maximale admise dans le local. Les valeurs se lisent sur la FDS du fluide et dans la NF EN 378, jamais de mémoire.
Construire la matrice AU TABLEAU avec le groupe, axe par axe, avant de la montrer complète : d'abord la lettre seule (A/B) avec deux exemples, puis le chiffre seul (1/2L/2/3), et seulement ensuite le croisement. La classification est un système à comprendre, pas une liste à retenir — un groupe qui a construit les deux axes retrouve n'importe quelle case sans l'avoir apprise. Faire ouvrir une vraie FDS et y faire chercher la classe : c'est le geste évalué dans la vie professionnelle, pas à l'examen. Insister sur les cases B2 et B3 laissées sans exemple : c'est volontaire, on n'invente pas un fluide pour remplir une case. Le piège R-290 = A3 se pose en question ouverte au groupe AVANT de donner la réponse — la confusion avec A2L est fréquente et il vaut mieux qu'elle sorte en salle qu'en chantier. ⚠ Cette fiche couvre le code 1.08, qui est ÉVALUABLE au QCM : le dire, cela change l'attention du groupe.
☐ ✅ ☐ ✏Classification · codes 12.02 · 12.04Explosif avant d'être perceptible — la LIE (cl2)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.02 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
Dit à l'élève : « Connaître le matériel de sécurité obligatoire : détection de gaz, détection des fuites, ventilation, équipements de protection individuelle. » - 12.04 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
Dit à l'élève : « Réaliser une analyse des risques avant de commencer le travail, et supprimer ou identifier les sources de danger. »
🎧 Écouter la capsule : Explosif avant d'être perceptible — la LIE ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce qui arrive. Un gaz inflammable ne s'enflamme pas à n'importe quelle concentration dans l'air. Il lui faut un dosage : assez de gaz pour brûler, et assez d'air pour entretenir la combustion. En dessous d'une certaine concentration, le mélange est trop pauvre en gaz — une étincelle ne déclenche rien. Au-dessus d'une autre, il est trop riche : il n'y a plus assez d'oxygène. Entre les deux , le mélange s'enflamme, et il le fait d'un coup, dans tout le volume. Ces deux bornes portent un nom. La LIE — limite inférieure d'explosivité — est la concentration en dessous de laquelle le mélange ne s'enflamme pas. La LSE — limite supérieure d'explosivité — est celle au-dessus de laquelle il ne s'enflamme plus non plus. L'intervalle entre les deux s'appelle le domaine d'explosivité . Chaque gaz a le sien : les valeurs sont propres au fluide et figurent sur sa fiche de données de sécurité . Elles ne se retiennent pas de tête et ne se déduisent d'aucune règle générale. Ce qui rend ce danger particulier , c'est qu'il n'y a pas de signal. Une atmosphère peut atteindre son domaine d'explosivité sans odeur, sans bruit, sans rien de visible. Le gaz domestique que l'on sent dans une cuisine contient un odorisant ajouté volontairement pour être détecté par le nez. Le R-290 utilisé en froid est un propane de haute pureté : cet odorisant n'y est pas . Le nez ne vous avertira pas. Et le seuil de perception d'une odeur, quand elle existe, n'a aucun rapport avec la LIE : sentir quelque chose ne dit pas si l'on est loin ou près du danger. L'appareil qui répond à cette question s'appelle un explosimètre . Il ne mesure pas une quantité de gaz dans l'absolu : il affiche un pourcentage de la LIE du gaz recherché. Une valeur de 10 % LIE signifie que l'atmosphère contient un dixième de la concentration à partir de laquelle elle deviendrait inflammable. C'est une mesure de marge restante , et c'est ce qui la rend utilisable : l'alarme se déclenche bien avant que le mélange ne devienne explosif. Le seuil de réglage se fixe selon la procédure de l'entreprise et la documentation de l'appareil. Un explosimètre se règle pour un gaz donné : un appareil réglé pour un gaz et utilisé pour un autre affiche un chiffre faux. Et il ne remplace ni un détecteur de fuite de fluide frigorigène, ni un détecteur d'oxygène : ce sont trois appareils différents, qui répondent à trois questions différentes. Comment ça arrive vraiment. Une petite fuite sur une unité au R-290, dans un local technique fermé et peu ventilé. Rien ne se voit, rien ne se sent. Le gaz, plus lourd que l'air, s'accumule lentement près du sol. Un technicien entre, actionne l'interrupteur d'éclairage, branche une lampe baladeuse, ou pose un outil électroportatif sur le sol. L'étincelle du contact suffit. Il n'y avait aucun signe avant-coureur, et l'inflammation ne laisse pas le temps de reculer. ATEX — le mot vient de « AT mosphère EX plosive ». Lorsqu'un local peut contenir une atmosphère explosive, il fait l'objet d'un zonage : on délimite les zones où ce risque existe, et on n'y admet que du matériel conçu pour ne pas enflammer l'atmosphère — ni par une étincelle , ni par une surface trop chaude , car une surface chaude suffit à allumer un mélange sans la moindre flamme. Cela vaut aussi pour ce que le technicien apporte avec lui — outil électroportatif, lampe, téléphone. Le zonage et le choix du matériel relèvent d'une étude propre à l'installation ; le technicien, lui, doit savoir reconnaître qu'il entre dans une telle zone et respecter ce qui y est affiché.
Ce qu'il faut retenir — Un gaz inflammable ne brûle qu'entre deux bornes : LIE (limite inférieure) et LSE (limite supérieure). Entre les deux, une étincelle suffit. Les valeurs sont propres à chaque fluide et se lisent sur sa FDS. Un explosimètre affiche un pourcentage de la LIE : une marge restante, pas une quantité. Il se règle pour un gaz donné , et ne remplace ni un détecteur de fuite, ni un détecteur d'oxygène. Le R-290 du froid n'est pas odorisé : le nez n'avertit de rien. ATEX : dans une zone à atmosphère explosive, seul le matériel prévu pour ces zones peut entrer — y compris celui qu'on apporte. Il est contraint sur l'étincelle et sur sa température de surface.
Le geste interdit — Entrer dans un local où une fuite de fluide inflammable est possible et y actionner un interrupteur, brancher une lampe ou utiliser un outil électroportatif , sans avoir contrôlé l'atmosphère à l'explosimètre. Se fier à son odorat en est la variante la plus courante : le R-290 utilisé en froid ne contient pas l'odorisant du gaz domestique, et aucune odeur ne renseigne sur la distance à la LIE. Conséquence : inflammation de tout le volume, sans aucun signe avant-coureur.
❓ Un explosimètre affiche « 10 % LIE » dans un local où une fuite de R-290 est suspectée. Qu'est-ce que cela signifie ?
- Que 10 % du local est rempli de gaz.
- Que l'atmosphère contient un dixième de la concentration à partir de laquelle elle deviendrait inflammable.
- Que le mélange est déjà explosif à 10 %.
- Que l'appareil est déréglé, car il devrait afficher une pression.
ℹ Un explosimètre n'affiche pas une quantité de gaz, mais un pourcentage de la limite inférieure d'explosivité du gaz recherché : il indique la marge qui reste avant que l'atmosphère ne devienne inflammable. L'appareil doit être réglé pour le gaz concerné, et la LIE de ce gaz se lit sur sa fiche de données de sécurité.
Dessiner l'axe des concentrations au tableau : trop pauvre / domaine d'explosivité / trop riche, et placer LIE et LSE dessus. C'est ce dessin que les stagiaires retiennent, pas la définition. Ne donner AUCUNE valeur chiffrée de LIE, même si on la connaît : faire ouvrir la FDS du R-290 et l'y faire lire — c'est l'objectif de la fiche. Montrer un explosimètre si le plateau en dispose, faire lire l'unité affichée (% LIE) et faire dire à quoi correspond le chiffre. Faire comparer côte à côte les trois appareils (explosimètre, détecteur de fuite, détecteur d'oxygène) : la confusion entre eux est fréquente et dangereuse. Le point sur l'odorisant absent du R-290 mérite d'être posé en question ouverte : « le propane, ça se sent, non ? » — la réponse surprend et se retient.
☐ ✅ ☐ ✏Classification · code 11.03CO₂ : deux dangers mortels — la pression et l'air qu'il vous prend (cl3)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 11.03 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
Dit à l'élève : « Connaître les règles de sécurité applicables aux fluides toxiques, inflammables ou nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. »
🎧 Écouter la capsule : CO₂ : deux dangers mortels — la pression et l'air qu'il vous prend ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 8 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce qui arrive. Le CO₂ — le R-744 — est classé A1 : toxicité faible, non inflammable, PRP de 1. C'est la case la plus rassurante de toute la matrice. Et c'est exactement ce qui le rend dangereux : sa classe n'annonce aucun des deux risques qui tuent réellement sur ces installations — la pression , et l' anoxie . Qui retient « CO₂ = A1 = tranquille » a retenu quelque chose de faux. Ce fluide entre aujourd'hui dans le parc : froid commercial, supermarchés, chambres froides. Vous en rencontrerez. Ce n'est plus un sujet de culture générale. Premier danger : la pression. Une installation au CO₂ travaille à des pressions bien plus élevées que celles des fluides que vous connaissez — sans commune mesure. Cela change tout le matériel : manifold, flexibles, vannes, tout doit être dédié au CO₂ . Brancher un manifold ordinaire sur une installation au CO₂, c'est le faire éclater dans les mains. Les valeurs exactes dépendent du point de fonctionnement et se lisent dans la documentation constructeur ; ce qu'il faut retenir sans aucun chiffre, c'est qu' aucun réflexe acquis sur un R-134a ou un R-410A ne se transpose ici . Cette pression garde son danger machine à l'arrêt . Une installation au CO₂ arrêtée continue de monter en pression si elle se réchauffe : c'est pour cela qu'elle possède des dispositifs de sécurité qui lui sont propres. Une installation au CO₂ laissée sans surveillance après une coupure n'est pas une installation au repos. À la détente à l'air libre, le CO₂ peut passer directement à l'état solide : c'est la glace carbonique (ou neige carbonique). Double conséquence — une brûlure par le froid au contact de la peau, et un bouchon solide qui obstrue une vanne ou une tuyauterie. Et ce bouchon finit par fondre : le gaz qu'il libère alimente alors le second danger. Second danger : l'air qu'il vous prend. Le mot anoxie désigne le manque d'oxygène dans l'organisme. Vous avez rencontré ce danger dans la fiche « L'air qui manque » : un gaz prend la place de l'air respirable. Le CO₂ fait cela — mais il ne fait pas que cela , et c'est toute la différence. Deux mécanismes, pas un seul. L'azote agit uniquement par déplacement : il est inerte, il prend la place de l'oxygène sans réagir avec l'organisme. Le CO₂, lui, agit en plus par lui-même : il n'est pas inerte, il intervient dans la régulation de la respiration et devient nocif à des concentrations où l'oxygène restant serait encore suffisant. Autrement dit, le CO₂ peut vous mettre en danger avant d'avoir chassé assez d'oxygène pour qu'un contrôle du seul taux d'oxygène s'en alarme. C'est pourquoi, sur une installation au CO₂, un détecteur d'oxygène seul ne suffit pas : il faut une mesure du CO₂ lui-même. N'en concluez pas que les fluides fluorés sont inoffensifs : à forte concentration, ils agissent eux aussi sur l'organisme — effet sur le rythme du cœur, effet endormant. Leur fiche de données de sécurité le mentionne. « A » n'a jamais voulu dire inoffensif. Ce que vous ressentirez — et pourquoi c'est déjà tard. Contrairement à l'azote, qui ne prévient pas du tout, le CO₂ donne des signes : souffle court puis essoufflement violent , maux de tête , vertiges , bourdonnements, sueurs. La raison est celle vue en fiche « L'air qui manque » : c'est l'excès de gaz carbonique dans le sang qui commande l'envie de respirer. Ces signes sont votre seule chance — mais ils arrivent alors que vous êtes déjà dans la nappe , et à forte concentration la perte de connaissance suit en quelques instants. D'où une règle simple : essoufflement brutal ou mal de tête soudain dans un local technique, vous ressortez immédiatement . On ne cherche pas à comprendre sur place, on ne finit pas le geste en cours. Pourquoi on entre sans le savoir. Le CO₂ est incolore , inodore , et plus lourd que l'air . Il ne monte pas : il s'écoule et s'accumule dans les points bas — fosse, cave, sous-sol, local en contrebas, bas d'une chambre froide. Une zone peut être parfaitement respirable à hauteur de visage et déjà mortelle au niveau du sol, ou en bas de quelques marches. Descendre, c'est entrer dans la nappe. Attention à ne pas généraliser cette règle. « Plus lourd que l'air » vaut pour le CO₂ et pour la plupart des fluides fluorés — mais pas pour l'ammoniac (R-717), plus léger que l'air, qui se comporte à l'inverse : il monte. Le comportement d'un fluide se lit sur sa FDS, il ne se suppose jamais par analogie avec le fluide précédent. Comment ça arrive vraiment. Une installation au CO₂ en local technique enterré, une fuite lente pendant la nuit, porte fermée. Le gaz remplit le volume par le bas. Au matin, un technicien descend relever un paramètre. Rien ne se voit, rien ne se sent. À mi-escalier, il a mal à la tête et le souffle court — il met cela sur le compte de la fatigue et continue, parce qu'il n'en a que pour deux minutes. Il ne remonte pas. Puis vient le second accident, celui qui tue le plus souvent dans cette famille d'accidents : un collègue le voit au sol et descend le chercher, sans protection. La nappe est toujours là. Deux victimes au lieu d'une.
Ce qu'il faut retenir — Le CO₂ est A1 , et pourtant il tue de deux façons : la pression et l' anoxie . Sa classe n'annonce ni l'une ni l'autre. Pressions sans commune mesure avec les fluides courants : matériel dédié au CO₂ , jamais un manifold ordinaire. Une installation au CO₂ à l'arrêt reste sous pression , et remonte en pression si elle se réchauffe. Glace carbonique à la détente : brûlure par le froid et bouchon . Le CO₂ déplace l'oxygène et agit par lui-même — l'azote, lui, est inerte. Un détecteur d'oxygène seul ne suffit pas . Essoufflement brutal, mal de tête, vertiges : on ressort tout de suite. Ces signes arrivent quand on est déjà dans la nappe. Incolore, inodore, plus lourd que l'air : il s'accumule en point bas . Pas vrai pour l'ammoniac.
Le geste interdit — Descendre dans une fosse, une cave, un sous-sol ou tout local en contrebas abritant une installation au CO₂ après une fuite possible, sans avoir ventilé et mesuré . Et, si un collègue est au sol : descendre le chercher sans protection . Conséquence : vous entrez dans la nappe. Les signes que vous ressentirez — souffle coupé, mal de tête — arriveront trop tard pour remonter un escalier, et le sauveteur improvisé devient la seconde victime. C'est le scénario le plus fréquent de ces accidents. Interdit aussi : brancher du matériel non dédié au CO₂ sur une installation au CO₂. Sa pression n'a rien à voir avec ce que vous connaissez.
❓ Vous intervenez dans un local technique abritant une installation au CO₂. Au bout de quelques minutes, vous avez mal à la tête et le souffle court. Que faites-vous ?
- Je termine le geste en cours, je n'en ai que pour deux minutes.
- Je ressors immédiatement et je donne l'alerte : ces signes veulent dire que je suis déjà dans la nappe de gaz.
- Je m'assois un moment sur place pour reprendre mon souffle.
- Je mets cela sur le compte de la fatigue et je continue en surveillant comment je me sens.
ℹ Contrairement à l'azote, le CO₂ donne des signes — essoufflement, maux de tête, vertiges — parce qu'il agit sur la régulation de la respiration. Mais ces signes n'apparaissent qu'une fois dans la nappe, et la perte de connaissance peut suivre en quelques instants. Ils ne s'interprètent pas et ne se surveillent pas : ils commandent de sortir. S'asseoir est le pire des choix, puisque le gaz s'accumule en partie basse.
Fiche la plus importante du module : le CO₂ entre dans le parc et il tue de deux façons que sa classe A1 n'annonce pas. Prendre le temps, quitte à raccourcir ailleurs. Faire le lien explicite avec « L'air qui manque » (s1) : même famille de danger, mais un mécanisme de PLUS, et surtout des SIGNES que l'azote ne donne pas. Poser la question au groupe : « l'azote et le CO₂, même danger ? » — la réponse (déplacement seul contre déplacement + action propre) est le cœur de la fiche. NE JAMAIS enseigner que le CO₂ endort sans prévenir : c'est faux, et cela supprimerait le seul signal d'auto-sauvetage du stagiaire. Faire répéter la règle de sortie à voix haute : essoufflement ou mal de tête soudain = je sors. Matérialiser le point bas : montrer le sol du local, faire dire où va le gaz, faire remarquer qu'une fenêtre en hauteur ne le chasse pas. Rappeler l'exception ammoniac chaque fois que « plus lourd que l'air » est prononcé. Le double accident se raconte, il ne se résume pas. Sur la pression : montrer un manifold ordinaire et dire franchement ce qui arrive si on le branche sur du CO₂. Aucune valeur chiffrée en salle : faire ouvrir la FDS du R-744 et la documentation constructeur.
☐ ✅ ☐ ✏Classification · codes 12.02 · 13.14Se protéger du CO₂ — détection, EPC et EPI (cl4)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.02 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
Dit à l'élève : « Connaître le matériel de sécurité obligatoire : détection de gaz, détection des fuites, ventilation, équipements de protection individuelle. » - 13.14 information — évalué en B ★ nouveau 2025
Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
Dit à l'élève : « Vérifier la sécurité du site : signalisation, issues de secours, capteurs et alarmes gaz. »
🎧 Écouter la capsule : Se protéger du CO₂ — détection, EPC et EPI ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 8 écrans, 8 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce qui protège, dans l'ordre. La règle générale de la prévention est la même partout : on protège d'abord le collectif , ensuite l'individu. Un équipement de protection collective (EPC) protège tout le monde dans le local, en permanence, sans que personne ait à y penser. Un équipement de protection individuelle (EPI) ne protège que celui qui le porte, et seulement s'il le porte correctement. L'EPI ne remplace jamais l'EPC : il vient après , pour ce que l'EPC ne couvre pas. La détection : ce n'est pas une option. Dans un local abritant une installation au CO₂, la détection de gaz est exigée dès que la norme l'impose — selon la charge et le type de local — et c'est l'EPC principal. Sa présence et son état se vérifient à l'arrivée : si elle manque là où elle devrait être, c'est un signalement à faire, pas un détail. Le détecteur est fixe, à poste : il mesure en permanence, y compris la nuit et quand personne n'est là, et c'est précisément ce qui manque à un appareil portatif resté dans le camion. On le place en partie basse , là où le CO₂ s'accumule : un capteur au plafond ne verra rien. Il est associé à des alarmes sonores et visuelles, à l'intérieur et à l'extérieur du local. Celle de l'extérieur a une fonction précise : vous prévenir avant d'ouvrir la porte , et empêcher un sauveteur d'entrer sans savoir. Le déclenchement peut aussi commander la ventilation et l'arrêt de l'installation. Un dispositif complet comporte en général deux niveaux : une préalarme , qui avertit, et une alarme d'évacuation , qui ordonne de sortir. Le ppm : savoir lire ce que l'appareil affiche. Un détecteur de CO₂ n'affiche ni des grammes ni des bars, mais des ppm — « parties par million ». Un ppm, c'est une part de gaz pour un million de parts d'air : autrement dit, un centimètre cube de CO₂ dans un mètre cube d'air. C'est une unité faite pour de petites proportions , celles qu'un pourcentage exprimerait mal. Pour situer l'échelle : l'air extérieur que vous respirez contient naturellement du CO₂, de l'ordre de quelques centaines de ppm. Un affichage qui n'est pas à zéro ne signifie donc pas « il y a une fuite ». Ce qui compte, c'est l' écart avec l'ambiance normale et le franchissement des seuils réglés sur l'appareil. Ces seuils de préalarme et d'évacuation sont fixés par la réglementation du travail et par la norme applicable au site ; ils figurent dans la documentation de l'appareil et sont rappelés sur la FDS du fluide. Ne les apprenez pas par cœur d'un site à l'autre : vérifiez-les sur l'installation où vous êtes. Votre formateur vous donnera ceux qui s'appliquent aux machines de l'atelier. Un détecteur ne vaut que s'il fonctionne. Un capteur de gaz se vérifie et se remplace périodiquement, selon la documentation du fabricant : une cellule vieillit et finit par ne plus rien mesurer tout en restant allumée. À l'arrivée sur site, on contrôle donc que les capteurs et les alarmes sont en état de marche , et pas seulement présents au mur — exactement comme on contrôle un VAT avant de s'en servir. Le reste du dispositif collectif. La signalisation à l'entrée du local doit être visible et à jour : elle prévient celui qui entre de ce qui l'attend. Les issues de secours doivent rester dégagées — une palette posée devant une porte de chambre froide n'est pas un défaut de rangement, c'est une issue en moins. La ventilation doit être adaptée au fait que le gaz est en bas. Ces trois points se contrôlent en arrivant, avant de commencer. Les EPI, et surtout leurs limites. Contre le froid du CO₂ et la glace carbonique : gants adaptés au froid et lunettes ou écran facial , mis avant l'intervention et non une fois le geste commencé. Contre la pression : rester hors de la trajectoire d'un jet, et ne jamais desserrer un raccord sans avoir vérifié la pression au manomètre. Et un point que l'on ne peut pas se permettre d'ignorer : un masque à cartouche ne protège pas contre le CO₂, ni contre le manque d'oxygène . Une cartouche filtre certains polluants dans un air qui reste respirable ; elle ne fabrique pas d'oxygène et ne retient pas le CO₂. En atmosphère appauvrie ou chargée en CO₂, seul un appareil isolant , qui apporte son propre air, protège — un matériel dont l'usage relève d'équipes formées et entraînées pour cela, pas d'une improvisation de dépannage. Pour vous, la protection n'est pas de porter un masque : c'est de ne pas entrer. Devant une personne au sol. On alerte, on ventile, on fait intervenir les secours — on ne descend pas . Retenir sa respiration ne protège de rien : on ne tient que quelques dizaines de secondes, et le réflexe respiratoire finit toujours par l'emporter, au fond de la fosse.
Ce qu'il faut retenir — EPC d'abord, EPI ensuite : le collectif protège tout le monde en permanence, l'individuel ne protège que celui qui le porte. Détection de gaz obligatoire en local CO₂, par capteur fixe , placé en partie basse . Alarmes sonores et visuelles dedans et dehors — celle de dehors prévient avant d'ouvrir la porte. Deux niveaux : préalarme, puis évacuation. Le détecteur affiche des ppm : une part pour un million. L'air normal en contient déjà. Les seuils se lisent sur l'appareil, sa documentation et la FDS — jamais de mémoire d'un site à l'autre . Un capteur se vérifie et se remplace : une cellule morte reste allumée. Signalisation à jour, issues de secours dégagées , ventilation adaptée : contrôlées en arrivant. Un masque à cartouche ne protège ni du CO₂, ni du manque d'oxygène. La vraie protection, c'est de ne pas entrer. Et les règles qui ne changent jamais : ventiler et mesurer avant d'entrer , jamais seul , et devant une personne au sol : alerter, ventiler, ne pas descendre .
Le geste interdit — Entrer dans un local CO₂ en se croyant protégé par un masque à cartouche , ou entrer alors que l'alarme extérieure est déclenchée. Interdit aussi : considérer un détecteur comme fiable parce que son voyant est allumé . Une cellule usée continue de s'allumer sans plus rien mesurer : elle se vérifie et se remplace selon la documentation du fabricant. Conséquence : on entre dans une atmosphère mortelle avec la certitude d'être protégé. C'est la configuration où l'on ne ressort pas.
❓ Vous devez intervenir dans un local abritant une installation au CO₂. Un masque à cartouche est disponible dans le camion. Que vous apporte-t-il ?
- Il protège du CO₂ et permet d'entrer sans autre précaution.
- Rien face à ce risque : une cartouche ne retient pas le CO₂ et ne fournit pas d'oxygène. La protection, c'est la détection, la ventilation, et le fait de ne pas entrer.
- Il protège à condition de ne rester que quelques minutes.
- Il remplace le détecteur fixe du local.
ℹ Un masque à cartouche filtre certains polluants dans un air qui reste respirable : il ne fabrique pas d'oxygène et ne retient pas le CO₂. Seul un appareil isolant, réservé à des équipes formées, protège en atmosphère appauvrie. La protection du technicien repose sur la protection collective — détection fixe en partie basse, alarmes intérieure et extérieure, ventilation — et sur la décision de ne pas entrer.
⚠ VALEURS À FIGER PAR LE FORMATEUR avant la première session : les seuils de préalarme et d'évacuation des détecteurs CO₂ du plateau, la périodicité de vérification et de remplacement des cellules, et le type de détecteur utilisé. La fiche enseigne délibérément la NOTION de ppm et la LECTURE de l'appareil, sans aucun seuil chiffré : une fois écrits, ces nombres engagent l'organisme (cf. REPRISE, « les valeurs terrain »). Les donner à l'oral, sur le matériel réel. Montrer un détecteur fixe et un détecteur portatif côte à côte, faire dire la différence (permanence contre ponctualité). Faire chercher au groupe où placer le capteur dans le local — la réponse « en bas » doit venir d'eux, elle découle de la fiche précédente. Faire manipuler l'affichage en ppm et faire lire la valeur d'ambiance. Le point sur le masque à cartouche est le plus important de la fiche et le plus contre-intuitif : beaucoup d'adultes croient qu'un masque protège de tout. Le poser en question ouverte AVANT de répondre. Insister sur l'ordre EPC puis EPI : c'est un principe général de prévention, pas une préférence. Si le plateau dispose d'une installation au CO₂, y faire le tour de la signalisation, des issues et des capteurs en conditions réelles.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 5.01 · 4.05Le manifold — lire, brancher, ne pas polluer (p1)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.01 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Connecter et déconnecter les jauges et lignes en produisant le minimum d'émissions
Dit à l'élève : « Brancher et débrancher les flexibles du manifold avec un minimum d'émissions » - 4.05 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Utiliser des instruments de mesure portables tels que des manomètres, des thermomètres et des multimètres pour mesurer les volts, ampères et ohms en appliquant des méthodes indirectes de contrôle de l'étanchéité, et interpréter les paramètres mesurés
Dit à l'élève : « Lire les instruments portables et interpréter les valeurs mesurées »
Le manifold en situation : à gauche le manomètre BP (bleu), à droite le HP (rouge), et le flexible central qui part vers la bouteille ou la pompe. Le manifold (ensemble manométrique) réunit deux manomètres — BP en bleu , HP en rouge — et deux vannes, une par côté, qui commandent le passage vers le flexible central jaune : celui qui part vers la pompe à vide, la bouteille de récupération, ou une bouteille d'azote équipée de son mano-détendeur . Consigner électriquement l'installation avant tout branchement. Vérifier que les deux vannes du manifold sont fermées. Visser le flexible bleu sur le raccord à obus côté basse pression — côté évaporateur, en bas de la croix du frigoriste. Visser le flexible rouge sur le raccord à obus côté haute pression — côté condenseur et compresseur, en haut à droite. Purger l'air de chaque flexible par un bref coup d'ouverture-fermeture — jamais un rejet prolongé. Ouvrir les vannes une par une, jamais les deux ensemble, en surveillant les aiguilles. Lire : pression BP, pression HP, température à la pince. Refermer les deux vannes du manifold avant toute déconnexion. Débrancher en purgeant chaque flexible — minimum d'émission, jamais de rejet volontaire. Le manomètre affiche une pression relative : pour obtenir la pression absolue, on ajoute environ 1 bar . La pince de température et le multimètre servent à la méthode indirecte de contrôle d'étanchéité : on compare les valeurs mesurées — surchauffe (plage normale 5 à 10 K ), sous-refroidissement (plage normale 4 à 8 K ), intensité absorbée — à celles attendues sur la fiche constructeur. Un écart qui se creuse alerte, sans avoir ouvert le circuit. 🧭 Lancer le cours interactif : la chaîne de l’intervention ▸ Manifold, raccordement, tirage au vide et ordre des vannes dans un seul fil visuel — 25 écrans. 🔩 Lancer le cours interactif : la vanne de service, où brancher le flexible ▸ L’autre bout du flexible : la vanne de service en coupe animée. La voie de service P, la prise permanente P1 du pressostat, et la position à donner à la vanne pour lire au manomètre sans isoler le compresseur. 🧰 S’entraîner : poser et déposer un manifold 2 voies ▸ Le geste complet sur deux vannes de service Rotolock : reconnaître BP, HP et voie centrale, distinguer les prises P et P1, choisir lunettes et gants, poser, lire, déposer. Guidé puis autonome. 🧰 S’entraîner : poser et déposer un manifold 4 voies ▸ La même chose avec la voie de vide en plus : contrôle du poste, siège arrière, raccordement BP-HP-vide, tirage au vide des flexibles, position intermédiaire pour lire, puis dépose en traitant le fluide résiduel.
Fermé avant, fermé après — Les deux vannes du manifold restent fermées à chaque branchement et à chaque débranchement. Elles ne s'ouvrent qu'une fois les deux flexibles vissés et vérifiés, et se referment avant toute déconnexion. C'est ce qui évite le rejet au moment du geste.
Les deux vannes ouvertes en même temps — Ouvrir BP et HP ensemble fait communiquer les deux côtés du circuit et fausse la lecture. On ouvre une vanne à la fois , on lit, puis l'autre.
❓ Sur la croix du frigoriste, où se branche le flexible bleu (BP) du manifold ?
- Côté condenseur, en haut
- Côté évaporateur, en bas
- Côté compresseur, à droite
- Peu importe, les deux flexibles sont interchangeables
ℹ Le flexible bleu (BP) se branche côté basse pression, c'est-à-dire côté évaporateur, en bas de la croix du frigoriste. Le flexible rouge (HP) se branche côté haute pression, condenseur et compresseur, en haut à droite.
Faire manipuler un manifold hors tension, hors fluide : vannes fermées, on visse, on vérifie, on ouvre une vanne à la fois. Faire dire tout haut « BP bleu, évaporateur, en bas » en pointant la croix du frigoriste au tableau, avant de brancher pour de vrai. Faire observer une purge courte de flexible plutôt qu'un rejet prolongé — c'est le geste qui distingue un professionnel.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 5.03La station de récupération — ce que c'est, comment on la branche (p2)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.03 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Utiliser un dispositif de récupération des réfrigérants et connecter et déconnecter ce dispositif en produisant le minimum d'émissions
Dit à l'élève : « Brancher et débrancher un groupe de récupération avec un minimum d'émissions »
La station de récupération est un appareil autonome : elle aspire le fluide de l'installation et le transfère vers un cylindre dédié , posé sur une balance. Avant tout branchement, l'installation est à l'arrêt et isolée . Consigner électriquement l'installation à traiter. Vérifier l'étiquette du cylindre de récupération : le fluide indiqué doit être exactement celui de l'installation. Poser le cylindre sur la balance et noter la masse de départ, avant tout branchement. Vannes du groupe fermées, brancher le flexible d'entrée sur le circuit et le flexible de sortie sur le cylindre. Mettre le groupe sous tension et le régler selon la fiche du fabricant. Ouvrir les vannes dans l'ordre indiqué par le fabricant ; surveiller la pression et la masse affichée. En fin de transfert, purger les flexibles avant de débrancher — minimum d'émission. Repeser le cylindre, noter la masse récupérée, consigner au registre. Le cylindre respecte le taux de remplissage maximal indiqué sur son étiquette : jamais rempli à ras. Le liquide se dilate avec la température — un cylindre trop plein est un danger. 🧰 Lancer le TP interactif : récupérer le fluide, geste par geste ▸ La procédure ci-dessus, à faire soi-même sur un poste complet — manifold 4 voies, station Minimax-E, bouteille de transfert sur balance, pompe à vide et vacuomètre. Huit phases, guidé puis autonome : poser le manifold, purger l'air, récupérer en liquide puis en vapeur, auto-purger la station, peser, tirer au vide.
Peser avant, peser après — La différence entre la masse de départ et la masse d'arrivée est la seule preuve fiable de ce qui a été récupéré. Sans pesée avant, ce nombre n'existe pas.
Un cylindre, un seul fluide — Une étiquette qui ne correspond pas exactement au fluide de l'installation : on ne branche pas. Mélanger deux fluides rend le contenu du cylindre inutilisable pour le recyclage ou la régénération.
❓ Avant de brancher le cylindre de récupération, quelle vérification est obligatoire ?
- Que la balance est éteinte
- Que l'étiquette du cylindre correspond exactement au fluide de l'installation
- Que le cylindre est déjà à moitié plein
- Que le groupe est débranché du secteur
ℹ Le fluide indiqué sur l'étiquette du cylindre doit être exactement celui de l'installation. Mélanger deux fluides différents rend le contenu du cylindre inutilisable pour le recyclage ou la régénération.
Faire manipuler le groupe hors fluide : reconnaître le cordon secteur, le flexible d'entrée, le flexible de sortie, l'ordre des vannes indiqué sur l'appareil. Insister sur la pesée, avant ET après — c'est la seule preuve de ce qui a été récupéré. Faire vérifier l'étiquette du cylindre à voix haute avant chaque branchement, jamais de mémoire.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 3.03 · 3.04Pompe à vide et vacuomètre — monter, tirer, lire (p3)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 3.03 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Utiliser une pompe à vide
Dit à l'élève : « Monter et mettre en service une pompe à vide » - 3.04 A1 pratique · A2 pratique
Faire le vide dans le système pour évacuer l'air et l'humidité selon la pratique habituelle
Dit à l'élève : « Évacuer l'air et l'humidité en tirant au vide, selon la pratique habituelle »
La pompe à vide : elle aspire l air et l humidité du circuit. Vérifier son niveau d huile avant chaque usage. Le vacuomètre électronique : lui seul mesure vraiment le vide. Le manomètre du manifold n est pas assez précis pour cela. Le tirage au vide retire l'air et l'humidité du circuit avant charge — ce n'est pas du fluide qu'on évacue ici, mais de l'air et de la vapeur d'eau : la question du rejet à l'atmosphère ne se pose pas à ce stade. La pompe à vide aspire ; le vacuomètre électronique indique jusqu'où on est descendu, bien plus finement qu'un manomètre. Consigner électriquement l'installation avant tout montage. Vérifier le niveau d'huile de la pompe avant de la mettre en service. Fermer les deux vannes du manifold. Visser le vacuomètre sur le raccord prévu, du côté du circuit — jamais collé directement à la pompe : une lecture prise trop près de la pompe ne reflète pas le vide réel du circuit. Brancher la pompe sur le flexible central du manifold. Ouvrir les deux vannes du manifold pour tirer sur l'ensemble du circuit. Mettre la pompe en marche. Observer l'aiguille du vacuomètre descendre. Une fois le vide stabilisé — valeur cible selon la fiche constructeur — fermer d'abord la vanne côté circuit, puis seulement ensuite arrêter la pompe. Surveiller si le vide remonte, selon la pratique habituelle : une remontée signale une fuite ou de l'humidité résiduelle. L'ordre du neuvième geste protège le circuit : si la pompe s'arrête avant que la vanne soit fermée, l'huile de la pompe peut être aspirée en sens inverse vers le circuit qu'on vient de mettre sous vide. 🧭 Lancer le cours interactif : la chaîne de l’intervention ▸ Pompe, vacuomètre, courbes de vide et ordre d’isolement — dans la continuité du manifold.
Isoler avant d'arrêter — On ferme toujours la vanne côté circuit avant d'arrêter la pompe, jamais l'inverse. C'est l'ordre qui protège le circuit d'un retour d'huile.
Vacuomètre collé à la pompe — Une lecture prise juste à la sortie de la pompe ne dit rien du vide réel dans le circuit. Le vacuomètre se monte du côté circuit .
❓ Dans quel ordre protège-t-on le circuit à la fin d'un tirage au vide ?
- Arrêter la pompe, puis fermer la vanne côté circuit
- Fermer la vanne côté circuit, puis arrêter la pompe
- Ouvrir grand le vacuomètre, puis arrêter la pompe
- Débrancher directement la pompe sans toucher aux vannes
ℹ On isole toujours le circuit — vanne fermée côté circuit — avant d'arrêter la pompe. Dans l'ordre inverse, l'huile de la pompe peut être aspirée en sens inverse vers le circuit qu'on vient de mettre sous vide.
Faire monter le montage sur un poste d'essai, jamais en première fois sur une installation cliente. Faire vérifier l'huile de la pompe avant de démarrer — un réflexe qu'on saute facilement. Faire dire tout haut « isoler, puis arrêter » avant de le faire réellement : c'est l'ordre qui compte, pas la vitesse. Ne donner aucune valeur de vide cible ni de durée : renvoyer systématiquement à la fiche constructeur du modèle utilisé en atelier.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 3.01 · 3.02La bouteille d'azote et son mano-détendeur (p4)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 3.01 A1 pratique · A2 pratique
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler la résistance du système
Dit à l'élève : « Réaliser une épreuve de pression de résistance » - 3.02 A1 pratique · A2 pratique
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler l'étanchéité du système
Dit à l'élève : « Réaliser une épreuve de pression d'étanchéité »
🎧 Écouter la capsule : La bouteille d'azote et son mano-détendeur ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Une bouteille d'azote ne se branche jamais directement sur un circuit. Entre les deux, il y a toujours un mano-détendeur . Il lit la pression de la bouteille. Il règle la pression envoyée dans le circuit. Sans lui, toute la pression de la bouteille part d'un coup — largement de quoi faire éclater un circuit. Le mano-détendeur porte deux cadrans . Le premier indique ce qu'il reste dans la bouteille. Le second indique la pression réglée en sortie, celle qui part vers le circuit. On lit toujours les deux. Vérifier que le raccord est propre , sans trace d'huile ni de graisse : l'azote sous pression au contact d'huile est un risque. Monter le mano-détendeur sur le robinet de la bouteille. Vérifier que la vis de réglage est desserrée — aucune pression envoyée en sortie. Ouvrir lentement le robinet de la bouteille. Lire la pression bouteille sur le premier cadran. Raccorder le flexible de sortie au manifold, puis au circuit à éprouver. Visser progressivement la vis de réglage. La pression de sortie monte, à lire sur le second cadran, jusqu'à la valeur donnée par la documentation du constructeur ou la norme applicable. Une fois la pression atteinte, fermer le robinet de la bouteille. Observer : le cadran de sortie ne doit plus bouger.
Geste interdit — sans discussion — Une bouteille d'azote ne se branche jamais en direct sur un circuit, mano-détendeur absent. La mise en pression se fait à l'azote sec, seul . Jamais d'oxygène — explosif au contact de l'huile. Jamais d'air comprimé — humide, chargé en oxygène.
Deux cadrans, deux informations — Cadran bouteille : ce qu'il reste dedans. Cadran sortie : ce que vous envoyez dans le circuit. Un cadran de sortie qui ne tient pas sa pression signale une fuite au raccord — à vérifier avant d'aller plus loin.
❓ Vous venez de monter le mano-détendeur sur la bouteille d'azote. Avant d'ouvrir le robinet de la bouteille, dans quelle position doit être la vis de réglage ?
- Vissée à fond, pour avoir la pression maximale tout de suite
- Desserrée, pour n'envoyer aucune pression en sortie avant d'ouvrir la bouteille
- Peu importe, on règle après de toute façon
- À mi-course, pour gagner du temps
ℹ Vis desserrée : aucune pression envoyée en sortie. On ouvre la bouteille, on lit sa pression, puis on visse progressivement pour monter en pression côté circuit. Ouvrir la bouteille vis déjà serrée enverrait un à-coup de pression incontrôlé.
Poser le mano-détendeur démonté sur la table et faire deviner son rôle avant d'expliquer : pourquoi deux cadrans, pourquoi une vis. Faire monter le montage par un stagiaire, azote réel si le plateau le permet, en insistant sur la vis desserrée AVANT ouverture bouteille — intervenir immédiatement si quelqu'un ouvre la bouteille vis serrée, ne pas laisser aller au bout du geste. Rappeler que ces codes ne concernent pas la catégorie D : un stagiaire D observe la démonstration mais n'est pas interrogé dessus.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 5.01 · 5.02L'ordre des vannes — la chorégraphie de l'intervention (p5)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.01 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Connecter et déconnecter les jauges et lignes en produisant le minimum d'émissions
Dit à l'élève : « Connecter et déconnecter avec un minimum d'émissions » - 5.02 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Vider et remplir un cylindre de réfrigérant à l'état liquide et à l'état gazeux
Dit à l'élève : « Vider et remplir un cylindre, en phase liquide et gazeuse »
Un manifold, ce sont des vannes . Les ouvrir et les fermer dans le bon ordre n'est pas un détail. Un mauvais ordre peut lâcher un nuage de fluide au visage, ou libérer un flexible sous pression. À la connexion , l'ordre est simple : vannes fermées, on raccorde les flexibles, on chasse l'air resté à l'intérieur par une ouverture brève, puis on ouvre progressivement. C'est à la déconnexion que l'ordre compte le plus. Il ne change jamais : Fermer la vanne, côté circuit puis côté appareil. Laisser la pression se stabiliser. Observer le manomètre. Tant que l'aiguille bouge encore, on attend. Desserrer lentement le raccord du flexible, à peine, par petites touches. On écoute. On continue. Jamais d'un coup. S'il reste du fluide emprisonné dans le flexible , le récupérer par l'appareil déjà branché. Jamais le laisser partir à l'air libre. Déconnecter seulement quand la pression est retombée et confirmée. La même logique s'applique pour vider ou remplir un cylindre , en phase liquide comme en phase gazeuse. Une bouteille de réfrigérant a une prise dédiée à chaque phase, ou s'utilise dans un sens précis pour tirer du liquide. On suit toujours le marquage de la bouteille, jamais un raccord forcé. 🧭 Lancer le cours interactif : la chaîne de l’intervention ▸ Fermer, stabiliser, récupérer le résidu et desserrer lentement — la chorégraphie complète. 🔩 Lancer le cours interactif : la vanne de service, ce que chaque position ferme ▸ Fermée sur l’arrière, intermédiaire, fermée sur l’avant : la coupe animée montre quel passage s’ouvre et quel volume reste isolé — un volume isolé n’est ni vide ni sans pression.
La chorégraphie qui ne change jamais — Fermer → laisser stabiliser → desserrer lentement. Ce triptyque revient à chaque déconnexion, quel que soit l'appareil branché. C'est le geste central de tout ce module : une fois automatique, il protège dans toutes les situations.
Le geste interdit — Desserrer un raccord encore sous pression , d'un coup. Purger le résidu d'un flexible à l'air libre pour aller plus vite. Chaque émission compte, même petite : l'objectif est toujours le minimum d'émission , jamais zéro effort.
❓ Vous venez de fermer les deux vannes en fin de récupération. Le manomètre indique encore une pression résiduelle dans le flexible. Que faites-vous ?
- Je desserre le raccord d'un coup, la pression restante est faible
- J'attends que la pression cesse de bouger sur le manomètre, puis je desserre lentement en récupérant le résidu
- Je purge le flexible à l'air libre avant de le ranger
- Je tape légèrement sur le raccord pour le débloquer plus vite
ℹ On attend que la pression se stabilise. On desserre lentement. Le fluide encore présent dans le flexible se récupère : il n'est pas relâché. Une pression faible reste une pression — le geste brusque et la purge à l'air libre sont tous deux à écarter.
La fiche centrale du module : y passer le temps qu'il faut. Faire manipuler un manifold et des flexibles réels (azote ou circuit vide) et faire répéter le triptyque fermer / stabiliser / desserrer jusqu'à ce que le geste soit lent par réflexe, pas par consigne. Observer AVANT d'expliquer : laisser un stagiaire desserrer à sa vitesse naturelle une première fois — la plupart vont trop vite, et c'est ce constat, pas un discours, qui doit amener la correction. Corriger immédiatement un geste brusque, ne jamais laisser aller au bout : la sécurité s'impose, elle ne se découvre pas par la sensation d'un jet résiduel.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 5.05 · 5.06La balance et la pesée — avant, après, ce qu'on note (p6)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.05 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
Dit à l'élève : « Déterminer l'état du fluide et charger sans perte » - 5.06 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Choisir le bon type de balance et l'utiliser pour peser le réfrigérant
Dit à l'élève : « Choisir la balance adaptée et peser »
La balance de charge : la bouteille est posée dessus pendant toute l opération. On lit la variation de masse, pas la masse totale. La quantité de fluide qui entre ou sort d'un circuit se lit sur une balance , jamais sur un manomètre. Le manomètre dit comment la machine se comporte. La balance dit combien il y a de fluide. Avant toute pesée, on choisit une balance adaptée à la quantité attendue. On la pose à plat, stable, vérifiée. Une balance douteuse ne sert à rien : son résultat n'est pas fiable. Poser la bouteille sur la balance avant toute opération. Relever le poids. Le noter — pas de mémoire. Avant d'ouvrir la moindre vanne, déterminer l' état du fluide attendu : liquide ou gazeux, selon l'opération et la documentation constructeur. Ce choix fixe le sens du remplissage. Réaliser l'opération — récupération ou charge — en surveillant la balance pendant que ça se fait, pas seulement à la fin. Fermer les vannes, laisser la pression se stabiliser, déconnecter proprement. Peser à nouveau, après . Relever ce second poids. Calculer l'écart entre les deux pesées. C'est la quantité réelle, pas une estimation. Reporter aussitôt le résultat au registre : date, quantité, intervenant. Cas particulier : un fluide zéotrope , composé de plusieurs corps, se charge toujours en phase liquide . Le sortir en phase gazeuse changerait sa composition en cours de route. 🧪 Lancer le cours interactif : Mission Bouteilles — identifier, peser, ne jamais surremplir ▸ 8 étapes racontées : calcul de pesée, phase liquide/vapeur, simulation de surremplissage et risque d'éclatement, bouteilles A2L/A3 — environ 10 minutes.
Deux pesées, jamais une — On pèse avant et après . Sans pesée de départ, le chiffre obtenu n'est qu'une estimation . Une estimation ne se consigne pas dans un registre.
Peser seulement à la fin — Peser une seule fois, à la fin, et déduire la quantité à vue de nez : c'est le réflexe à corriger en premier. Lire une quantité chargée sur un manomètre plutôt que sur la balance ne donne jamais un chiffre exploitable non plus.
❓ Vous avez oublié de peser la bouteille avant une récupération, et vous ne l'avez pesée qu'à la fin. Que vaut ce chiffre ?
- La quantité récupérée, exactement
- La tare de la bouteille
- Une estimation qui ne peut pas remplacer une vraie double pesée
- Rien, la pesée finale suffit toujours
ℹ Sans poids de départ, impossible de connaître la quantité réellement récupérée : ce n'est qu'une estimation. Elle ne se consigne pas comme une mesure au registre. La seule solution est de recommencer, avec une pesée avant et une pesée après.
Faire peser un objet neutre (bouteille d'eau, poids étalon) deux fois avant d'expliquer la règle, et demander ce qui se passerait si on n'avait que la seconde pesée — laisser le groupe trouver lui-même que le premier chiffre est indispensable. Faire remplir une ligne de registre fictive à partir des deux pesées relevées. Le réflexe à traquer : le stagiaire qui commence à manipuler avant d'avoir pesé — l'arrêter avant le premier geste, pas après.
☐ ✅ ☐ ✏Préparation pratique · codes 12.04 · 12.05Préparation de chantier — risques, EPI, zone de travail (p7)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.04 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
Dit à l'élève : « Réaliser l'analyse de risques avant le travail » - 12.05 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Préparer la zone de travail et sélectionner les outils, le matériel et les équipements de protection adéquats pour travailler sur des systèmes dépendant des réfrigérants inflammables
Dit à l'élève : « Préparer la zone de travail et choisir les EPI adaptés »
🎧 Écouter la capsule : Préparation de chantier — risques, EPI, zone de travail ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 6 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Avant de sortir le moindre outil, deux choses se préparent : l' analyse de risques et la zone de travail . Ce n'est pas une formalité à cocher après coup. C'est la première étape du chantier, avant le premier geste technique. L'analyse de risques se fait dans cet ordre : Identifier le fluide en jeu, à partir de la plaque signalétique ou de la documentation : inflammable, sous pression, en espace confiné. Repérer les dangers de la zone elle-même : ventilation, sources de chaleur ou d'étincelle à proximité, accès, présence de tiers. Éliminer ce qui peut l'être — couper une source de chaleur, dégager un passage. Signaler ce qui ne peut pas être éliminé. Si un point bloque vraiment, le chantier n'engage pas tant qu'il n'est pas corrigé. Vient ensuite la préparation de la zone : Baliser et signaler la zone de travail. Dégager une issue utilisable à tout moment de l'intervention. Sélectionner les équipements de protection adaptés au fluide et au geste prévu : protection des yeux, gants adaptés au produit et au froid, détecteur de gaz porté si le fluide l'exige. Vérifier le matériel avant de l'emporter sur zone. Un flexible douteux ou un détecteur non vérifié ne sort pas de l'atelier. Consigner électriquement l'installation avant toute ouverture de circuit. Sur une machine aux hydrocarbures (par exemple au R-290), le choix de l'outillage se fait avant d'ouvrir la zone, pas une fois dessus. Ces fluides sont inflammables : un outil ordinaire, prévu pour un gaz qui ne l'est pas, peut suffire à déclencher un accident. Une simple étincelle au mauvais endroit, au mauvais moment, enflamme le gaz qui s'est accumulé. Certains outils se vérifient en particulier. La station de récupération doit être compatible hydrocarbures : conçue pour aspirer et stocker un gaz inflammable sans créer d'étincelle interne. Une station ordinaire, prévue pour un fluide non inflammable, n'a pas cette protection. Le détecteur de fuite doit lui aussi être adapté au gaz recherché : un détecteur réglé pour un autre fluide peut ne rien signaler alors que du gaz inflammable s'échappe. Dans la zone balisée, tout le matériel électrique utilisé doit être antidéflagrant (on dit aussi « ATEX », pour les zones à risque d'explosion) : lampe, outillage électroportatif, appareils de mesure. Un matériel électrique ordinaire peut produire une étincelle interne invisible, suffisante pour enflammer un gaz inflammable présent dans l'air. La ventilation reste en marche pendant toute l'intervention, pour empêcher le gaz de s'accumuler.
Sécurité imposée, jamais découverte — On ne teste pas un risque en le vivant. EPI absent, issue condamnée, détecteur en panne : chacun de ces points arrête le chantier avant qu'il commence , pas après un premier incident.
L'ordre qui protège — Analyser → éliminer ce qui peut l'être → signaler le reste → baliser → s'équiper → vérifier le matériel → consigner. Et alors seulement, intervenir.
Compatible, pas juste disponible — Compatible ne veut pas dire « qui marche quand même ». Une station, un détecteur ou un outil électrique doit être conçu pour les gaz inflammables, sinon on ne l'emmène pas sur une machine aux hydrocarbures — même s'il fonctionne très bien sur un autre chantier.
❓ En arrivant sur la zone d'intervention, vous constatez que l'issue de secours est encombrée par du matériel stocké. Que faites-vous ?
- Je dégage l'issue et je signale le point avant d'engager le chantier
- Je commence le travail, je dégagerai l'issue plus tard si besoin
- Je note l'anomalie dans mon rapport et je continue normalement
- Je demande à un collègue de rester posté devant l'issue pendant l'intervention
ℹ Une issue condamnée est un point bloquant de l'analyse de risques. On ne commence pas en espérant que ça n'arrivera pas. On dégage, ou on fait dégager, avant le premier geste technique.
Avant d'expliquer quoi que ce soit, étaler les EPI disponibles en atelier et faire trouver au groupe lequel correspond à quel risque — ne pas les nommer à leur place. Mettre en scène un point bloquant crédible (issue encombrée, détecteur déchargé) sans prévenir, et observer : le stagiaire s'arrête-t-il de lui-même, ou faut-il l'arrêter ? C'est ce réflexe qu'on cherche à installer. Ces deux codes sont spécifiques A1/A2 (réfrigérants inflammables) au référentiel — mais le réflexe d'analyse de risques avant intervention vaut pour tous les fluides, à généraliser au-delà de l'épreuve.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · code 1.00Ce que la loi vous impose (g0)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.00 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique ★ nouveau 2025
Connaissance élémentaire de la législation de l'Union européenne et nationale applicable, notamment celle relative aux gaz à effet de serre fluoré, aux DEEE et à l'écoconception
Dit à l'élève : « Identifier les obligations légales de base liées aux fluides frigorigènes »
🎧 Écouter la capsule : Ce que la loi vous impose ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 8 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Les fluides frigorigènes peuvent réchauffer le climat s'ils s'échappent dans l'air. Deux niveaux de loi encadrent votre métier : le niveau européen et le niveau français. Au niveau européen, le texte de base est le règlement (UE) 2024/573 . C'est un règlement , jamais une « directive » : il s'applique directement dans tous les pays de l'Union, sans loi française pour le recopier. Il a remplacé l'ancien règlement 517/2014. Au niveau français, l' arrêté du 21 novembre 2025 — un texte signé par un ministre — précise comment appliquer ce règlement sur le terrain. Pour intervenir sur les fluides, il vous faut une attestation d'aptitude personnelle. Votre entreprise, elle, doit avoir une attestation de capacité . Ce sont deux papiers obligatoires, et ce n'est pas le même. Chaque équipement a un registre : un carnet qui garde la trace de chaque intervention (charge, contrôle, fuite, réparation). C'est l' exploitant (le propriétaire ou l'utilisateur de la machine) qui doit le tenir à jour, sur papier ou sur ordinateur. Quand l'équipement est trop vieux ou cassé, il part dans la filière DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques). Cette filière s'occupe de la carcasse de la machine, pas du fluide : vous devez le récupérer avant, à part. Enfin, l' écoconception : dès la fabrication, les constructeurs doivent concevoir des appareils qui durent plus longtemps et qui polluent moins.
Ce qu'il faut retenir — Le texte européen est un règlement — (UE) 2024/573 — jamais une « directive ». Attestation d'aptitude : c'est pour vous, la personne. Attestation de capacité : c'est pour l'entreprise. Registre de l'équipement : tenu par l'exploitant, papier ou électronique. DEEE : la filière de fin de vie de la machine, pas du fluide.
L'erreur classique — Apprendre par cœur un chiffre précis (seuil, date, délai) vu dans une ancienne fiche. Le régime des fluides a changé avec le règlement (UE) 2024/573 et l' arrêté du 21 novembre 2025 . Face à un chiffre, réflexe unique : vérifier le texte en vigueur, jamais le deviner.
❓ Le règlement (UE) 2024/573, qui encadre les fluides frigorigènes, est...
- une directive, que la France doit recopier dans sa propre loi
- un règlement, qui s'applique directement dans toute l'Union européenne
- une norme technique facultative
- une simple recommandation, sans obligation
ℹ C'est un <b>règlement</b>, pas une directive : il s'applique tel quel, tout de suite, dans tous les pays de l'Union européenne. Il a remplacé le règlement 517/2014.
Partir du concret : demander qui, dans l'entreprise du stagiaire, détient l'attestation de capacité, et qui détient l'attestation d'aptitude. Insister à l'oral sur le mot RÈGLEMENT (jamais « directive ») : confusion fréquente, piège classique à l'examen. Ne pas s'attarder sur des chiffres précis : renvoyer systématiquement au texte en vigueur.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · codes 1.01 · 1.02 · 1.04Unités, pression, thermodynamique utile (g1a)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.01 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Connaître les unités normalisées ISO pour la température, la pression, la masse, la densité et l'énergie
Dit à l'élève : « Utiliser les unités normalisées (température, pression, masse, énergie) » - 1.02 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
Dit à l'élève : « Expliquer la thermodynamique élémentaire du froid » - 1.04 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
Dit à l'élève : « Décrire la fonction de chaque composant du circuit »
🌡️ Lancer le cours interactif : premières notions de thermodynamique ▸ Le tome 2 du circuit : température, énergie et puissance, chaleur sensible et latente avec calculateurs, saturation, surchauffe et sous-refroidissement, bilans énergétiques — 12 écrans narrés et un quiz de 12 questions (seuil 9/12), environ 20 minutes. Tout le métier tient sur un couple : pression et température vont ensemble . Chauffer un fluide enfermé fait monter sa pression ; abaisser sa pression le fait bouillir plus froid. C'est cette relation qu'on exploite d'un bout à l'autre du circuit. Quatre organes, dans l'ordre du cycle : le compresseur aspire la vapeur basse pression et la refoule en haute pression ; le condenseur évacue la chaleur et liquéfie ; le détendeur fait chuter la pression ; l' évaporateur absorbe la chaleur du milieu à refroidir. Basse pression du côté froid, haute pression du côté chaud. Une autre grandeur sert tous les jours au frigoriste : la masse volumique (on dit aussi densité ). C'est la masse contenue dans un volume donné, en kg/m³ . Pour un même fluide, la vapeur et le liquide n'ont pas du tout la même masse volumique : un litre de liquide pèse beaucoup plus lourd qu'un litre de vapeur. C'est pour ça qu'on charge un circuit en phase liquide plutôt qu'en vapeur : on fait entrer beaucoup plus de matière pour le même volume de bouteille, et le dimensionnement des tuyauteries en tient compte. Sur le diagramme du fluide, la grandeur qu'on lit en abscisse s'appelle l' enthalpie . C'est l'énergie contenue dans un kilo de fluide, en kJ/kg (kilojoule par kilo). Elle sert à calculer ce que l'évaporateur absorbe et ce que le condenseur évacue : plus l'écart d'enthalpie entre l'entrée et la sortie est grand, plus l'échange de chaleur est important.
À retenir — Surchauffe : le fluide sort de l'évaporateur un peu plus chaud que sa température d'évaporation — elle protège le compresseur du liquide. Repère : 5 à 10 K . Sous-refroidissement : le liquide sort du condenseur un peu plus froid que sa température de condensation — il garantit du liquide pur au détendeur. Repère : 4 à 8 K .
Le piège des manomètres — Pression absolue = pression relative + environ 1 bar. Un manomètre de service lit en relatif ; les tables de saturation, elles, sont souvent en absolu. Se tromper d'un bar, c'est se tromper de plusieurs kelvins sur la température de saturation — et diagnostiquer une fuite qui n'existe pas.
Mélanges zéotropes : le glissement — Certains fluides sont des mélanges zéotropes : plusieurs fluides purs mélangés dont les composants ne s'évaporent pas ensemble. Résultat, pendant tout le changement d'état, la température n'est pas constante : elle glisse , on parle de glissement . Conséquence pratique : on charge et on soutire toujours ces mélanges en phase liquide , jamais en phase vapeur, sinon la composition change et le fluide qui reste dans la bouteille n'est plus le même.
❓ Un manomètre branché sur la basse pression indique 3 bar. Quelle est la pression absolue correspondante ?
- Environ 2 bar
- Environ 3 bar
- Environ 4 bar
- On ne peut pas savoir
ℹ Pression absolue = pression relative + environ 1 bar. Le manomètre lit en relatif : 3 + 1 = environ 4 bar absolus.
Faire lire un manomètre RÉEL et retrouver la température de saturation dans la table : c'est l'ancrage de tout le contrôle indirect qui viendra en G4. Tant que ce geste n'est pas acquis, inutile d'avancer. Pédagogie de la découverte : faire deviner ce qui se passe si on chauffe une bouteille fermée, avant d'énoncer la relation pression-température.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · code 1.02Chaleur sensible et chaleur latente (g1s)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.02 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
Dit à l'élève : « Distinguer chaleur sensible et chaleur latente, et nommer les états du fluide »
🧊 Lancer le cours interactif : du glaçon au circuit frigorifique ▸ 12 étapes racontées : glaçon et casserole, quantité d'énergie, courbes de chauffe et de refroidissement, chaleurs sensible et latente, liquéfaction, réfrigérateur, circuit frigorifique, surchauffe/sous-refroidissement et défi final — environ 15 minutes. Chauffez de l'eau dans une casserole. Le thermomètre monte, régulièrement. Cette chaleur-là, l'appareil la « sent » : on l'appelle la chaleur sensible . Elle fait changer la température , elle ne fait pas changer l'état. Continuez à chauffer. L'eau se met à bouillir — et là, quelque chose d'étonnant se produit : le thermomètre s'arrête . Vous chauffez toujours, la température ne monte plus. Toute la chaleur apportée sert à transformer le liquide en vapeur, et rien d'autre. C'est la chaleur latente . Le mot vient du latin latens , « caché » : cette chaleur est bien là, elle est même considérable, mais le thermomètre ne la voit pas. Sur la courbe, ce moment forme un palier , une ligne plate. Il commence quand la première bulle se forme : c'est le point de bulle . Il finit quand la dernière goutte disparaît : c'est le point de rosée . Entre les deux, du liquide et de la vapeur cohabitent dans le même tube — on dit que le fluide est saturé . Voilà pourquoi une machine frigorifique ne travaille pas avec de l'air, mais avec un fluide qui change d'état . Sur le palier, le fluide encaisse beaucoup de chaleur sans s'échauffer : c'est exactement ce qu'on cherche. L' évaporateur fait bouillir le fluide, donc il prend de la chaleur au local. Le condenseur le liquéfie, donc il rend cette chaleur dehors. Toute la machine tient dans ces deux phrases. Deux mots du référentiel se posent ici, une fois pour toutes. La chaleur que l'évaporateur prend au local, rapportée à un kilo de fluide, s'appelle l' effet de réfrigération : c'est le froid produit, et c'est ce que l'on cherche à rendre le plus grand possible. Le compresseur, lui, ajoute au fluide sa propre chaleur en le comprimant : c'est la chaleur de compression . Le condenseur devra donc évacuer les deux — la chaleur prise au local et celle ajoutée par le compresseur. C'est pour cette raison qu'un condenseur évacue toujours plus de chaleur qu'un évaporateur n'en absorbe. Reste une question : à quelle température se produit la vaporisation , donc le palier ? Elle dépend de la pression . Plus la pression est basse, plus le fluide bout froid. C'est précisément ce que fait le détendeur : il fait chuter la pression pour que le fluide puisse bouillir à une température plus basse que le local à refroidir. La relation pression-température vue à la fiche précédente, c'est la hauteur du palier .
Les cinq mots, dans l'ordre — 1. Liquide sous-refroidi — que du liquide, plus froid que son point d'ébullition. 2. Point de bulle — la première bulle apparaît, le palier commence. 3. Saturé — liquide et vapeur ensemble, la température ne bouge plus. 4. Point de rosée — la dernière goutte s'évapore, le palier finit. 5. Vapeur surchauffée — que de la vapeur, et la température peut repartir. Ce que la vapeur gagne après le point de rosée s'appelle la surchauffe . Ce que le liquide perd avant le point de bulle s'appelle le sous-refroidissement . Ces deux mots reviendront à chaque mesure du métier.
Un palier n'est pas une pause — Sur le palier, la température ne bouge pas — et beaucoup en concluent qu'il ne se passe rien. C'est l'inverse : c'est le moment où le fluide échange le plus de chaleur . Un stagiaire qui croit qu'un palier est un temps mort ne comprendra jamais à quoi sert un évaporateur.
Le palier des mélanges n'est pas plat — Ce qui vient d'être dit vaut pour un corps pur . Dans un mélange zéotrope (les R-4xx), les composants ne bouillent pas tous à la même température : pendant le changement d'état, la température monte lentement au lieu de rester fixe. C'est le glissement . Conséquence directe : le point de bulle et le point de rosée ne sont plus à la même température, et il faut savoir lequel des deux la table de saturation vous donne avant de calculer quoi que ce soit.
❓ Un fluide est en train de se vaporiser dans l'évaporateur. On continue de lui apporter de la chaleur. Que fait sa température ?
- Elle monte, proportionnellement à la chaleur apportée
- Elle ne bouge pas : toute la chaleur sert au changement d'état
- Elle descend, puisque c'est la partie froide du circuit
- Elle monte puis redescend à chaque bulle
ℹ Pendant le changement d'état, la chaleur apportée est de la chaleur latente : elle transforme le liquide en vapeur sans faire monter la température. C'est le palier — et c'est là que l'évaporateur prend l'essentiel de la chaleur du local.
Ne pas énoncer la règle : la faire trouver. Question d'ouverture : « l'eau bout dans la casserole, je mets le feu à fond — la température monte-t-elle plus haut ? » Le groupe hésite toujours, et c'est de cette hésitation qu'on part. Démonstration possible en salle avec un thermomètre et une bouilloire ouverte. Ancrage métier immédiat : faire dire par le groupe où se trouve le palier dans la machine (évaporateur ET condenseur, parcouru dans les deux sens). Cette fiche conditionne g1b et g1e : tant que le palier n'est pas acquis, la surchauffe n'est qu'un mot. Le glissement des zéotropes ne se détaille pas ici — il se rappelle, il a été posé en g1a.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · code 1.03Lire un log p-h et une table de saturation (g1b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.03 A1 théorique · A2 théorique · E théorique
Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
Dit à l'élève : « Lire un diagramme log p-h, une table de saturation, et y tracer un cycle »
🫧 Lancer le cours interactif : faire bouillir sans feu ▸ 12 étapes racontées : cloche à vide, relation pression–température, températures de saturation, évaporateur et condenseur, lecture manomètre–table, point de bulle, point de rosée, glissement des zéotropes et défi final — environ 15 minutes. Le diagramme log p-h raconte en image ce que la fiche précédente a raconté en mots. Deux axes seulement. En ordonnée , la pression . En abscisse , l' enthalpie : l'énergie contenue dans un kilo de fluide. La pression y est portée sur une échelle logarithmique — c'est ce que veut dire le « log » du nom. Sur une règle ordinaire, la basse pression serait écrasée tout en bas de la feuille et illisible. Sur cette échelle-là, les petites pressions sont autant étalées que les grandes : les deux côtés du circuit se lisent aussi bien. Au milieu du diagramme, une courbe en cloche partage la feuille en trois. À gauche de la cloche, le fluide est entièrement liquide . Sous la cloche, c'est le mélange liquide + vapeur : le palier. À droite , c'est de la vapeur surchauffée . Le sommet de la cloche s'appelle le point critique : au-dessus, le fluide ne se sépare plus en liquide et vapeur. Les deux flancs de la cloche portent les noms déjà rencontrés : le flanc de gauche est la courbe de bulle , le flanc de droite la courbe de rosée . La cloche du diagramme et le palier de la courbe de chauffe sont la même chose, vue autrement. Le cycle frigorifique simple à compression se trace alors en quatre transformations , qui dessinent un rectangle. Le trait montant de droite : la compression . Le trait horizontal du haut : la condensation , à haute pression. Le trait descendant de gauche : la détente . Le trait horizontal du bas : l' évaporation , à basse pression. Compresseur à droite, condenseur en haut, détendeur à gauche, évaporateur en bas : c'est la croix du frigoriste . Le diagramme n'invente rien, il met le circuit à plat. Et c'est là que le diagramme devient un outil de terrain. Sur le trait du bas , ce qui dépasse à droite de la courbe de rosée, c'est la surchauffe . Sur le trait du haut , ce qui dépasse à gauche de la courbe de bulle, c'est le sous-refroidissement . Deux longueurs qui se voient d'un coup d'œil. Un diagramme de constructeur porte d'autres réseaux de courbes que celui dessiné ici. Sous la cloche, des courbes obliques donnent le titre de vapeur : la part du fluide déjà passée à l'état vapeur, de 0 sur la courbe de bulle à 1 sur la courbe de rosée. Il n'est pas nécessaire de les exploiter pour l'épreuve, mais il faut savoir les reconnaître pour ne pas les confondre avec les frontières de la cloche. La table de saturation dit exactement la même chose, en chiffres. Elle donne, pour un fluide donné, la correspondance entre pression et température d'équilibre. Elle se lit dans les deux sens : je mesure une pression, j'en déduis une température ; je mesure une température, j'en déduis une pression. La colonne « température de saturation » de la table, c'est la cloche du diagramme. C'est l'outil de la méthode indirecte : sans ouvrir le circuit, on compare ce qu'on mesure à ce que la table annonce.
La méthode en trois gestes — 1. Relever la pression au manomètre (et la convertir en absolu si besoin). 2. Lire la température de saturation correspondante dans la table du fluide. 3. Comparer à la température réellement mesurée sur le tube : l'écart, c'est la surchauffe (à l'aspiration) ou le sous-refroidissement (en sortie de condenseur).
L'échelle des pressions n'est pas une règle graduée — Sur une échelle logarithmique , ce qui est constant n'est pas l'écart entre deux graduations, c'est le rapport . La même distance sépare 1 et 10, puis 10 et 100. Conséquence pratique : on ne mesure pas une pression à la règle sur ce diagramme , on lit la graduation. Les valeurs, elles, se prennent au manomètre et dans la table.
Un fluide, une table — Chaque fluide a sa propre table : la pression lue ne veut rien dire tant qu'on ne sait pas quel fluide est dans le circuit. On le vérifie sur la plaque signalétique et dans le registre, jamais « à la couleur de la bouteille ».
❓ Sur le diagramme log p-h, le cycle forme un rectangle. Que représente le trait horizontal du bas ?
- La compression
- La condensation
- La détente
- L'évaporation
ℹ Le trait du bas est celui de la basse pression : c'est l'évaporation. Le trait du haut, à haute pression, est la condensation ; le trait montant de droite est la compression ; le trait descendant de gauche est la détente. C'est la croix du frigoriste, mise à plat.
Fiche indispensable au parcours E : sans elle, la méthode indirecte est du bricolage. Utiliser FRIGOLO en projection, puis faire refaire la lecture sur une table papier — le passage de l'outil à la table imprimée est ce qui reste le jour de l'épreuve. Faire chercher : « la pression est plus basse que la table, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? » avant de donner « manque de charge ». Le TRACÉ DU CYCLE est exigé par le libellé du code 1.03 : le faire faire à la main sur un diagramme vierge — quatre traits, dans l'ordre — avant tout usage d'un outil. Le moment qui fait mouche : demander au groupe de reconnaître la croix du frigoriste dans le rectangle. Le code 1.06 a été retiré de cette fiche le 27/07 : elle n'enseigne pas les fluides de substitution, c'est g1c qui le fait. On ne déclare pas un code qu'on n'enseigne pas.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · codes 1.02 · 5.05Surchauffe et sous-refroidissement (g1e)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.02 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
Dit à l'élève : « Expliquer la surchauffe et le sous-refroidissement, et savoir les mesurer » - 5.05 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
Dit à l'élève : « Déterminer l'état d'un fluide : sous-refroidi, saturé ou surchauffé »
🎛️ Lancer le cours interactif : surchauffe et sous-refroidissement ▸ Le cycle animé, puis quatre curseurs à manipuler (évaporation, condensation, surchauffe, sous-refroidissement) : les pressions réagissent et le risque s'affiche — avec un atelier panne et un quiz flash — environ 10 minutes. 🌡️ S'entraîner au calcul : surchauffe et sous-refroidissement pas à pas ▸ 13 étapes : vocabulaire, instruments, point de rosée et point de bulle, calcul BP puis HP, surchauffe utile et totale, cas du zéotrope R-407C, protocole du double relevé et défi final de 10 questions (seuil 8/10) — environ 15 minutes. Voici les deux mots que vous entendrez le plus souvent sur un chantier. Et la première chose à comprendre est la plus importante : ce sont des différences, jamais des températures . On ne dit pas « la surchauffe est de 12 degrés » comme on dirait « il fait 12 degrés ». On dit : le fluide est 12 kelvins au-dessus de sa température de changement d'état, à la pression où il se trouve. La surchauffe se prend là où le fluide est devenu vapeur : après le point de rosée, donc en sortie d'évaporateur et sur la ligne d'aspiration. Le sous-refroidissement se prend là où le fluide est devenu liquide : après le point de bulle, donc en sortie de condenseur. Chacun de son côté du circuit. La mesure est toujours la même, et elle demande deux instruments . Le manomètre donne la pression ; la table de saturation du fluide traduit cette pression en température de changement d'état. Le thermomètre de contact donne la température réelle du tube. La différence entre les deux, c'est la valeur cherchée. Un seul instrument ne suffit jamais. La surchauffe se prend en deux endroits, et cela porte deux noms. La surchauffe utile est celle que la vapeur gagne à l'intérieur même de l'évaporateur : elle a servi à refroidir le local, d'où son nom. La surchauffe totale ajoute à celle-ci ce que la ligne d'aspiration apporte entre la sortie de l'évaporateur et le compresseur. Une ligne mal isolée, qui traverse un local chaud, augmente la surchauffe totale sans rien apporter au froid. Pourquoi la règle-t-on ? Pour deux raisons opposées, et il faut passer entre les deux. Une surchauffe trop faible , et du liquide arrive au compresseur : le liquide ne se comprime pas, la casse est immédiate. Une surchauffe trop forte , et le compresseur s'échauffe pendant que l'évaporateur travaille mal : le rendement chute. Repère usuel : 5 à 10 K . Le sous-refroidissement , lui, garantit qu'il arrive du liquide pur au détendeur. S'il n'y en a pas assez, des bulles de vapeur se forment dans la ligne liquide et le détendeur n'alimente plus correctement. Repère usuel : 4 à 8 K . Ces deux repères se recalent toujours sur la documentation du constructeur : ils orientent, ils ne remplacent pas la fiche technique de la machine. Enfin, ces deux valeurs répondent à une question que l'on se pose avant de charger : dans quel état est le fluide à cet endroit du circuit — liquide sous-refroidi, saturé, ou vapeur surchauffée ? C'est ce diagnostic qui commande la méthode de remplissage, et c'est pour cela qu'il figure au référentiel avant même le geste de charge.
Ce que la valeur vous dit — Surchauffe nulle , ligne d'aspiration givrée → du liquide part vers le compresseur. On agit tout de suite . Surchauffe élevée → l'évaporateur est mal alimenté : détendeur trop fermé, ou charge insuffisante. Sous-refroidissement effondré → il manque du fluide, ou de la vapeur passe dans la ligne liquide. Sous-refroidissement anormalement élevé → du liquide s'accumule dans le condenseur : charge excessive, ou sortie de condenseur gênée. Aucune de ces lectures ne conclut seule : c'est la convergence des indices qui oriente le diagnostic.
Une surchauffe ne se lit pas sur un thermomètre — L'erreur la plus fréquente : relever la température de l'aspiration et l'annoncer comme « la surchauffe ». C'est une température, pas une surchauffe. Sans la pression, et sans la table du fluide qui est réellement dans le circuit, ce nombre ne veut rien dire. Et rappel du piège de base : le manomètre lit en relatif , la table est souvent en absolu — environ 1 bar d'écart, donc plusieurs kelvins d'erreur.
Utile ou totale : ce n'est pas la même valeur — Comparer une surchauffe utile à une consigne donnée en totale — ou l'inverse — conduit à dérégler une machine qui allait bien. Avant de comparer une mesure à une valeur de référence, vérifiez où la référence a été prise : en sortie d'évaporateur, ou à l'entrée du compresseur.
❓ Sur la ligne d'aspiration, le thermomètre de contact indique 8 °C. Que peut-on en conclure sur la surchauffe ?
- Elle est de 8 K
- Rien encore : il faut aussi la pression et la table du fluide
- Elle est nulle, puisque la température est positive
- Elle est correcte, car comprise entre 5 et 10
ℹ La surchauffe est une différence. Il faut la température de changement d'état, que seule la pression lue au manomètre donne, par la table de saturation du fluide présent. Une température seule ne dit rien.
⚠️ À FAIRE VALIDER (27/07) : la distinction surchauffe UTILE / TOTALE telle qu'elle est formulée ici, et les deux repères 5-10 K et 4-8 K — la charte les autorise, mais c'est l'organisme qui les endosse dès qu'ils sont écrits. Geste à faire refaire jusqu'à l'automatisme : manomètre, table, sonde, soustraction. Ne jamais accepter un relevé recopié. Faire mesurer la surchauffe en DEUX points sur la même machine (sortie d'évaporateur, puis entrée compresseur) : l'écart entre les deux se voit, et la distinction utile/totale n'a plus besoin d'être expliquée. Cette fiche prépare directement g4b (méthode indirecte) et g8 (réglage de l'évaporateur) : y renvoyer explicitement.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · codes 1.06 · 1.07Les familles de fluides et leurs codes (g1c)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.06 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Connaître le comportement spécifique, les paramètres physiques, les systèmes, les solutions, les déviances de tous les réfrigérants de substitution dans le cycle de réfrigération et les composants pour leur utilisation
Dit à l'élève : « Identifier la famille et les caractéristiques d'un fluide » - 1.07 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique ★ nouveau 2025
Connaître les caractéristiques des hydrocarbures, du CO2, et du NH3 et des autres réfrigérants non fluorés par rapport aux réfrigérants à gaz à effet de serre fluorés
Dit à l'élève : « Décoder la nomenclature R-xyz et les séries de mélanges »
Derrière chaque code se cache une molécule , et trois atomes y décident de tout : le chlore détruit l'ozone — c'est lui qui a condamné les CFC puis les HCFC ; le fluor rend la molécule stable, donc durable dans l'atmosphère, donc à fort effet de serre ; l' hydrogène raccourcit la durée de vie. Les HFC ont éliminé le chlore (ozone sauvé), gardé le fluor (climat pénalisé). Les HFO ajoutent une double liaison fragile : la molécule casse en quelques jours, PRP ≈ 1. Les naturels — propane, isobutane, ammoniac, CO₂ — existent sans chimie de synthèse, chacun avec son revers : inflammabilité, toxicité ou pression. Et le numéro n'est pas un matricule : il décrit la molécule . Centaines + 1 = carbone, dizaines − 1 = hydrogène, unités = fluor — les liaisons restantes sont du chlore. Les mélanges et les fluides inorganiques ont leurs séries : 4xx, 5xx, 6xx, 7xx. 🧬 Lancer le cours interactif : décrypter un code de fluide ▸ 18 étapes racontées, une voix qui explique, et un atelier où vous assemblez vous-même la molécule R-22 (glisser-déposer) — environ 10 minutes. Un fluide de substitution ne se charge pas forcément « comme l'ancien ». On distingue deux cas. Le drop-in : le nouveau fluide est compatible avec l'huile et les composants déjà en place, la machine ne change pas, on vidange, on tire au vide, on recharge. Le retrofit : le nouveau fluide n'est pas compatible tel quel, il impose d'adapter la machine — huile, joints, détendeur — selon la documentation constructeur , avant toute recharge. Cette distinction n'est pas un détail administratif : un fluide de substitution ne se comporte pas forcément comme l'ancien sur chaque composant du circuit. Le détendeur a été calé pour une courbe de pression donnée ; avec un autre fluide, il peut ne plus détendre au bon point. Les joints ont été choisis pour une huile donnée ; une huile incompatible les fait gonfler ou durcir. C'est pour cela que seule la documentation constructeur dit si un couple machine/fluide est un simple drop-in ou impose un retrofit — jamais l'habitude ou le « ça a l'air pareil ».
L'astuce du + 90 — Ajoute 90 au code, et tu lis directement C, H, F : 134 + 90 = 224 → C₂H₂F₄ (R-134a). 22 + 90 = 112 → C·H·F₂… plus un chlore pour compléter : CHClF₂ — voilà pourquoi le R-22 est un HCFC interdit. 290 + 90 = 380 → C₃H₈ : le propane, zéro fluor, zéro chlore.
Le code dit la molécule, pas le danger — R-32 et R-290 se ressemblent sur l'étiquette — l'un est A2L, l'autre A3. La famille chimique dit l' impact environnemental ; la classe NF EN 378 dit le risque de manipulation . Il faut les deux lectures, à chaque fois.
Drop-in ou retrofit : ne pas deviner — Un fluide vendu comme « remplacement direct » n'est pas automatiquement un drop-in sur toutes les machines. Sans vérifier la documentation constructeur, on peut charger un fluide de substitution dans une machine qui aurait exigé un retrofit — huile non changée, détendeur non réglé. Le fluide tourne, mais la machine ne fonctionne plus comme prévu. Toujours vérifier avant de charger, jamais deviner.
❓ Un fluide dont le code commence par R-4 (R-404A, R-407C, R-410A…) est toujours :
- Un corps pur de la famille HFO
- Un mélange zéotrope de plusieurs fluides
- Un fluide naturel
- Un fluide contenant du chlore
ℹ La série R-4xx désigne les mélanges zéotropes : plusieurs fluides assemblés, avec un glissement de température. La lettre majuscule finale (A, B, C) distingue les proportions du mélange.
Faire décoder AU TABLEAU deux ou trois codes avant de donner la règle : R-32, R-290, R-744 — le groupe trouve la logique lui-même, elle se retient dix fois mieux. L'astuce du +90 fait mouche à tous les coups. Point d'attention : le R-22 est le meilleur exemple pédagogique (le chlore « caché » dans les liaisons restantes explique son interdiction). Le cours interactif embarqué (29/07) reprend cette même astuce en atelier manipulable : s'en servir en autoformation avant la séance, ou le projeter en salle pour lancer la découverte collective. Reste une piste ouverte : relier aussi la carte d'identité interactive (outil « fiche-fluide »), pour qu'un stagiaire décode un fluide puis vérifie.
☐ ✅ ☐ ✏G1 · code 1.05Les organes qui trahissent une fuite (g1d)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.05 A1 théorique · A2 théorique
Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
Dit à l'élève : « Relier chaque organe courant du circuit à son rôle dans la prévention ou la détection d'une fuite »
🎧 Écouter la capsule : Les organes qui trahissent une fuite ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 8 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Une fuite ne se voit pas toujours de face. Mais plusieurs organes du circuit la trahissent : ils changent d'aspect, se mettent en sécurité, ou limitent les dégâts. Les repérer, c'est déjà commencer le diagnostic. a) Les valves. Le robinet à boule et le robinet à soupape isolent une portion de circuit ; leur presse-étoupe (la bague qui serre la tige de manœuvre) est un point de fuite classique. Le robinet à diaphragme n'a pas cette tige : une membrane souple assure l'étanchéité, donc moins d'usure. La vanne électromagnétique , dite solénoïde , s'ouvre et se ferme électriquement ; elle isole la réserve de fluide en cas d'arrêt. La vanne 4 voies inverse le sens du cycle (froid ↔ chaud) : beaucoup de raccords brasés et une pièce mobile interne, donc plusieurs points à surveiller. b) Les contrôles de température et de pression. Le thermostat pilote le compresseur selon la température. Le pressostat de régulation fait pareil selon la pression : il coupe et relance en fonctionnement normal — à ne pas confondre avec le pressostat de sécurité , qui protège contre une pression anormale (détail ci-dessous). Un pressostat de régulation qui coupe trop tôt peut signaler un manque de charge, donc une fuite. c) Le voyant liquide et la pastille d'humidité. Le voyant liquide est un hublot sur la ligne liquide. En régime stable (l'installation tourne depuis un moment), il doit rester net, sans bulle. Des bulles qui persistent montrent un manque de charge — souvent une fuite. La pastille d'humidité , intégrée au voyant, change de couleur selon l'eau présente dans le circuit ; la grille de lecture est propre à chaque fabricant, selon la fiche constructeur. d) Les contrôles du dégivrage. Ils déclenchent et arrêtent le dégivrage de l'évaporateur. Un givre anormal — pas symétrique, ou qui ne part jamais complètement — n'est pas toujours un problème de dégivrage : ça peut être un manque de fluide qui prive une partie de la batterie. e) Les protecteurs du système. Protection thermique du compresseur, soupape de sécurité , pressostat de sécurité (vu plus haut) : ils empêchent qu'une anomalie ne tourne à la casse. Une soupape de sécurité qui s'ouvre relâche elle-même du fluide dans l'atmosphère : une fuite volontaire, réglée pour l'urgence, à contrôler selon la fiche constructeur. f) Les instruments de mesure. Un thermomètre à pince ou à contact mesure la température réelle d'un tube. Comparé à la table de saturation (revoir G1 · code 1.03), l'écart donne la surchauffe ou le sous-refroidissement : c'est la méthode indirecte, sans ouvrir le circuit. g) Les systèmes de contrôle de l'huile. Un voyant d'huile sur le compresseur montre le niveau et l'aspect de l'huile. Un niveau qui baisse sans explication doit alerter : l'huile se mélange au fluide et s'échappe avec lui par une fuite — même logique que la trace d'huile sous un raccord (déjà vue en G4). h) Les réservoirs. La bouteille de liquide stocke le fluide condensé avant le détendeur. Plusieurs raccords (entrée, sortie, vanne de service) : autant de points à contrôler. L'isoler avant une intervention limite la quantité de fluide qui pourrait fuir. i) Les séparateurs de liquide et d'huile. Le séparateur de liquide , sur l'aspiration, retient le liquide résiduel pour éviter un coup de liquide au compresseur (il aspire du liquide au lieu de vapeur : casse immédiate, le liquide ne se comprime pas). Le séparateur d'huile , sur le refoulement, retient l'huile entraînée par le gaz chaud et la renvoie au compresseur. Sur les fluides très inflammables ou toxiques (hydrocarbures, ammoniac) et sur le CO₂, qui travaille à haute pression, ces mêmes organes existent mais avec des exigences renforcées propres à chaque fluide.
Où les trouver sur la croix du frigoriste — Détendeur à gauche, compresseur à droite, condenseur en haut, évaporateur en bas. Le séparateur d'huile se loge juste à la sortie du compresseur, côté droit, sur le refoulement. Le réservoir et le voyant liquide se trouvent sur la ligne liquide, entre le condenseur (haut) et le détendeur (gauche) — juste avant le détendeur. Le séparateur de liquide se loge juste avant l'entrée du compresseur, côté droit, sur l'aspiration.
Deux pressostats, pas un — Le pressostat de régulation pilote le fonctionnement normal : il coupe et relance le compresseur. Le pressostat de sécurité protège contre une pression anormale ; il n'est pas fait pour cycler en continu. Les confondre désactive une protection sans que ça se voie. Et avant toute intervention sur une vanne solénoïde, un thermostat ou un pressostat : consignation électrique , ce sont des organes électriques.
❓ Sur une installation en régime stable (pas au démarrage, pas juste après un dégivrage), le voyant liquide laisse voir un défilé continu de bulles. Que faut-il en penser ?
- Rien : c'est le fonctionnement normal d'un voyant liquide
- Le circuit manque probablement de fluide : une fuite est possible
- Le compresseur aspire trop de liquide
- Le dégivrage doit se déclencher
ℹ En régime stable, un voyant liquide propre montre du liquide plein tube, sans bulle. Des bulles qui persistent trahissent un mélange liquide + vapeur, donc un manque de charge — souvent une fuite. Quelques bulles transitoires au démarrage ou après un dégivrage sont normales ; c'est leur persistance en régime stable qui doit alerter.
Neuf organes d'un coup : les répartir en quatre familles pour ne pas noyer le groupe — CE QU'ON VOIT (voyant, pastille), CE QUI PILOTE (thermostat, pressostats, dégivrage), CE QUI PROTÈGE (protecteurs, séparateurs) et CE QUI STOCKE (réservoir). Sur une machine d'atelier, coffret électrique CONSIGNÉ, faire toucher du doigt chaque organe plutôt que projeter une liste. Ce code est déjà interrogé ailleurs dans le pack (voyant liquide, vanne solénoïde, vanne 4 voies, pressostat de régulation) sans qu'aucune fiche ne l'enseigne : insister particulièrement sur ces quatre-là. Pédagogie de la découverte : montrer une photo de voyant avec des bulles et demander « fuite ou pas, et pourquoi » avant de donner la réponse.
☐ ✅ ☐ ✏G2 · code 2.01Quarante ans d'histoire : de l'ozone au climat (g2a)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 2.01 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
Dit à l'élève : « Situer l'histoire : couche d'ozone, protocoles, politique climat »
🎧 Écouter la capsule : Quarante ans d'histoire : de l'ozone au climat ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 7 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Dans les années 1930, les CFC sont des fluides « miracle » : stables, ni toxiques, ni inflammables. Cinquante ans plus tard, la facture arrive : en 1985 , on découvre le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique — le chlore des CFC casse l'ozone qui filtre les UV-B . En 1987 , le protocole de Montréal organise leur sortie, puis celle des HCFC : la couche se répare, c'est le plus grand succès environnemental mondial. Mais les remplaçants, les HFC , inoffensifs pour l'ozone, sont de puissants gaz à effet de serre. Le combat change de terrain : Kyoto (1997) les inscrit parmi les six gaz visés, l' accord de Paris (2015) fixe le cap des +1,5 °C, et l' amendement de Kigali (2016) fait entrer les HFC… dans le protocole de Montréal. En Europe, le règlement F-Gas traduit tout cela en quotas, interdictions et obligations — celles de ton métier.
L'effet de serre en deux phrases — Le rayonnement solaire entre, la Terre renvoie de l'infrarouge, et certains gaz (CO₂, vapeur d'eau, méthane…) retiennent cette chaleur. Cet effet est vital — sans lui, il ferait environ −18 °C au lieu de +15 : c'est son renforcement par nos émissions qui pose problème.
Ozone et climat : deux problèmes, pas un — L' ODP mesure l'attaque de l'ozone (affaire de chlore et de brome ) ; le PRP mesure l'effet de serre. Un HFC a un ODP nul et un PRP énorme : excellent élève d'un côté, cancre de l'autre. Ne jamais confondre les deux bulletins.
❓ Pourquoi les HFC, qui ont sauvé la couche d'ozone, sont-ils aujourd'hui visés à leur tour ?
- Parce qu'ils contiennent encore un peu de chlore
- Parce qu'ils sont de puissants gaz à effet de serre, malgré leur ODP nul
- Parce qu'ils sont tous très inflammables
- Parce qu'ils sont toxiques pour l'homme
ℹ Zéro chlore : l'ozone est tranquille. Mais leur stabilité leur donne un fort pouvoir de réchauffement — d'où Kyoto, Kigali et le phase-down F-Gas. Le problème a changé de terrain, pas de molécules.
Cette fiche se RACONTE — le miracle, la catastrophe invisible, le sursaut mondial, la rechute climatique. Question à lancer avant d'afficher quoi que ce soit : « pourquoi a-t-on interdit des fluides techniquement parfaits ? ». Le pivot à faire retenir : KIGALI — les HFC, qui ne touchent pas l'ozone, entrent quand même dans Montréal, parce que c'est le traité qui fonctionne. Lien direct avec la fiche suivante (PRP, quotas) : l'histoire explique la réglementation, la réglementation explique les gestes du métier.
☐ ✅ ☐ ✏G2 · codes 2.01 · 2.02Impact environnemental et F-Gas (g2)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 2.01 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
Dit à l'élève : « Situer la politique climat internationale et européenne » - 2.02 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
Dit à l'élève : « Expliquer le PRP et les obligations du règlement (UE) 2024/573 »
🎧 Écouter la capsule : Impact environnemental et F-Gas ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Deux accords internationaux, deux problèmes différents. Le protocole de Montréal (1987) visait la couche d'ozone : il a fait disparaître les CFC puis les HCFC. La convention climat (Kyoto, Paris) vise le réchauffement : c'est elle qui s'attaque aux HFC, dont l'action sur l'ozone est nulle mais l'effet de serre considérable. Le PRP (potentiel de réchauffement planétaire, ou GWP) mesure cet effet, par kilogramme , en prenant le CO₂ comme étalon : PRP = 1 . L'impact réel d'une installation, lui, dépend aussi de la charge : c'est la tonne équivalent CO₂ . Le règlement (UE) 2024/573 — dit F-Gas III — organise la réduction progressive des quantités de HFC mises sur le marché ( phase-down ), attribue des quotas aux producteurs et importateurs, et interdit certains usages.
Le calcul qui sert tous les jours — tonnes éq. CO₂ = charge (kg) × PRP ÷ 1000 C'est cette valeur — pas le poids de fluide — qui déclenche une partie des obligations. Deux installations de même charge n'ont pas les mêmes contraintes si les fluides diffèrent.
ODP et PRP ne se confondent pas — Un HFC a un ODP nul (il ne détruit pas l'ozone) et pourtant un PRP fort . Dire « il ne touche pas l'ozone, donc il est propre » est faux. Et un PRP bas ne veut pas dire zéro impact : la question des PFAS se pose désormais sur certains fluides à bas PRP.
❓ Une installation contient 15 kg de R-32 (PRP = 675). Quelle est sa charge en tonnes équivalent CO₂ ?
- 4,5 t éq. CO₂
- 6,75 t éq. CO₂
- 10,13 t éq. CO₂
- 101,3 t éq. CO₂
ℹ 15 × 675 ÷ 1000 = 10,13 t éq. CO₂. Le piège classique est d'oublier la division par 1000 et de confondre les kilogrammes avec les tonnes équivalent CO₂.
Faire calculer l'équivalent CO₂ d'une machine de l'atelier, plaque signalétique en main : l'enjeu devient concret en trente secondes. Ne pas asséner les valeurs de PRP — les faire chercher sur la fiche du fluide. Relier explicitement à G4 et G5 : si le climat se joue sur les fuites, l'étanchéité et la récupération deviennent des gestes écologiques, pas des formalités.
☐ ✅ ☐ ✏G2 · mise en situationExercice — deux installations, deux impacts (x1)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 2.02 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
Dit à l'élève : « Calculer une charge en tonnes équivalent CO₂ »
🎧 Écouter la capsule : Exercice — deux installations, deux impacts ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 5 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Tu interviens sur deux machines dans le même bâtiment. Machine A — chambre froide, 12 kg de R-404A (PRP = 3922). Machine B — climatisation, 12 kg de R-32 (PRP = 675). Même charge, même bâtiment, même exploitant. Calcule la charge en tonnes équivalent CO₂ de chacune avant de répondre.
Rappel de la formule — tonnes éq. CO₂ = charge (kg) × PRP ÷ 1000
❓ À charge égale (12 kg), quel est le rapport d'impact climatique entre la machine A (R-404A) et la machine B (R-32) ?
- Le même impact : la charge est identique
- La machine A pèse environ 6 fois plus lourd (47,1 contre 8,1 t éq. CO₂)
- La machine B pèse plus lourd, le R-32 est inflammable
- On ne peut pas comparer deux fluides différents
ℹ A : 12 × 3922 ÷ 1000 = 47,1 t éq. CO₂. B : 12 × 675 ÷ 1000 = 8,1 t éq. CO₂. Soit environ 6 fois plus pour la même quantité de fluide : c'est le PRP qui fait la différence, pas le poids.
Exercice à faire au tableau, calculatrice en main, AVANT de donner le résultat. L'effet pédagogique tient à la surprise du facteur 6 sur une charge identique. Enchaîner sur la question « et si les deux fuient d'un kilo ? » — c'est le meilleur passage vers G4 (étanchéité) : la fuite ne se paie pas au kilo, elle se paie au PRP.
☐ ✅ ☐ ✏G3 · codes 3.01 → 3.05Contrôles avant mise en service (g3)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 3.01 A1 pratique · A2 pratique
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler la résistance du système
Dit à l'élève : « Réaliser une épreuve de pression de résistance » - 3.02 A1 pratique · A2 pratique
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler l'étanchéité du système
Dit à l'élève : « Réaliser une épreuve de pression d'étanchéité » - 3.03 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Utiliser une pompe à vide
Dit à l'élève : « Utiliser une pompe à vide » - 3.04 A1 pratique · A2 pratique
Faire le vide dans le système pour évacuer l'air et l'humidité selon la pratique habituelle
Dit à l'élève : « Faire le vide : évacuer l'air et l'humidité » - 3.05 A1 théorique · A2 théorique
Consigner les données dans le registre de l'équipement et rédiger un rapport portant sur un ou plusieurs des essais et des contrôles effectués durant l'examen
Dit à l'élève : « Consigner le registre et rédiger le rapport d'essais »
🎧 Écouter la capsule : Contrôles avant mise en service ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 8 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Deux épreuves, deux buts, souvent enchaînées. L' épreuve de résistance vérifie que l'assemblage tient mécaniquement. L' épreuve d'étanchéité vérifie qu'il ne laisse rien passer. Les pressions d'épreuve se prennent sur la documentation constructeur et la norme applicable — jamais à l'estime. Vient ensuite le tirage au vide . Il ne sert pas à « faire propre » : il extrait l' air (incondensable, qui fait monter la haute pression) et l' humidité (qui gèle au détendeur et attaque l'huile). Sous vide, l'eau bout à température ambiante — c'est exactement ce qu'on cherche. Enfin, on consigne : registre et rapport d'essais font partie du geste professionnel. Comment conclut-on l'épreuve d'étanchéité ? On relève la pression d'azote au manomètre (l'appareil qui mesure la pression) au début de l'essai, puis on attend la durée prévue — selon la documentation constructeur, à faire valider. Si la pression reste stable (ou « stabilisée ») pendant toute cette durée, le circuit est déclaré étanche. À l'inverse, une chute de pression signale une fuite quelque part dans le circuit, même si elle est minime. Un piège classique : la température de l'atelier fait elle aussi varier la pression, sans qu'il y ait de fuite. Dans un circuit fermé, la pression de l'azote augmente un peu quand l'air ambiant se réchauffe, et diminue un peu quand il refroidit. On regarde donc la tendance sur toute la durée de l'épreuve, pas un seul chiffre isolé, et on corrige qualitativement une petite variation liée à la température avant de conclure trop vite à une fuite.
Geste interdit — sans discussion — Toute mise en pression se fait à l' azote , et à l'azote seulement. Jamais d'oxygène — au contact de l'huile du circuit, le mélange est explosif. Jamais d'air comprimé — il apporte de l'humidité et contient de l'oxygène. Ce geste ne se discute pas et ne se découvre pas : il s'impose.
Le vide qui remonte — Après avoir isolé la pompe, on surveille : si le vide remonte, il y a une fuite ou de l'humidité résiduelle. Un tirage au vide réussi, c'est un vide qui tient . Valeurs cibles et durées : selon doc constructeur, à faire valider.
Localiser la fuite : l'eau savonneuse — Si la pression chute, on cherche la fuite raccord par raccord et brasure par brasure , en badigeonnant de l' eau savonneuse au pinceau ou au pulvérisateur. Une bulle qui apparaît et grossit indique l'endroit exact de la fuite. Ce geste simple, sans appareil, vient après le contrôle de stabilité de la pression : il sert à localiser précisément une fuite déjà détectée.
❓ Vous devez réaliser une épreuve de pression sur un circuit neuf. Quel gaz utilisez-vous ?
- De l'air comprimé, c'est le plus disponible en atelier
- De l'oxygène, il est déjà sur le chariot de brasage
- De l'azote sec
- Le fluide frigorigène de l'installation
ℹ Azote sec uniquement. L'oxygène en présence d'huile peut provoquer une explosion ; l'air comprimé apporte de l'humidité et de l'oxygène ; le fluide frigorigène ne se rejette jamais à l'atmosphère.
Pour la catégorie D, seul le code 3.03 (pompe à vide) est dans le champ : ne pas emmener un groupe D sur l'épreuve de pression. Faire monter le montage azote sur un poste d'essai dédié, jamais sur une installation client en première approche. L'anecdote qui marque : une bouteille mal identifiée, de l'oxygène branché par erreur sur un circuit huilé. Faire lire un vacuomètre en direct pendant un tirage réel, et faire chercher « pourquoi le vide remonte-t-il ? ».
☐ ✅ ☐ ✏G4 · codes 4.01 · 4.02 · 4.03Où fuit une installation ? (g4a)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 4.01 A1 théorique · A2 théorique · E théorique
Connaître les points de fuite potentiels des équipements de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
Dit à l'élève : « Identifier les points de fuite potentiels d'une installation » - 4.02 A1 théorique · A2 théorique · E théorique
Consulter le registre de l'équipement avant tout contrôle d'étanchéité et relever les informations pertinentes concernant des problèmes récurrents ou des parties problématiques du système nécessitant une attention particulière
Dit à l'élève : « Consulter et exploiter le registre avant le contrôle » - 4.03 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Effectuer un contrôle visuel et manuel de tout le système au sens du règlement (CE) n° 1516/2007 de la Commission
Dit à l'élève : « Réaliser un contrôle visuel et manuel »
Une fuite ne sort pas d'un tube plein. Elle sort d'un point d'assemblage ou d'une pièce en mouvement : raccords mécaniques (flare, à visser), brasures poreuses ou mal pénétrées, presse-étoupes de vannes, joints, raccords vissés des voyants, filtres et pressostats, et tout ce qui vibre — compresseur, tuyauteries mal fixées. Avant de sortir le moindre instrument, on lit le registre : quelle charge, quel fluide, quelles fuites déjà détectées, qu'a-t-on réparé et quand. Un point déjà réparé est un point à recontrôler en priorité , pas un point clos. Vient ensuite le contrôle visuel et manuel , sans électronique : traces d'huile (le fluide entraîne l'huile en fuyant), corrosion, givre anormal, serrage des raccords accessibles, état des fixations. Actualité au 1er août 2026. Le référentiel 2024/2215 cite encore le règlement (CE) n° 1516/2007 pour les compétences 4.03 à 4.07. Ce texte a été abrogé le 23 juillet 2026 par le règlement 2026/1444, sans remplacement. Les distinctions directe et indirecte restent évaluées par le référentiel ; sur le terrain, la procédure actuelle du site, la notice et les consignes validées priment. 🔎 Lancer le cours interactif : l’étanchéité — de l’indice à la preuve ▸ Un parcours très visuel commun à g4a, g4b et g4c : registre, points sensibles, méthodes indirecte et directe, détecteur et traçabilité.
L'ordre ne s'invente pas — Registre → visuel et manuel → méthode indirecte → méthode directe. Chaque étape oriente la suivante. On ne contrôle jamais à l'aveugle : le registre oriente le contrôle avant même d'ouvrir la porte du local technique.
La trace d'huile — Une trace d'huile sous un raccord n'est pas une salissure : c'est la signature d'une fuite . Le fluide s'échappe, l'huile miscible reste. Inversement, un bac de condensats bouché peut masquer une fuite pendant des semaines.
❓ Vous arrivez sur une installation pour un contrôle périodique d'étanchéité. Par quoi commencez-vous ?
- Par balayer tous les raccords au détecteur électronique
- Par consulter le registre de l'installation
- Par mettre le circuit sous pression d'azote
- Par relever les pressions au manomètre
ℹ Le registre donne la charge, le fluide, l'historique des fuites et des réparations. Il oriente le contrôle : les points déjà réparés sont à revoir en priorité.
Pédagogie de la découverte : emmener le groupe devant une machine d'atelier et faire CHERCHER les points de fuite avant de donner la liste. Les stagiaires en trouvent la moitié seuls, on complète — la liste donnée d'emblée ne se retient pas. Insister sur le registre : c'est le réflexe qui distingue le professionnel du bricoleur, et c'est évalué.
☐ ✅ ☐ ✏G4 · codes 4.04 · 4.05Méthode indirecte — mesurer et interpréter (g4b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 4.04 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Effectuer un contrôle de l'étanchéité du système au moyen d'une méthode indirecte conformément au règlement (CE) n° 1516/2007 et du manuel d'utilisation du système
Dit à l'élève : « Mettre en œuvre la méthode indirecte (mesures et tables) » - 4.05 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Utiliser des instruments de mesure portables tels que des manomètres, des thermomètres et des multimètres pour mesurer les volts, ampères et ohms en appliquant des méthodes indirectes de contrôle de l'étanchéité, et interpréter les paramètres mesurés
Dit à l'élève : « Utiliser les instruments portables et interpréter les mesures »
La méthode indirecte ne détecte pas la fuite : elle détecte un fonctionnement anormal qui la trahit. On relève les pressions (BP et HP) au manomètre et les températures au thermomètre de contact, puis on compare à la table de saturation du fluide présent. Une pression plus basse que la valeur théorique attendue, une surchauffe qui grimpe au-delà des 5 à 10 K habituels, un sous-refroidissement qui s'effondre sous les 4 à 8 K : autant d'indices convergents d'un manque de charge. Le multimètre complète le tableau (intensité absorbée, cohérence électrique). 📊 Ouvrir directement la méthode indirecte ▸ Illustrations, instruments à associer et enquête guidée : les mesures soupçonnent une fuite sans prétendre la localiser.
Trois instruments, trois informations — Manomètre (BP/HP) → écart avec la table de saturation. Thermomètre de contact → surchauffe et sous-refroidissement. Multimètre → cohérence électrique du compresseur. Un seul indice ne conclut rien ; c'est leur convergence qui oriente.
Relatif ou absolu ? — Toujours le même piège : ne pas confondre pression relative (lue au manomètre) et pression absolue (souvent utilisée dans les tables). Écart : environ 1 bar. Et un fluide n'a jamais la table d'un autre.
❓ En quoi consiste la méthode indirecte de contrôle d'étanchéité ?
- Utiliser un détecteur électronique le long des raccords
- Suivre les paramètres de fonctionnement (pressions, températures, surchauffe)
- Mettre le circuit sous pression d'azote
- Injecter un traceur UV dans le circuit
ℹ La méthode indirecte analyse le fonctionnement : pressions, températures, surchauffe et sous-refroidissement comparés aux valeurs attendues. Elle ne localise pas la fuite, elle la soupçonne.
Le cœur du parcours E, et le module qui prend le plus de temps d'atelier. Faire manipuler manomètre + thermomètre EN BINÔME sur une machine, puis confronter les relevés à une vraie table de saturation. Tant que le stagiaire ne sait pas dire « la table annonce X, je mesure Y, donc… », la compétence n'est pas acquise. Ne pas accepter un relevé recopié : faire refaire la mesure.
☐ ✅ ☐ ✏G4 · codes 4.06 · 4.07 · 4.08 · 4.09Méthode directe et consignation (g4c)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 4.06 A1 pratique · A2 pratique
Contrôler l'étanchéité du système au moyen d'une des méthodes directes visées au règlement (CE) n° 1516/2007
Dit à l'élève : « Mettre en œuvre une méthode directe en intervenant dans le circuit » - 4.07 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Contrôler l'étanchéité du système au moyen d'une des méthodes directes ne nécessitant pas d'intervenir dans le circuit de réfrigération et visées au règlement (CE) n° 1516/2007
Dit à l'élève : « Mettre en œuvre la méthode directe sans intervenir dans le circuit » - 4.08 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Utiliser un dispositif électronique de détection des fuites
Dit à l'élève : « Utiliser un détecteur électronique de fuites » - 4.09 A1 théorique · A2 théorique · E théorique
Consigner les données dans le registre de l'équipement
Dit à l'élève : « Consigner le contrôle dans le registre »
La méthode directe localise physiquement la fuite. Pour la catégorie E, elle se pratique sans accéder au circuit : c'est le code 4.07 . Le code 4.06, qui suppose d'intervenir dans le circuit, n'est pas dans le champ de la catégorie E. Le code 4.06 distingue les méthodes directes qui supposent d' intervenir dans le circuit . Le code 4.07 vise celles qui n'exigent pas cette intervention. Le référentiel 2024/2215 rattache encore ces mots au règlement 1516/2007, mais ce texte a été abrogé le 23 juillet 2026 sans remplacement. La méthode réellement autorisée dépend donc de la procédure actuelle, de l'installation et du périmètre de certification. Le détecteur électronique réagit à la présence de molécules de fluide dans l'air : on balaie la sonde lentement , le long des points repérés à l'étape visuelle. L' eau savonneuse localise par les bulles ; le traceur UV révèle les fuites intermittentes ou d'accès difficile. Sensibilité et étalonnage : selon doc constructeur, à faire valider. Le code 4.09 exige de consigner le contrôle. On note : date, méthode, points contrôlés, résultat, et en cas de fuite la localisation précise et la suite donnée. 🧪 Ouvrir directement la méthode directe ▸ Détecteur illustré, choix de méthode, balayage ciblé, confirmation et passage final au registre.
Une alerte se confirme — Le détecteur qui siffle ne conclut rien tout seul. On repasse , ventilateurs à l'arrêt si possible — l'air brassé disperse le nuage de fluide et fait sonner l'appareil à côté de la vraie fuite. Deux passages concordants, sinon on ne conclut pas.
L'instrument aussi se contrôle — Un détecteur non étalonné donne une conformité qui ne vaut rien. Étalonnage périodique selon la réglementation applicable, et vérification au gaz de référence avant utilisation . Le registre doit pouvoir dire avec quel appareil le contrôle a été fait.
❓ Votre détecteur électronique sonne au niveau d'un raccord, le ventilateur du condenseur tournant à plein régime. Que faites-vous ?
- Vous concluez à une fuite et vous la consignez
- Vous confirmez par un second passage, ventilateur à l'arrêt si possible
- Vous changez le raccord immédiatement
- Vous ignorez l'alerte, l'air fausse toujours la mesure
ℹ Une alerte se confirme avant d'être conclue. L'air brassé disperse le fluide et peut faire sonner l'appareil loin de la fuite réelle : on repasse dans des conditions plus calmes.
Insister sur la frontière 4.06 / 4.07 avec un groupe E : elle définit le métier. « Je contrôle, je n'ouvre pas. » Faire manipuler le détecteur sur une fuite calibrée d'atelier et faire constater qu'un balayage trop rapide passe à côté. Terminer par le remplissage d'un registre réel — un contrôle non consigné n'existe pas.
☐ ✅ ☐ ✏G4 · mise en situation · parcours EDétective — le contrôle qui tourne mal (x4)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 4.02 A1 théorique · A2 théorique · E théorique
Consulter le registre de l'équipement avant tout contrôle d'étanchéité et relever les informations pertinentes concernant des problèmes récurrents ou des parties problématiques du système nécessitant une attention particulière
Dit à l'élève : « Exploiter le registre pour orienter le contrôle » - 4.08 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Utiliser un dispositif électronique de détection des fuites
Dit à l'élève : « Utiliser le détecteur dans de bonnes conditions »
🎧 Écouter la capsule : Détective — le contrôle qui tourne mal ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Contrôle périodique d'étanchéité chez un client. Le registre t'apprend qu'une fuite a été réparée il y a trois mois sur un raccord flare de la ligne liquide. Le contrôle visuel ne montre rien sur le raccord réparé. Ton détecteur électronique sonne en passant près du condenseur — ventilateur en marche. Sur la machine, la plaque indique un fluide différent de celui noté au registre l'an dernier.
Trois indices, trois réflexes — Un point réparé se recontrôle en priorité , même s'il semble propre. Une alerte détecteur près d'un ventilateur en marche se confirme brassage arrêté. Et une incohérence plaque/registre se signale — elle change la table de saturation à utiliser.
❓ Le détecteur a sonné près du condenseur, ventilateur en marche. Quelle est la suite correcte ?
- Consigner « fuite au condenseur » dans le registre
- Arrêter le ventilateur, refaire un passage lent, et recontrôler aussi le raccord réparé
- Resserrer tous les raccords du condenseur par précaution
- Ignorer l'alerte : l'air brassé fausse toujours le détecteur
ℹ L'air brassé disperse le nuage de fluide : l'appareil peut sonner loin de la fuite réelle. On confirme ventilateur à l'arrêt, et le registre a déjà désigné le suspect n° 1 : le point réparé.
Exercice taillé pour le parcours E : tout se joue SANS ouvrir le circuit. Laisser débattre sur la proposition « resserrer tous les raccords » — elle paraît professionnelle mais c'est une intervention non justifiée, et sur un parcours E on ne touche pas au circuit. L'incohérence plaque/registre est le détail que presque personne ne relève : celui qui le voit a le réflexe métier.
☐ ✅ ☐ ✏G5 · codes 5.01 → 5.04Récupérer sans émettre (g5a)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.01 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Connecter et déconnecter les jauges et lignes en produisant le minimum d'émissions
Dit à l'élève : « Connecter et déconnecter avec un minimum d'émissions » - 5.02 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Vider et remplir un cylindre de réfrigérant à l'état liquide et à l'état gazeux
Dit à l'élève : « Vider et remplir un cylindre, en phase liquide et gazeuse » - 5.03 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Utiliser un dispositif de récupération des réfrigérants et connecter et déconnecter ce dispositif en produisant le minimum d'émissions
Dit à l'élève : « Utiliser un dispositif de récupération » - 5.04 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Vider l'huile contaminée par le réfrigérant d'un système
Dit à l'élève : « Vidanger l'huile contaminée »
🎧 Écouter la capsule : Récupérer sans émettre ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 7 écrans, 8 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Chaque connexion et chaque déconnexion est un point de fuite : le geste est lent, contrôlé, flexibles purgés. Avant de récupérer, on arrête et on isole le système. Le groupe de récupération transfère le fluide vers un cylindre prévu pour, en phase gazeuse ou liquide selon la situation. Le cylindre respecte un taux de remplissage maximal — jamais rempli à ras : le liquide se dilate avec la température, et un cylindre plein est un danger. On pèse avant , sinon on ne saura jamais combien on a réellement récupéré. L' huile du compresseur est contaminée par nature : elle se récupère à part, comme un déchet dangereux. Elle ne se dégaze pas, elle ne se mélange pas au fluide. Une fois le fluide récupéré, il reste un dernier geste : vidanger l'huile du compresseur. Cette huile garde du fluide dissous dedans. Ce fluide dissous continue à dégazer : il relâche lentement des vapeurs, même une fois l'huile sortie de la machine. On vide l'huile dans un récipient fermé et étiqueté , jamais dans un bidon ouvert. Sinon, ces vapeurs s'échappent : c'est une émission de plus, exactement comme une fuite. On note la quantité d'huile vidangée, comme on pèse le fluide récupéré : sans cette trace, personne ne peut vérifier que rien n'a été perdu en route. L'huile contaminée part ensuite en déchet dangereux , avec son bordereau — le document qui suit le déchet jusqu'à son traitement final.
Récupéré, recyclé, régénéré — Récupéré : sorti de la machine — c'est un déchet tant qu'il n'a pas été traité. Recyclé : nettoyé sommairement — réemploi limité, typiquement sur la même installation ou le même exploitant. Régénéré : ramené aux spécifications d'un fluide neuf par une filière agréée — réutilisable comme du neuf.
Ne jamais mélanger — Deux fluides différents dans le même cylindre, et le contenu devient impossible à recycler ou à régénérer : il part en destruction, aux frais de l'entreprise. Un cylindre, un fluide, une étiquette.
Vider l'huile : le bon ordre — On vide l'huile après avoir récupéré le fluide, jamais avant : sinon on relâche dans l'air du fluide encore dissous dedans, sans même le mesurer. Récipient fermé et étiqueté, quantité notée, déchet dangereux avec bordereau — c'est le geste complet de la vidange.
❓ Pourquoi ne remplit-on jamais un cylindre de récupération à ras bord ?
- Pour qu'il reste transportable à la main
- Parce que le liquide se dilate avec la température : un taux de remplissage maximal doit être respecté
- Pour laisser de la place au fluide suivant
- Parce que la balance ne mesure pas au-delà
ℹ Le fluide liquide se dilate quand la température monte. Un cylindre trop rempli n'a plus de volume d'expansion : le taux de remplissage maximal n'est pas une précaution, c'est une règle de sécurité.
Cœur du parcours D : chaque stagiaire branche, purge et pèse lui-même, sans exception. L'anecdote qui marque mieux qu'un discours : un cylindre trop rempli laissé au soleil. Relier systématiquement à G2 — un geste de récupération soigné est un geste écologique, pas une contrainte administrative. Faire chercher sur le log p-h si le fluide observé est sous-refroidi, saturé ou surchauffé avant de donner la réponse.
☐ ✅ ☐ ✏G5 · codes 5.05 → 5.09Peser, charger, stocker, tracer (g5b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.05 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
Dit à l'élève : « Déterminer l'état du fluide et charger sans perte » - 5.06 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Choisir le bon type de balance et l'utiliser pour peser le réfrigérant
Dit à l'élève : « Choisir la balance adaptée et peser » - 5.07 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Consigner dans le registre de l'équipement toutes les informations pertinentes concernant le réfrigérant récupéré ou ajouté
Dit à l'élève : « Consigner l'opération dans le registre » - 5.08 A1 théorique · A2 théorique · D théorique
Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
Dit à l'élève : « Appliquer les prescriptions de gestion, stockage et transport » - 5.09 A1 théorique · A2 théorique · D théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de remplissage, de récupération, de stockage et de transport des hydrocarbures et des huiles, y compris lorsqu'ils sont contaminés, ainsi que d'installation d'équipements et de systèmes tributaires des hydrocarbures
Dit à l'élève : « Gérer les hydrocarbures et leurs huiles, y compris contaminés »
🎧 Écouter la capsule : Peser, charger, stocker, tracer ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 8 écrans, 9 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Pour charger, on détermine d'abord l' état du fluide et la quantité prévue (plaque signalétique, doc constructeur). La charge se contrôle à la balance , jamais « au manomètre » : le manomètre dit comment la machine se comporte, la balance dit combien on a mis. Cas particulier des mélanges zéotropes : ils se chargent en phase liquide , faute de quoi les composants se séparent et la composition du circuit dérive. L' huile suit le fluide, et elle en dépend. Les anciens fluides chlorés travaillaient avec de l'huile minérale ; les HFC et les HFO demandent une huile de synthèse, le plus souvent polyolester (POE) . Les deux ne se mélangent pas : sur un changement de fluide, l'huile se change aussi — c'est ce qui distingue un retrofit d'un simple drop-in. La POE absorbe l'humidité de l'air très vite : bidon refermé aussitôt, circuit jamais laissé ouvert. Le type exact d'huile se lit sur la plaque ou la doc constructeur , jamais au jugé. Une huile retirée d'un circuit est contaminée : elle contient du fluide dissous. Elle ne se jette pas, elle part en déchet dangereux vers une filière agréée, avec son bordereau. Pour les hydrocarbures , fluide et huile sont en plus inflammables : récipients adaptés et fermés, à l'écart de toute source de chaleur ou d'étincelle, transport selon la réglementation applicable et la fiche de données de sécurité. Le registre est la preuve légale de toute opération sur le fluide : quantité ajoutée, quantité récupérée, date, intervenant. Le rejet volontaire à l'atmosphère est strictement interdit et sanctionné. Avant de charger, on regarde aussi dans quelle condition se trouve le fluide, en plus de savoir s'il est liquide ou gazeux. À une pression donnée, le fluide peut être saturé : le liquide et la vapeur sont présents ensemble, à la température de changement d'état. Il peut être sous-refroidi : c'est un liquide plus froid que sa température de saturation, donc sans aucune vapeur mélangée. Il peut être surchauffé : c'est une vapeur plus chaude que sa température de saturation, donc sans aucune goutte de liquide. Cette condition guide la méthode de remplissage : on ne prélève pas de la même façon un liquide sous-refroidi, pris en bas de la bouteille, et une vapeur surchauffée, prise en haut. Un fluide récupéré n'est pas forcément perdu : il a trois devenirs possibles. La réutilisation (ou réemploi) : le fluide récupéré est rechargé tel quel, sans retraitement, dans la machine d'où il vient, chez le même détenteur (celui qui possède ou utilise l'installation). Le recyclage : le fluide subit un nettoyage de base, comme une filtration et un séchage. La régénération : un retraitement complet, réalisé en filière spécialisée, qui redonne au fluide les caractéristiques du fluide neuf. Un fluide régénéré s'achète : on ne le régénère jamais soi-même à l'atelier.
La balance prime — On pèse avant et après . Sans pesée initiale, la quantité récupérée ou ajoutée n'est qu'une estimation — et une estimation ne se consigne pas dans un registre.
Stockage et transport — Cylindres arrimés, debout, étiquetés, à l'abri de la chaleur ; les fluides inflammables (hydrocarbures, A2L) obéissent en plus aux règles de leur classe. Conditions détaillées : selon la réglementation applicable et la fiche de données de sécurité, à faire valider.
Réemploi n'est pas retraitement — On pourrait croire qu'un fluide récupéré doit toujours passer par le recyclage ou la régénération avant de resservir. C'est faux : réutiliser le fluide récupéré sur sa machine d'origine , chez le même détenteur (celui qui possède ou utilise cette machine), est légal et ne demande aucun retraitement.
❓ Avec quoi contrôle-t-on la quantité de fluide chargée dans une installation ?
- Un manomètre
- Une balance de précision
- Un thermomètre
- Un vacuomètre
ℹ La charge se mesure au poids, avec une balance. Les pressions renseignent sur le fonctionnement, pas sur la quantité de fluide présente dans le circuit.
Le geste à faire répéter : peser AVANT. Beaucoup de stagiaires pèsent après et déduisent — c'est faux dès qu'il reste du fluide dans le cylindre. Sur un groupe A2, insister sur la précision : sur une charge de 800 g, 50 g d'écart changent le comportement de la machine. Faire remplir un registre à chaque manipulation d'atelier, même en exercice.
☐ ✅ ☐ ✏G5 · mise en situation · parcours DDétective — la bouteille de récupération (x3)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 5.02 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Vider et remplir un cylindre de réfrigérant à l'état liquide et à l'état gazeux
Dit à l'élève : « Gérer le remplissage des cylindres en sécurité » - 5.06 A1 pratique · A2 pratique · D pratique
Choisir le bon type de balance et l'utiliser pour peser le réfrigérant
Dit à l'élève : « Peser à chaque étape »
🎧 Écouter la capsule : Détective — la bouteille de récupération ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Récupération sur une chambre froide avant remplacement d'un composant. Tu as pesé la bouteille avant de commencer — bon réflexe. La récupération avance, et la balance approche du niveau maximal admissible de la bouteille… mais il reste visiblement du fluide dans le circuit. Sur l'étagère du fourgon : une bouteille de récupération vide , et une bouteille entamée qui contient déjà un autre fluide.
Ce qui ne se négocie pas — Le taux de remplissage maximal protège contre la dilatation du liquide : dépassé, la bouteille devient dangereuse à la première montée en température. Et un mélange de fluides est impossible à recycler ou régénérer : il part en destruction.
❓ La bouteille atteint son niveau maximal et il reste du fluide à récupérer. Que fais-tu ?
- Je complète un peu au-delà du niveau : quelques centaines de grammes ne changent rien
- Je bascule sur la bouteille vide, et je pèse celle-ci avant de continuer
- Je termine dans la bouteille entamée de l'autre fluide, elle a de la place
- J'arrête là : le fluide restant peut rester dans le circuit ouvert
ℹ On change de bouteille, on pèse la nouvelle avant, et on continue. Dépasser le niveau est un risque mécanique réel ; mélanger deux fluides condamne le lot ; laisser du fluide dans un circuit qu'on va ouvrir finit à l'atmosphère.
Cœur de cible du parcours D. La proposition « quelques centaines de grammes » fait toujours débat — c'est voulu : elle ressemble au bon sens de chantier. Rappeler l'anecdote de la bouteille au soleil. En atelier, faire refaire la double pesée : bouteille pleine fermée, étiquetée, consignée au registre ; nouvelle bouteille pesée AVANT le premier gramme.
☐ ✅ ☐ ✏G6 · codes 6.01 · 6.03 · 6.05 · 6.07Le compresseur (g6)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 6.01 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
Dit à l'élève : « Expliquer le principe du compresseur et ses risques de fuite » - 6.03 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
Dit à l'élève : « Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle » - 6.05 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Vérifier le circuit de retour de l'huile
Dit à l'élève : « Vérifier le retour d'huile » - 6.07 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Rédiger un rapport sur l'état du compresseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
Dit à l'élève : « Rédiger un rapport d'état »
🔧 Lancer le cours interactif : le compresseur, du piston au volume balayé ▸ Le Module Compresseur du portail FRIGOLO, ré-exploité pour la formation : types de compresseurs, fonctionnement du piston, volume balayé, rendement volumétrique et échauffement de compression — curseurs à manipuler et feuille de résultats imprimable. 🛠️ S'entraîner aux gestes : installer, régler, vérifier le compresseur ▸ 13 écrans dans le moteur des modules condenseur et évaporateur : la plaque signalétique, l'assise et les sécurités, régler en prouvant à l'instrument, la vanne d'aspiration, l'huile et son retour, le séparateur — deux contrôles corrigés. Le compresseur est le seul organe actif du cycle : il aspire la vapeur basse pression et la refoule en haute pression. Tout le reste est passif. Ses points de fuite privilégiés : raccords, vannes de service, presse-étoupe, bornes de traversée sur les hermétiques. Ses sécurités — pressostats HP et BP, protection thermique — se règlent selon la fiche constructeur , jamais à l'estime. L' huile lubrifie, refroidit et assure l'étanchéité interne. Elle circule avec le fluide et doit revenir : un retour d'huile défaillant est une cause fréquente de panne prématurée, et souvent le premier signe visible d'un problème de conception des lignes. On distingue plusieurs types de compresseur, selon la façon dont la vapeur est comprimée. Le compresseur à piston comprime par un mouvement de va-et-vient, comme une pompe à vélo. Le compresseur scroll (deux spirales imbriquées, une fixe et une mobile qui tourne à l'intérieur) comprime en continu, sans à-coups : c'est la technologie la plus répandue en climatisation. Le compresseur à vis comprime la vapeur entre deux rotors qui s'engrènent ; on le trouve sur les grosses puissances. Il existe aussi trois architectures , selon la manière dont le moteur électrique entraîne le compresseur. En hermétique , le moteur et le compresseur sont enfermés ensemble dans une coque soudée : aucun arbre ne sort à l'extérieur, donc aucune fuite possible à cet endroit, mais la coque ne s'ouvre pas et le compresseur n'est pas réparable. En semi-hermétique , la coque est boulonnée : on peut l'ouvrir pour intervenir à l'intérieur, en refaisant les joints au remontage. En ouvert , le moteur est séparé du compresseur et l'entraîne par un arbre qui traverse la coque de part en part ; cet arbre passe par une garniture (un joint tournant), qui est un point de fuite classique à surveiller sur ce type de machine. Pour vérifier que le retour d'huile fonctionne bien, on contrôle le niveau d'huile au voyant d'huile : un petit hublot placé sur le carter du compresseur. On regarde ce voyant machine en marche stabilisée (après quelques minutes de fonctionnement, pas juste au démarrage) : le niveau doit rester visible dans la zone du voyant, sans descendre en dessous. La zone exacte à respecter est donnée par la documentation constructeur , à faire valider avant de conclure sur un manque ou un excès d'huile. Après toute intervention sur un compresseur, on rédige un rapport . Il rassemble trois choses : ce qu'on a observé (bruits anormaux, niveau d'huile au voyant, valeurs relevées comme les pressions ou la température de refoulement), ce qu'on a fait (pièce changée, réglage effectué, essai réalisé), et tout problème restant qui pourrait, plus tard, entraîner une panne ou une fuite. Ce rapport est daté et signé : c'est ce qui permet au prochain intervenant de savoir où en est la machine, sans tout redécouvrir. 🔧 Lancer le cours interactif : le circuit, organe par organe ▸ La croix du frigoriste, chaque organe en fiche animée (piston, scroll et vis compris), les serpentins du condenseur et de l'évaporateur, la régulation du détendeur, l'exercice « suivez le fluide », la bibliothèque des 10 organes et un défi final de 10 questions. 📘 Lancer le cours interactif : Tome 3 — la technologie de l'organe ▸ les quatre technologies de compression — piston, scroll, vis et rotatif — chacune en vue isolée, avec son symbole normalisé et son fonctionnement interne animé.
Ce que dit une température de refoulement — Un refoulement anormalement chaud oriente vers un manque de fluide , une surchauffe excessive ou un mauvais retour d'huile . Trois causes, un seul symptôme : on croise avec les autres relevés avant de conclure.
Geste interdit — Consignation électrique avant toute intervention sur les sécurités ou les raccords du compresseur. Et un compresseur à l'arrêt peut rester sous pression longtemps : on ne le dépose jamais sans avoir vérifié.
À quoi sert le rapport — Un rapport n'est pas une formalité administrative : c'est la mémoire de la machine. Un problème noté mais non résolu (par exemple un bruit anormal ou une trace d'huile suspecte) doit être signalé dans le rapport même s'il n'empêche pas la machine de tourner aujourd'hui.
❓ À quoi sert le réchauffeur de carter d'un compresseur ?
- À augmenter la puissance frigorifique
- À éviter la migration du fluide dans l'huile pendant les arrêts
- À chauffer le local technique
- À faire fondre le givre de l'évaporateur
ℹ À l'arrêt, le fluide migre vers le point froid et se dissout dans l'huile du carter. Au démarrage, l'huile diluée ne lubrifie plus : le réchauffeur maintient le carter assez chaud pour éviter cette migration.
Rappeler que le composant est TIRÉ AU SORT à l'épreuve : les quatre modules se travaillent. Faire repérer les organes de sécurité sur un compresseur d'atelier, coffret ouvert et CONSIGNÉ. Pédagogie de la découverte : faire mesurer une surchauffe anormalement élevée sans donner la cause, laisser remonter vers l'hypothèse retour d'huile ou clapet usé.
☐ ✅ ☐ ✏G6 · codes 6.02 · 6.04 · 6.06 · 6.08Compresseur — installer, régler, vérifier (g6b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 6.02 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Installer correctement un compresseur, y compris le matériel de contrôle et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produisent une fois le système en fonctionnement
Dit à l'élève : « Installer un compresseur et ses sécurités sans provoquer de fuite » - 6.04 A1 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler les soupapes d'aspiration
Dit à l'élève : « Régler les soupapes d'aspiration selon la fiche constructeur » - 6.06 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre en marche et arrêter un compresseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
Dit à l'élève : « Démarrer, arrêter et contrôler un compresseur par la mesure » - 6.08 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025 ⚠ groupe tiré au sort
Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance des compresseurs
Dit à l'élève : « Connaître les leviers d'efficacité énergétique du compresseur »
🛠️ Lancer le cours interactif : installer, régler, vérifier le compresseur ▸ 13 écrans : trois enveloppes de machines, la plaque signalétique, poser sans transmettre, le matériel de sécurité qui fait partie de l'installation, sécurité contre contrôle, la vanne d'aspiration et ses trois positions, l'huile du carter au séparateur — deux contrôles corrigés. Ce cours prolonge la fiche sur le compresseur. Il explique le geste : comment on l' installe , comment on règle ses soupapes, comment on le démarre , l' arrête et le contrôle . Une fois en marche, l'installation ne doit provoquer aucune fuite . Avant la toute première mise en service, on teste l'étanchéité de tout le circuit à l' azote — jamais à l'oxygène, jamais à l'air comprimé — à la pression indiquée par la norme applicable. Les appareils de contrôle et de sécurité (ils surveillent le compresseur et le coupent en cas d'anomalie) s'installent en même temps que lui, pas après coup. La soupape d'aspiration est le clapet qui laisse entrer la vapeur basse pression dans le compresseur à chaque cycle. Son réglage suit toujours la fiche constructeur : une soupape mal réglée fait perdre de la puissance, ou abîme le compresseur. Au démarrage , on vérifie le niveau d'huile et les vannes, puis on met sous tension. Pendant que le compresseur tourne, on relève les pressions, la surchauffe (repère : 5 à 10 K) et le sous-refroidissement (repère : 4 à 8 K). À l' arrêt , on suit la procédure inverse, sans geste brusque. Ces bons gestes sont aussi des gestes d' efficacité énergétique : un compresseur bien installé, bien réglé et bien entretenu consomme moins et dure plus longtemps. Le compresseur ne se pose jamais directement sur son châssis ou sur le sol. On le fixe sur des plots antivibratiles (des « silent-blocs ») : des cales en caoutchouc qui absorbent les vibrations pendant qu'il tourne. Sans eux, la vibration se transmet à toute la tuyauterie qui y est raccordée. Une tuyauterie qui vibre en permanence, ou montée en contrainte (tordue pour rejoindre un piquage), finit tôt ou tard par se fissurer : c'est une cause classique de fuite, qu'on évite dès l'installation. Le compresseur porte aussi des vannes de service , une côté aspiration et une côté refoulement. Elles ont plusieurs positions : ouverte en arrière pour le fonctionnement normal, une position intermédiaire qui permet de brancher un manomètre sans isoler le compresseur, et fermée pour le couper complètement du reste du circuit, par exemple avant une intervention. On manœuvre chaque vanne selon la documentation constructeur : le nombre de tours et le sens de manœuvre ne sont pas les mêmes d'un modèle à l'autre. Au démarrage, on ne se contente pas de regarder le compresseur tourner : on mesure . On relève l' intensité absorbée par le moteur (le courant électrique qu'il consomme) et on la compare à la valeur inscrite sur la plaque signalétique du compresseur — jamais à un chiffre appris par cœur ou approximatif. Une intensité trop haute annonce un défaut (moteur qui force, réglage à revoir). On vérifie en même temps que les pressions se stabilisent dans les plages attendues, toujours selon la documentation constructeur. 🔩 Lancer le cours interactif : la vanne de service en coupe animée ▸ Les trois positions décrites ci-dessus, vues de l’intérieur : le carré, la tige et le pointeau se déplacent ensemble, le presse-étoupe reste fixe. Plus la voie de service P, la prise permanente P1 du pressostat, et deux mini-jeux corrigés.
Le test qui doit précéder la mise en service — Avant de mettre un compresseur neuf sous tension, on vérifie que le circuit ne fuit pas, avec un essai à l' azote . Ce n'est qu'après ce contrôle que l'installation répond au code 6.02 : « aucune fuite ni aucune émission ».
Geste interdit — Consignation électrique (couper et verrouiller l'alimentation) avant toute intervention sur les soupapes ou les sécurités. Un réglage de soupape ne s'improvise jamais : toujours selon la fiche constructeur , jamais « à l'oreille ».
La valeur plaque, jamais un chiffre inventé — Pour juger si un compresseur fonctionne normalement, on compare toujours ce qu'on mesure (intensité, pression) à la valeur plaque : celle inscrite sur la plaque signalétique de l'appareil, ou celle donnée par la documentation constructeur. On ne compare jamais à un chiffre retenu de mémoire ou à vue de nez : chaque compresseur a ses propres valeurs de référence.
❓ Un compresseur vient d'être installé. Avant sa toute première mise en marche, que fait-on ?
- On le met sous tension : les défauts se verront bien à l'usage
- On teste l'étanchéité de tout le circuit à l'azote
- On règle les soupapes d'aspiration au jugé, puis on ajuste en marche
- On vérifie seulement le sens de rotation du moteur
ℹ Une installation correcte (code 6.02) ne doit provoquer aucune fuite une fois en marche. Le seul moyen de le vérifier avant la mise en service est un essai d'étanchéité à l'azote sur tout le circuit — jamais à l'oxygène, jamais à l'air comprimé.
Carte complémentaire de g6 : ici, le geste plutôt que la théorie. Faire manipuler une vraie fiche constructeur pour montrer que le réglage des soupapes (6.04) ne s'invente jamais — c'est le réflexe à ancrer, plus utile qu'un chiffre mémorisé. Sur un compresseur d'atelier CONSIGNÉ, faire dérouler la procédure complète : contrôle avant mise en marche, relevés en fonctionnement, arrêt propre. Le réglage des soupapes (6.04) n'est évalué en pratique qu'en catégorie A1 — les stagiaires visant seulement A2 peuvent s'en tenir aux principes. Le code 6.08 est nouveau et seulement théorique : un temps d'échange suffit (propreté des échangeurs, charge correcte, surchauffe bien réglée) plutôt qu'une démonstration. Relier à g7 pour la suite du parcours.
☐ ✅ ☐ ✏G7 · codes 7.01 · 7.04 · 7.06 · 7.08Le condenseur (g7)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 7.01 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Expliquer le principe de fonctionnement d'un condenseur et les risques de fuite qui y sont associés
Dit à l'élève : « Expliquer le principe du condenseur et ses risques de fuite » - 7.04 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
Dit à l'élève : « Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle » - 7.06 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Extraire les gaz non condensables du condenseur à l'aide d'un appareil de purge pour système de réfrigération
Dit à l'élève : « Purger les incondensables » - 7.08 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Inspecter la surface du condenseur
Dit à l'élève : « Inspecter la surface d'échange »
Le condenseur évacue vers l'extérieur la chaleur prise dans l'évaporateur, plus celle apportée par la compression. La vapeur haute pression s'y refroidit, se liquéfie, puis se sous-refroidit : 4 à 8 K en sortie, pour garantir du liquide pur au détendeur. Sur un condenseur à air, les ventilateurs forcent l'air à travers la batterie. Une batterie encrassée, un ventilateur à l'arrêt, et la haute pression monte : la machine consomme plus, et le pressostat HP finit par couper. Les incondensables (air entré lors d'une intervention mal faite) se purgent à l'arrêt , installation froide, avec récupération — jamais fluide en mouvement. 🔧 Lancer le cours interactif : le circuit, organe par organe ▸ La croix du frigoriste, chaque organe en fiche animée (piston, scroll et vis compris), les serpentins du condenseur et de l'évaporateur, la régulation du détendeur, l'exercice « suivez le fluide », la bibliothèque des 10 organes et un défi final de 10 questions. 📘 Lancer le cours interactif : Tome 3 — la technologie de l'organe ▸ le condenseur à air et le condenseur à eau, leur place sur la croix du frigoriste, et ce qui entre et sort de chacun.
Deux pressostats, deux fonctions — Le pressostat de sécurité coupe le compresseur pour protéger l'installation. Le pressostat de régulation pilote le ventilateur pour tenir la pression de condensation. Deux rôles, deux réglages — et les valeurs se prennent sur la doc constructeur.
Propreté = énergie — Une batterie sale n'est pas un problème esthétique : c'est une haute pression plus élevée, un compresseur qui force et une facture qui monte. L'inspection visuelle de la surface fait partie du contrôle, pas de l'entretien optionnel.
❓ Le pressostat haute pression déclenche et arrête le compresseur. Quelle cause cherchez-vous en premier ?
- Un manque de fluide frigorigène
- Un condenseur encrassé, un ventilateur arrêté, ou un excès de charge
- Un évaporateur givré
- Un manque d'huile
ℹ La haute pression monte quand la chaleur n'est plus évacuée : batterie encrassée, ventilateur en panne, débit d'air empêché — ou charge excessive. Un manque de fluide ferait l'inverse.
Faire mesurer HP, BP et sous-refroidissement AVANT de donner la plage attendue, puis confronter au repère 4-8 K. La purge des incondensables se fait sur poste dédié, avec récupération, sous consigne stricte. Rappeler à chaque séance : jamais d'oxygène ni d'air comprimé pour un contrôle d'étanchéité — en présence d'huile, c'est un risque d'explosion.
☐ ✅ ☐ ✏G7 · codes 7.02 · 7.03 · 7.05 · 7.07 · 7.09 · 7.10Condenseur — installer, régler, vérifier (g7b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 7.02 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre au point le régulateur de pression de sortie du condenseur
Dit à l'élève : « Régler le régulateur de pression du condenseur » - 7.03 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Installer correctement un condenseur/une unité extérieure y compris le matériel de réglage et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produise une fois que le système fonctionnera
Dit à l'élève : « Installer un condenseur sans risque de fuite » - 7.05 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Inspecter les conduites de refoulement et de liquide
Dit à l'élève : « Inspecter les conduites de refoulement et de liquide » - 7.07 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre en marche et arrêter un condenseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
Dit à l'élève : « Démarrer, mesurer et arrêter un condenseur » - 7.09 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Rédiger un rapport sur l'état du condenseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
Dit à l'élève : « Rédiger un rapport d'état du condenseur » - 7.10 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025 ⚠ groupe tiré au sort
Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance des condenseurs
Dit à l'élève : « Entretenir un condenseur pour économiser l'énergie »
Le condenseur transforme le gaz chaud venu du compresseur en liquide . Il rejette la chaleur du local vers l'air extérieur. Sur un climatiseur split, il se trouve dans l' unité extérieure , la partie posée dehors. Sur la croix du frigoriste, le condenseur est toujours en haut : le compresseur à droite, le détendeur à gauche, l'évaporateur en bas. C'est un condenseur à air : un ventilateur souffle sur des ailettes , de petites lames en métal qui évacuent la chaleur. Il n'y a jamais de tour de refroidissement sur ce type d'appareil. Installer, régler et vérifier un condenseur, c'est protéger tout le circuit contre les fuites , dès le premier jour et pendant toute sa vie. Un organe mérite qu'on s'y arrête, parce que le référentiel le demande nommément : le régulateur de pression de sortie du condenseur . Sur le terrain, on l'appelle couramment un KVR — c'est une référence commerciale, pas le nom de la fonction. À quoi sert-il ? Quand il fait froid dehors , le condenseur évacue la chaleur trop facilement et la haute pression descend. Or le détendeur a besoin d'un écart de pression suffisant entre l'entrée et la sortie pour alimenter correctement l'évaporateur. Si la haute pression tombe trop bas, cet écart disparaît, le détendeur n'alimente plus, et l'installation ne fait plus de froid alors que rien n'est cassé. Le régulateur retient la pression de condensation au-dessus d'une valeur réglée : c'est tout son rôle. Il ne faut le confondre avec aucun des deux autres régulateurs du circuit. Celui-ci agit sur la haute pression, en sortie de condenseur. Les deux autres — pression d'évaporation et pression de carter — agissent du côté basse pression, et se voient à la fiche de l'évaporateur. 🌬 Lancer le cours interactif : condenseur — installer, régler, vérifier ▸ Batterie que l’on encrasse, ventilation que l’on coupe, pression de condensation qualitative, installation, régulateur, inspection, rapport et cinq contrôles.
Bien installer l'unité extérieure — L'unité extérieure se fixe solidement et de niveau , avec de l'espace autour pour que l'air circule. Le matériel de réglage et de sécurité — pressostats, vannes — doit être en place et accessible. Avant la mise en service, on contrôle l'étanchéité du circuit sous azote (un gaz neutre) — jamais à l'oxygène, jamais à l'air comprimé. Tous les raccords sont vérifiés : zéro fuite dès le démarrage.
Régler le régulateur de pression — Le régulateur de pression de sortie du condenseur maintient une pression de condensation correcte, même par temps froid. Il se règle selon la fiche constructeur , jamais à l'estime.
Un régulateur ne coupe rien — Le pressostat HP est une sécurité : il coupe l'alimentation électrique du compresseur quand la pression devient dangereuse. Le régulateur de pression de condensation ne coupe rien du tout : c'est une vanne, elle maintient une pression. Deux organes, deux fonctions, deux réglages — et l'un ne remplace jamais l'autre.
Avant de toucher aux conduites — La conduite de refoulement (le tube de gaz chaud entre le compresseur et le condenseur) et la conduite de liquide (juste après le condenseur) s'inspectent après une consignation électrique systématique : couper puis verrouiller l'alimentation. On cherche des traces d'huile, de la corrosion, un isolant abîmé.
Démarrer, mesurer, arrêter — Au démarrage, le ventilateur tourne et la pression monte normalement. En fonctionnement, on mesure le sous-refroidissement (entre 4 et 8 K) : hors de cette plage, il signale un défaut de charge. À l'arrêt, on respecte l'ordre donné par la fiche constructeur .
Rédiger le rapport d'état — Chaque visite se termine par un rapport écrit : ailettes encrassées, ventilateur bruyant, trace d'huile, pression anormale. Un problème noté tôt évite une fuite demain.
Entretenir pour économiser l'énergie — Des ailettes propres et un ventilateur en bon état font consommer moins d'électricité. Un condenseur encrassé fait travailler le compresseur plus fort pour le même résultat.
❓ Avant d'inspecter les conduites de refoulement et de liquide d'un condenseur, que doit-on faire en premier ?
- Ouvrir le circuit à l'air comprimé
- Faire une consignation électrique
- Démonter le ventilateur
- Régler le régulateur de pression
ℹ On coupe puis on verrouille l'alimentation électrique avant de toucher aux conduites. Cela évite qu'un ventilateur ou un compresseur redémarre pendant l'inspection.
Insister sur la consignation électrique avant toute inspection de conduites, et sur l'azote seul pour contrôler l'étanchéité (jamais d'oxygène). Si un stagiaire confond condenseur à air et tour de refroidissement, revenir à la croix du frigoriste au tableau. Faire rédiger un vrai rapport d'état à l'écrit, même court. ⚠️ À FAIRE VALIDER (27/07) : la description du régulateur de pression de sortie de condenseur (rôle par temps froid, écart de pression nécessaire au détendeur) et l'emploi de la désignation « KVR ». Arbitrage tenu dans tout le pack : on enseigne la FONCTION sous son nom générique, la référence commerciale vient ensuite, parce que c'est le mot que le stagiaire entendra sur le chantier. Montrer l'organe réel sur le plateau si le parc en possède un ; sinon, le dire franchement.
☐ ✅ ☐ ✏G8 · codes 8.01 · 8.05 · 8.08 · 8.09L'évaporateur (g8)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 8.01 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Expliquer le principe de fonctionnement d'un évaporateur (y compris le système de dégivrage) et les risques de fuite qui y sont associés
Dit à l'élève : « Expliquer le principe de l'évaporateur et le dégivrage » - 8.05 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Vérifier que les conduites de liquide et d'aspiration sont dans la bonne position
Dit à l'élève : « Vérifier les conduites liquide et aspiration » - 8.08 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
Dit à l'élève : « Réaliser la mise en marche/arrêt et les mesures » - 8.09 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Inspecter la surface de l'évaporateur
Dit à l'élève : « Inspecter la surface d'échange et le bac de condensats »
C'est le point froid du circuit : le fluide y absorbe la chaleur du milieu à refroidir et se vaporise. En sortie, il doit être entièrement vapeur , avec une surchauffe de 5 à 10 K — c'est ce qui protège le compresseur du coup de liquide. Le givre est normal en froid négatif ; installé durablement, il isole la batterie et fait chuter l'échange. D'où les cycles de dégivrage (air, résistance électrique, gaz chauds). Un évaporateur qui givre complètement en fonctionnement signale d'abord un problème de débit d'air : filtre encrassé, ventilateur arrêté. Points de vigilance propres : corrosion, condensats, et le bac — une fuite peut s'y dissimuler sous l'eau de dégivrage. La conduite d' aspiration relie l'évaporateur au compresseur. Elle transporte le fluide en vapeur, mais cette vapeur emporte toujours un peu d' huile , celle qui lubrifie le compresseur. Pour que l'huile revienne avec le gaz, on pose cette conduite en légère pente , inclinée vers le compresseur. Ainsi, l'huile glisse avec le fluide au lieu de stagner dans un creux du tube. Parfois, le tracé oblige la conduite d'aspiration à remonter. Par exemple, le compresseur est placé plus haut que l'évaporateur. Dans ce cas, la pente seule ne suffit plus : au ralenti, le gaz n'a pas toujours assez de vitesse pour porter l'huile vers le haut. On pose alors un siphon en pied de cette colonne montante. C'est un petit coude en U qui retient un peu d'huile le temps qu'elle s'accumule. Puis il la relance d'un coup vers le haut, dès que le gaz reprend de la vitesse. 🔧 Lancer le cours interactif : le circuit, organe par organe ▸ La croix du frigoriste, chaque organe en fiche animée (piston, scroll et vis compris), les serpentins du condenseur et de l'évaporateur, la régulation du détendeur, l'exercice « suivez le fluide », la bibliothèque des 10 organes et un défi final de 10 questions. 📘 Lancer le cours interactif : Tome 3 — la technologie de l'organe ▸ l'évaporateur à air et à eau, l'état du fluide à l'entrée et à la sortie, et le montage habituel.
Lire la surchauffe — Surchauffe = température du gaz à l'aspiration − température d'évaporation (celle que la table donne pour la BP mesurée). Trop élevée → le détendeur n'alimente pas assez, ou il manque du fluide. Nulle ou négative, ligne d'aspiration givrée → risque de coup de liquide , on agit tout de suite.
Deux organes qu'on confond — Le régulateur de pression d'évaporation protège le produit (il empêche l'évaporateur de descendre trop bas). Le pressostat BP protège le compresseur. Fonctions différentes, réglages différents.
Conduite mal posée = huile piégée — Une conduite d'aspiration posée à plat, en contre-pente, ou une colonne montante sans siphon : l'huile ne circule plus, elle reste bloquée dans les points bas. Le compresseur tourne alors avec de moins en moins d'huile, jusqu'au grippage : les pièces internes, plus assez lubrifiées, se bloquent et le compresseur casse. C'est exactement ce que contrôle le code 8.05 : vérifier que les conduites de liquide et d'aspiration sont dans la bonne position, avec la pente et le siphon là où il faut.
❓ Une installation présente une surchauffe nulle et la ligne d'aspiration est givrée jusqu'au compresseur. Quelle action prioritaire ?
- Ajouter du fluide frigorigène
- Réduire l'ouverture du détendeur ou retirer du fluide : il y a risque de coup de liquide
- Nettoyer le condenseur
- Remplacer le compresseur
ℹ Surchauffe nulle = du liquide arrive au compresseur. Le liquide est incompressible : la casse est immédiate. On réduit l'alimentation du détendeur ou on retire de la charge, sans attendre.
Faire relever la surchauffe sur banc réel : manomètre + sonde de contact, puis calcul. C'est le geste le plus discriminant de tout le référentiel composants. Faire observer le givrage en direct avant d'expliquer le mécanisme. Anecdote utile : un bac de condensats bouché a masqué une fuite pendant des semaines — d'où l'inspection visuelle systématique (8.09).
☐ ✅ ☐ ✏G8 · codes 8.02 · 8.03 · 8.04 · 8.06 · 8.07 · 8.10 · 8.11Évaporateur — installer, régler, vérifier (g8b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 8.02 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre au point un régulateur de pression d'évaporation de l'évaporateur
Dit à l'élève : « Mettre en service un régulateur de pression d'évaporation » - 8.03 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Installer correctement un évaporateur, y compris le matériel de contrôle et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produise une fois le système en fonctionnement
Dit à l'élève : « Installer l'évaporateur et ses sécurités sans fuite » - 8.04 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
Dit à l'élève : « Régler les sécurités électriques de l'évaporateur » - 8.06 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Inspecter le conduit de dégivrage à l'air chaud
Dit à l'élève : « Vérifier l'état du conduit de dégivrage à l'air chaud » - 8.07 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler la soupape de régulation de la pression d'évaporation
Dit à l'élève : « Ajuster la soupape de pression d'évaporation » - 8.10 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Rédiger un rapport sur l'état de l'évaporateur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
Dit à l'élève : « Rédiger un rapport d'état de l'évaporateur » - 8.11 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025 ⚠ groupe tiré au sort
Connaître les mesures pour améliorer ou maintenir l'efficacité énergétique de l'équipement pendant l'installation ou la maintenance des évaporateurs
Dit à l'élève : « Connaître les leviers d'efficacité énergétique de l'évaporateur »
Sur la croix du frigoriste , l'évaporateur occupe la position basse . Une fois installé, il doit fonctionner sans aucune fuite ni émission — c'est vrai pour le tube, mais aussi pour tout le matériel de contrôle et de sécurité posé avec lui. Deux organes se règlent, pour deux raisons différentes. Le régulateur de pression d'évaporation — que le référentiel appelle aussi la soupape de régulation de la pression d'évaporation — est une soupape mécanique. Elle maintient une pression minimale dans l'évaporateur — par exemple pour empêcher un produit de geler, ou pour équilibrer plusieurs évaporateurs sur un seul compresseur. Sa mise en service et son réglage suivent toujours la fiche constructeur . Cet organe se monte en sortie d'évaporateur , sur le départ de la ligne d'aspiration. Sur le terrain, on l'appelle couramment un KVP — c'est une référence commerciale, pas le nom de la fonction. Son intérêt se comprend mieux sur un cas concret : plusieurs chambres à des températures différentes, un seul compresseur. Sans lui, toutes les chambres descendraient à la pression de la plus froide. Avec lui, chaque évaporateur garde la pression — donc la température — que son produit demande. Un troisième régulateur existe, et il ne faut pas le confondre avec celui-ci : le régulateur de pression de carter , couramment appelé KVL . Il se monte sur la ligne d'aspiration, juste avant le compresseur . Il ne protège ni le produit ni l'évaporateur : il protège le moteur du compresseur , en limitant la pression d'aspiration. Le cas typique est le redémarrage après un arrêt long : la pression est alors remontée dans tout le circuit, et sans lui le compresseur devrait avaler d'un coup beaucoup trop de vapeur. Trois régulateurs, trois endroits, trois raisons — et aucun des trois ne coupe quoi que ce soit. Les interrupteurs de sécurité et de contrôle — les pressostats — protègent la machine, pas le produit. Ils coupent l'alimentation électrique du compresseur si la pression sort de la plage prévue. Deux organes, deux fonctions, deux réglages : on ne les confond pas. Le dégivrage évite que le givre n'isole la batterie. Il peut se faire à l'air, par résistance électrique ou par gaz chauds. Quand il se fait à l'air chaud , le conduit qui transporte cet air s'inspecte à chaque visite : étanchéité, isolation, écoulement des condensats. Toute visite se termine par un rapport écrit sur l'état de l'évaporateur : anomalies observées, risque pour le système, ce qui pourrait à terme provoquer une fuite. Une batterie propre, un bon débit d'air et une surchauffe de 5 à 10 K préservent aussi l' efficacité énergétique de l'équipement. ❄ Lancer le cours interactif : évaporateur — installer, régler, vérifier ▸ Givre visible, débit d'air, minuterie de dégivrage qualitative, distinction entre régulateur et pressostat, inspection guidée, rapport d'état et contrôle final.
Avant toute mise en service — Pour vérifier que l'évaporateur ne fuit pas, la mise en pression se fait à l' azote SEUL — jamais à l'oxygène, jamais à l'air comprimé : avec de l'huile dans le circuit, ce mélange est explosif. Et avant toute intervention sur l'évaporateur ou ses sécurités, on coupe et on consigne l'alimentation électrique .
Qui protège quoi ? — Pressostat (interrupteur de sécurité) → protège la machine : il coupe le compresseur. Régulateur de pression d'évaporation (« KVP »), en sortie d'évaporateur → protège le produit , ou l'équilibre entre évaporateurs : il ne coupe rien, il maintient une pression. Régulateur de pression de carter (« KVL »), avant le compresseur → protège le moteur du compresseur : il limite la pression d'aspiration. Un seul des trois coupe le courant, et c'est le pressostat. Dans tous les cas, la valeur de réglage vient de la fiche constructeur , jamais de l'estime.
Ce qu'un bon rapport contient — Un rapport d'état utile décrit ce qui ne va pas : corrosion, fixation desserrée, bac de condensats sale, conduit de dégivrage abîmé — tout ce qui, laissé tel quel, finit en fuite ou en émission. C'est aussi ce qui coûte le plus cher en énergie : une batterie sale ou un mauvais débit d'air font tourner le compresseur plus longtemps pour le même résultat.
❓ Sur une installation, le pressostat BP coupe le compresseur. Le régulateur de pression d'évaporation, lui, ne coupe rien. Que fait-il ?
- Il coupe l'alimentation électrique du compresseur
- Il maintient une pression minimale dans l'évaporateur, pour protéger le produit ou équilibrer plusieurs évaporateurs
- Il remplace le pressostat sur les installations récentes
- Il mesure la surchauffe en sortie d'évaporateur
ℹ Le régulateur de pression d'évaporation est un organe mécanique : il maintient une pression minimale dans l'évaporateur, pour protéger le produit ou équilibrer plusieurs évaporateurs sur un même compresseur. Le pressostat, lui, est électrique : il coupe le compresseur pour protéger la machine. Deux fonctions, deux réglages, toujours selon la fiche constructeur.
Fiche dense : sept codes. Ne pas tout dérouler d'une traite — s'appuyer sur les trois blocs pour rythmer la séance. Faire identifier sur une machine réelle (ou des photos) le régulateur de pression d'évaporation ET le pressostat BP, et faire dire à voix haute ce que chacun protège : c'est la confusion la plus fréquente du groupe G8. Rappeler systématiquement azote seul + consignation électrique avant toute manipulation. Pour 8.10, faire rédiger un vrai rapport d'état à partir d'une photo (bac encrassé, conduit abîmé) plutôt que de décrire la méthode dans l'abstrait. Relier 8.11 à la surchauffe déjà vue en G8 : ce n'est pas une nouvelle notion, c'est le même réglage regardé sous l'angle énergie. ⚠️ À FAIRE VALIDER (27/07) : les désignations « KVP » et « KVL », le cas d'usage du KVP (plusieurs chambres à températures différentes sur un compresseur) et celui du KVL (redémarrage après arrêt long). Écrit de mémoire technique, pas relevé sur une documentation constructeur. Le KVL n'a volontairement AUCUN code rattaché : les codes 8.02 et 8.07 portent sur la pression d'évaporation, pas sur la pression de carter — on ne force pas un rattachement pour faire nombre.
☐ ✅ ☐ ✏G8 · G9 · mise en situationExercice — la machine ne fait plus de froid (x2)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 4.04 A1 pratique · A2 pratique · E pratique
Effectuer un contrôle de l'étanchéité du système au moyen d'une méthode indirecte conformément au règlement (CE) n° 1516/2007 et du manuel d'utilisation du système
Dit à l'élève : « Interpréter des mesures par la méthode indirecte » - 8.08 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
Dit à l'élève : « Réaliser les mesures en fonctionnement »
🎧 Écouter la capsule : Exercice — la machine ne fait plus de froid ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Chambre froide positive. Le compresseur tourne, mais la température de la chambre ne descend plus. Tu relèves : basse pression anormalement basse ; surchauffe à l'aspiration très élevée , de l'ordre de 20 K ; sous-refroidissement quasi nul , bulles visibles au voyant liquide ; aucune trace d'huile visible au premier examen. Rappels : surchauffe attendue 5 à 10 K, sous-refroidissement attendu 4 à 8 K.
Méthode — On ne conclut pas sur un relevé isolé : on cherche la cause qui explique tous les indices à la fois. Ici, trois indices convergent.
❓ Quelle hypothèse explique l'ensemble des relevés ?
- Un excès de charge en fluide
- Un manque de charge : la fuite est à rechercher
- Un condenseur encrassé
- Un compresseur en fin de vie
ℹ BP basse + surchauffe élevée + sous-refroidissement effondré + bulles au voyant : le circuit manque de fluide. C'est un diagnostic par méthode indirecte — il reste à localiser la fuite par méthode directe, puis à consigner.
Exercice charnière : il rebranche les composants (G6-G9) sur l'étanchéité (G4). Le laisser chercher en binôme cinq minutes avant de corriger. Erreur fréquente : s'arrêter à « le détendeur est bouché » — plausible pour la surchauffe, mais n'explique ni le sous-refroidissement nul ni les bulles au voyant. Faire verbaliser pourquoi une seule cause explique les trois indices. Enchaîner : « et maintenant, comment localises-tu la fuite ? » → retour en G4c.
☐ ✅ ☐ ✏G9 · codes 9.01 · 9.02 · 9.03 · 9.08Le détendeur et les organes annexes (g9)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 9.01 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
Dit à l'élève : « Expliquer le principe du détendeur et du tube capillaire » - 9.02 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Installer des vannes dans la bonne position
Dit à l'élève : « Installer les vannes dans la bonne position » - 9.03 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler un détendeur mécanique/électronique
Dit à l'élève : « Régler un détendeur mécanique ou électronique » - 9.08 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Vérifier l'état d'un filtre sécheur
Dit à l'élève : « Vérifier un filtre déshydrateur »
Le détendeur fait chuter la pression et dose le débit de liquide envoyé à l'évaporateur. Le détendeur thermostatique régule sur la surchauffe : son bulbe, fixé sur la ligne d'aspiration, sent la température du gaz et ouvre ou ferme en conséquence. Le détendeur électronique fait la même chose avec une sonde et un régulateur : plus précis, plus rapide. Le capillaire , lui, est un tube calibré fixe, sans réglage — on le trouve sur les petits appareils. Autour du détendeur, la ligne liquide porte le filtre déshydrateur (tamis moléculaire, monté dans le sens de la flèche ) et le voyant , qui renseigne sur deux choses : la présence de bulles et, par sa pastille, l'humidité du circuit. 🔧 Lancer le cours interactif : le circuit, organe par organe ▸ La croix du frigoriste, chaque organe en fiche animée (piston, scroll et vis compris), les serpentins du condenseur et de l'évaporateur, la régulation du détendeur, l'exercice « suivez le fluide », la bibliothèque des 10 organes et un défi final de 10 questions. 📘 Lancer le cours interactif : Tome 3 — la technologie de l'organe ▸ le détendeur à égalisation interne et externe, le détendeur électronique et le tube capillaire, chacun en vue isolée avec son symbole. 🎯 Lancer le cours interactif : le détendeur thermostatique en détail ▸ 14 écrans : la croix du frigoriste, le train thermostatique pièce par pièce, le calcul de la surchauffe, le jeu des trois forces sur la membrane, la pose du bulbe, l'égalisation interne et externe, le choix de la buse — et le réglage, qui ne vient qu'après le diagnostic. ⚡ Lancer le cours interactif : l'électrovanne de ligne liquide ▸ 14 écrans : pourquoi on coupe le liquide avant d'arrêter le compresseur, la commande tout ou rien, la coupe animée hors tension puis alimentée, l'action directe et la commande assistée, NF et NO, la dépose de la bobine en sécurité et le diagnostic. 🧱 Lancer le cours interactif : le filtre déshydrateur ▸ 15 écrans : reconnaître le vrai composant, vissé ou brasé, deux fonctions et deux barrières, noyau solide ou billes libres, l'eau fixée au dessiccant, le média qui sature, le porte-cartouche, la double flèche des modèles biflow et le burn-out qui rend l'huile acide. 👁 Lancer le cours interactif : le voyant liquide ▸ 18 écrans : les deux voyants, la fenêtre qui montre un état local, les bulles après le filtre, la pastille d'humidité et sa légende, observer puis mesurer, et les quatre causes de bulles — sous-refroidissement, chute de pression, filtre colmaté, quantité insuffisante.
Sécurité électrique, sécurité mécanique — Le pressostat est électrique et réglable : il coupe avant l'incident. La soupape de sécurité est mécanique, tarée par le constructeur : c'est le dernier recours. On ne remplace jamais l'une par l'autre, et on ne retouche pas un tarage.
Trois erreurs de montage — Monter une vanne ou un déshydrateur à l'envers (erreur irréversible sans découpe) ; poser le bulbe au mauvais endroit ou mal serré ; retoucher le réglage sans laisser l'installation se stabiliser entre deux actions — la mesure suivante ne veut alors plus rien dire.
❓ Sur quoi le détendeur thermostatique régule-t-il ?
- La pression de condensation
- La surchauffe à la sortie de l'évaporateur
- Le sous-refroidissement en sortie de condenseur
- La pression d'huile du compresseur
ℹ Le bulbe mesure la température du gaz en sortie d'évaporateur : le détendeur ouvre ou ferme pour maintenir la surchauffe à la valeur réglée. C'est sa seule grandeur de régulation.
Faire manipuler un détendeur mécanique démonté, vis de réglage visible, AVANT d'aborder l'électronique : le geste ancre la notion, le paramétrage logiciel l'abstrait. Faire chercher la valeur de consigne sur la notice constructeur plutôt que de la donner — cohérent avec la règle du zéro invention. Ce chapitre est un carrefour : le relier à G4 (étanchéité), G8 (surchauffe) et G11 (efficacité).
☐ ✅ ☐ ✏G9 · codes 9.04 · 9.05 · 9.06 · 9.07 · 9.09 · 9.10Régler et contrôler les organes annexes (g9b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 9.04 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler des thermostats mécaniques et électroniques
Dit à l'élève : « Régler un thermostat mécanique ou électronique » - 9.05 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler la soupape de régulation de la pression
Dit à l'élève : « Régler une soupape de régulation de pression » - 9.06 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Régler des limiteurs de pression mécaniques et électroniques
Dit à l'élève : « Régler un limiteur de pression mécanique ou électronique » - 9.07 A1 pratique · A2 pratique ⚠ groupe tiré au sort
Vérifier le fonctionnement d'un séparateur d'huile
Dit à l'élève : « Vérifier le fonctionnement d'un séparateur d'huile » - 9.09 A1 théorique · A2 théorique ⚠ groupe tiré au sort
Rédiger un rapport sur l'état de ces composants en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
Dit à l'élève : « Rédiger un rapport d'état sur ces organes » - 9.10 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025 ⚠ groupe tiré au sort
Connaître les mesures pour améliorer ou maintenir l'efficacité énergétique de l'équipement pendant l'installation ou la maintenance des détendeurs thermostatiques et d'autres composants
Dit à l'élève : « Connaître les mesures d'efficacité énergétique liées à ces réglages »
🧊 Lancer le cours interactif : la famille des régulateurs KV — KVP, KVL, KVR ▸ 8 écrans : à quoi sert chaque vanne (KVP tient l'évaporation, KVL protège le compresseur, KVR tient la HP), la reconnaître sur le terrain, la placer au bon endroit du circuit, comprendre le clapet qui traduit la pression en mouvement, régler au manomètre et jamais à l'aveugle, distinguer un symptôme d'un diagnostic — vue 3D du produit et questions d'entraînement, environ 15 minutes. 🎚️ S'entraîner au pupitre : consigne, différentiel, preuve ▸ Deux pupitres manipulables (thermostat de chambre froide, pressostat basse pression) : réglez la consigne et le différentiel, lisez les points d'action en direct, serrez trop le différentiel et voyez l'alerte de courts-cycles — puis un contrôle corrigé. Valeurs d'exercice : la notice fait foi. Autour du détendeur, d'autres organes se règlent et se contrôlent . Ils ne dosent pas le fluide. Ils protègent l'installation et lui évitent de gaspiller de l'énergie. Cette fiche en présente quatre : les thermostats, la soupape de régulation de pression, les limiteurs de pression, et le séparateur d'huile. Le thermostat commande un organe (compresseur, vanne) selon une température . Le thermostat mécanique utilise un bulbe relié par un tube fin à des contacts électriques : simple et robuste. Le thermostat électronique utilise une sonde reliée à un régulateur numérique : plus précis, et plus simple à régler. Dans les deux cas, le point de consigne se règle selon la fiche constructeur , jamais à l'estime. La soupape de régulation de pression ne coupe rien : elle module en continu pour maintenir une pression stable à un point du circuit. Le limiteur de pression est différent : c'est une sécurité. Mécanique, il est réglé par un ressort. Électronique, il utilise un capteur relié à un module. Dans les deux cas, il coupe le circuit — le plus souvent le compresseur — dès qu'un seuil de pression est franchi, en haute comme en basse pression. Une régulation qui module, une sécurité qui coupe : deux logiques, deux réglages. Le séparateur d'huile se place juste après le compresseur (à droite), avant le condenseur (en haut). C'est là que passe en premier la vapeur chaude chargée d'huile. Il retient cette huile puis la renvoie au carter du compresseur, automatiquement, dès que le niveau monte. Vérifier son fonctionnement , c'est contrôler que ce retour se fait bien : une huile qui s'accumule plus loin dans le circuit réduit l'échange de chaleur, et finit par manquer au compresseur. Après ces réglages et ce contrôle, on rédige un rapport sur l'état de chaque organe. Un thermostat qui dérive, un limiteur qui ne coupe plus, un séparateur qui laisse passer l'huile : non signalés, ces défauts finissent par endommager le système. À terme, faute de mesure, cela provoque une fuite ou une émission de réfrigérant. Le rapport écrit permet d'agir avant ce stade. 📘 Lancer le cours interactif : Tome 3 — la technologie de l'organe ▸ Les organes annexes un par un : réservoir, filtre déshydrateur, voyant, électrovanne, clapet et vannes de service, bouteille anti-coup de liquide, séparateur d'huile, régulateurs de pression et soupape — chacun en vue isolée, avec son symbole normalisé. 🔩 Lancer le cours interactif : la vanne de service et la prise du pressostat ▸ Pourquoi le pressostat se raccorde sur P1 et non sur la voie de service : cette prise reste reliée au compresseur dans toutes les positions de la vanne — donc sous pression, bouchon jamais défait sur une installation chargée. 🫙 Lancer le cours interactif : la bouteille liquide ▸ 14 écrans : reconnaître le réservoir, sa place après le condenseur, le tube plongeur, entrée et départ liquide, la vanne de départ qui n'est pas un détendeur, rassembler la charge côté condenseur, verticale ou horizontale, et la protection DESP.
Un bon réglage, c'est de l'énergie économisée — Un thermostat qui démarre et arrête le compresseur trop souvent, un limiteur qui coupe pour rien, un séparateur d'huile qui laisse l'huile encrasser les échangeurs : à chaque fois, le compresseur travaille plus pour le même résultat. Bien régler et bien entretenir ces organes, à l'installation comme en maintenance, c'est aussi ce qui maintient l'efficacité énergétique de l'installation.
Avant de toucher un réglage électrique — Un thermostat électronique, un limiteur de pression électrique : ce sont des organes électriques . Consignation électrique systématique avant toute intervention. Et un limiteur de sécurité ne se retouche jamais « pour voir » : son seuil se règle selon la fiche constructeur, comme tous les autres réglages de cette fiche.
❓ Quelle est la différence entre un limiteur de pression et une soupape de régulation de pression ?
- Aucune différence : ce sont deux noms pour le même organe
- Le limiteur coupe le circuit à un seuil de sécurité ; la soupape de régulation module en continu pour maintenir une pression stable
- Le limiteur agit sur la température, la soupape de régulation sur la pression
- La soupape de régulation remplace le thermostat sur les installations récentes
ℹ Le limiteur de pression (mécanique ou électronique) est une sécurité : il coupe le circuit quand un seuil est franchi. La soupape de régulation ne coupe rien : elle module en continu pour maintenir une pression stable à un point du circuit. Deux logiques différentes, deux réglages différents.
Faire manipuler un pressostat démonté (ou les simulateurs KP1/KP5) pour que les stagiaires distinguent au toucher le limiteur, qui coupe, de la soupape de régulation, qui module en continu : c'est la confusion la plus fréquente à l'oral. Sur le séparateur d'huile, montrer un appareil réel en fonctionnement si possible — le retour d'huile par flotteur reste abstrait sur le seul schéma. Relier le rapport écrit (9.09) à la finalité du métier : ce n'est pas de la paperasse, c'est ce qui évite la fuite non détectée. Ce module referme le groupe G9 : le relier à G6 (mêmes sécurités électriques côté compresseur) et à G4 (étanchéité).
☐ ✅ ☐ ✏G10 · codes 10.01 · 10.02Tuyauterie et brasage sous azote (g10)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 10.01 A1 pratique · A2 pratique
Soudage, brasage fort et/ou brasage tendre des joints étanches sur des tubes, des tuyaux et des composants métalliques pouvant être utilisés dans des systèmes de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
Dit à l'élève : « Réaliser des joints étanches (soudage, brasage fort ou tendre) » - 10.02 A1 pratique · A2 pratique
Fabriquer/vérifier des supports de tuyaux et de composants
Dit à l'élève : « Fabriquer et vérifier les supports de tuyauteries »
🎧 Écouter la capsule : Tuyauterie et brasage sous azote ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Braser un circuit frigorifique, ce n'est pas braser une tuyauterie d'eau. À la flamme, l'intérieur du cuivre s'oxyde et forme une calamine noire qui se détache plus tard, circule, et bouche le déshydrateur ou abîme le compresseur — des mois après, loin de la cause. D'où le balayage à l'azote pendant toute la chauffe : un débit léger et continu chasse l'oxygène du tube. Pour le cuivre sur cuivre, l'alliage d'apport est généralement du type cuivre-phosphore . On ne brase jamais un circuit contenant du fluide : récupération, puis inertage à l'azote. EPI systématiques au poste : lunettes, gants. Les tubes se cintrent à froid, à la cintreuse , se coupent au coupe-tube et s' ébavurent — une bavure part avec le fluide et finit dans le compresseur.
Deux opérations à l'azote, à ne pas confondre — Balayage : pendant le brasage, débit léger, pour éviter l'oxydation. Épreuve : après le brasage, sous pression, pour vérifier l'étanchéité. Même gaz, deux gestes, deux moments.
Le support compte autant que le joint — Un support mal posé, trop serré, ou un point dur sur le tube transmet les vibrations du compresseur au joint brasé. Le joint peut être parfait au départ et rompre par fatigue des mois plus tard.
❓ Pourquoi balaie-t-on à l'azote pendant un brasage sur circuit frigorifique ?
- Pour refroidir le tube plus vite
- Pour éviter l'oxydation interne du cuivre (calamine)
- Pour vérifier l'étanchéité du joint
- Pour sécher le circuit avant la charge
ℹ Sans azote, la chauffe oxyde l'intérieur du tube. La calamine formée se détache ensuite, circule dans le circuit, bouche le déshydrateur et endommage le compresseur.
Faire monter le balayage azote — bouteille, détendeur, tuyau, position de sortie — AVANT toute mise en flamme. Le geste doit être automatique avant d'allumer le chalumeau. Pédagogie de la découverte : faire observer un joint mal brasé (calamine, porosité) et laisser les stagiaires identifier les défauts avant de donner la méthode correcte.
☐ ✅ ☐ ✏G11 · codes 1.08 · 11.01 → 11.05Substitution et efficacité énergétique (g11)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 1.08 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique ★ nouveau 2025
Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
Dit à l'élève : « Situer combustibilité, propagation de flamme et limites de charge » - 11.01 A1 théorique · A2 théorique · D théorique · E théorique
Connaître les technologies de substitution pertinentes permettant de remplacer les gaz à effet de serre fluorés ou d'en réduire l'utilisation, et savoir les manipuler sans danger
Dit à l'élève : « Connaître les technologies de substitution et leur manipulation sans danger » - 11.03 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
Dit à l'élève : « Appliquer les règles de sécurité pour fluides inflammables, toxiques ou haute pression » - 11.02 A1 théorique · A2 théorique
Connaître les systèmes de conception pertinents afin de réduire la charge des gaz à effet de serre fluorés et d'augmenter l'efficacité énergétique
Dit à l'élève : « Expliquer la conception à charge réduite et l'efficacité » - 11.04 A1 théorique · A2 théorique
Comprendre les avantages et inconvénients respectifs, notamment en ce qui concerne l'efficacité énergétique, des réfrigérants de substitution en fonction de leur application prévue et des conditions climatiques des différentes régions
Dit à l'élève : « Comparer les fluides de substitution selon l'application » - 11.05 A1 théorique · A2 théorique · D théorique ★ nouveau 2025
Connaître les différences de conception des composants et des systèmes pour les équipements et les systèmes tributaires des hydrocarbures
Dit à l'élève : « Situer les différences de conception des systèmes aux hydrocarbures »
Remplacer un fluide à fort PRP se fait dans deux directions : les fluides naturels (CO₂, ammoniac, hydrocarbures) et les fluides de synthèse à faible PRP ( HFO , HFC bas PRP). Il n'existe pas de fluide universel : le choix dépend de l'application, du climat, et de la sécurité du site. La classe de sécurité NF EN 378 commande tout le reste — EPI, zonage, détection, charge admissible dans le local : A1 (CO₂), A2L (R-32, R-1234yf), A3 (R-290), B2L (NH₃). Une classe ne dit pas seulement « ça brûle ou non ». Elle décrit la combustibilité et la propagation de la flamme : un A2L brûle difficilement et la flamme se propage lentement, un A3 s'enflamme facilement et la flamme court vite. De là découlent une charge maximale admissible et des limites d'occupation du local — plus le local est petit ou recevant du public, plus la charge autorisée est faible. Ces valeurs se déterminent selon la NF EN 378 et la doc constructeur, jamais à l'estime . Le stockage et le transport des fluides inflammables , toxiques ou à haute pression obéissent chacun à des règles propres. Et lorsqu'un site ne peut pas respecter les exigences de l' annexe IV du règlement (UE) 2024/573 pour des raisons de sécurité , des équipements dérogatoires restent permis : c'est une exception encadrée, qui se justifie par écrit, pas un passe-droit. Côté énergie, le COP est le rapport de la puissance frigorifique produite à la puissance électrique consommée. On l'améliore en rapprochant la température de condensation de celle d'évaporation : condenseur propre, échangeurs bien dimensionnés, réglages justes. Réduire la charge, enfin, améliore à la fois la sécurité et le rendement. Pour réduire la charge de fluide frigorigène, on peut aussi changer la conception du système. Dans un système à boucle secondaire , le fluide frigorigène reste confiné dans la machinerie, avec une charge réduite. Un fluide caloporteur — de l' eau glacée ou de l' eau glycolée — circule ensuite dans les postes (vitrines, centrales de traitement d'air) pour transporter le froid jusqu'à eux. Le fluide frigorigène ne quitte jamais la salle des machines. Le système en cascade pousse cette logique plus loin : deux circuits frigorifiques séparés sont montés en série, chacun avec sa propre charge, réduite elle aussi. Le circuit basse température évacue sa chaleur dans le circuit haute température, qui la rejette à l'extérieur. Chaque circuit reste petit, donc plus facile à confiner en cas de fuite. Chaque fluide de substitution a ses avantages et ses inconvénients , selon l'application et le climat . Le CO₂ est performant en froid commercial, mais son efficacité baisse quand l'air extérieur est très chaud. Les hydrocarbures sont efficaces, mais leur inflammabilité limite la charge autorisée. L' ammoniac est réservé aux installations industrielles, à cause de sa toxicité. Il n'y a pas de meilleur fluide dans l'absolu : le choix se fait selon l'application, le climat du site, et la documentation constructeur, à faire valider avant tout choix. Une machine aux hydrocarbures n'est pas construite comme les autres. Tous les composants électriques en contact possible avec le gaz — relais, thermostats, ventilateurs — sont antidéflagrants ou non étincelants : ils sont conçus pour ne jamais produire d'étincelle qui pourrait enflammer le gaz. La charge de fluide est aussi limitée dès la conception. Enfin, l'implantation prévoit une ventilation adaptée : le propane est plus lourd que l'air, il s'accumule donc en bas, près du sol, en cas de fuite. 📐 Lancer le cours interactif : Tome 4 — bilan thermique et performance ▸ Du besoin thermique à la consommation électrique : parois, produits, air, puis COP, EER, SCOP, SEER et la lecture de la vraie étiquette européenne. Le bilan thermique lui-même dépasse le programme A1 — mais sans lui, « améliorer l efficacité énergétique » reste une formule.
Drop-in ou retrofit ? — Drop-in : on change le fluide sans modifier l'installation. Retrofit : on change le fluide et ce qu'il faut adapter — huile, détendeur, joints. Annoncer un drop-in là où il faut un retrofit, c'est préparer une panne.
Le piège de l'année — Le R-290 est A3 , pas A2L. Tout hydrocarbure est très inflammable. Se tromper de classe, c'est se tromper d'EPI, de matériel électrique et de charge admissible. À l'inverse, le CO₂ est A1 : toxicité faible, non inflammable — mais cette classe n'annonce ni sa pression , ni l' atmosphère irrespirable qu'une fuite crée en local fermé.
Hydrocarbures : une machine pas comme les autres — Antidéflagrant ou non étincelant : sur une machine aux hydrocarbures, tout composant électrique proche du gaz doit respecter cette règle, pour ne jamais produire d'étincelle. Et comme le propane est plus lourd que l'air, il s'accumule en bas en cas de fuite — la ventilation du local en tient compte dès la conception.
❓ Comment améliore-t-on le COP d'une installation frigorifique ?
- En augmentant la haute pression au maximum
- En réduisant l'écart entre température de condensation et température d'évaporation
- En augmentant la surchauffe au maximum
- En réduisant le débit d'air sur le condenseur
ℹ Plus l'écart entre condensation et évaporation est faible, moins le compresseur travaille pour un même effet frigorifique. Condenseur propre, échangeurs corrects, réglages justes : le rendement est d'abord une affaire d'entretien.
Avant de donner le tableau des classes, demander aux stagiaires de classer eux-mêmes CO₂, NH₃, R-290 et R-1234yf par intuition « je m'en méfie / pas de souci », puis confronter à la norme : l'écart entre l'intuition et la classification est le meilleur levier de mémorisation. Comparer en atelier un détecteur adapté aux hydrocarbures et un détecteur HFC classique.
☐ ✅ ☐ ✏G12 · codes 12.01 → 12.04 · 12.06 · 12.13 · 12.14Hydrocarbures — le spécifique A1 et A2 (g12)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.01 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les règles d'étiquetage et les prescriptions spéciales pour les réfrigérants inflammables dans les équipements, systèmes et cylindres de refroidissement ainsi que les prescriptions spéciales relatives au raccordement des bombonnes
Dit à l'élève : « Lire l'étiquetage et raccorder correctement une bouteille » - 12.02 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
Dit à l'élève : « Appliquer les règles de sécurité outils, EPI et détection gaz » - 12.03 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Calculer la charge de réfrigérant inflammable dans un système conformément aux normes de sécurité en vigueur
Dit à l'élève : « Déterminer la charge admissible » - 12.04 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
Dit à l'élève : « Réaliser l'analyse de risques avant intervention » - 12.06 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Récupérer les réfrigérants inflammables du système en toute sécurité et remplir le système avec de l'azote
Dit à l'élève : « Récupérer et inerter à l'azote » - 12.13 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
Dit à l'élève : « Vérifier la signalisation, les issues, la détection et les alarmes du site » - 12.14 A1 théorique · A2 théorique ★ nouveau 2025
Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance avec des réfrigérants inflammables
Dit à l'élève : « Maintenir l'efficacité énergétique avec un fluide inflammable »
Les hydrocarbures — R-290 (propane), R-600a (isobutane) — sont classés A3 : très inflammables. Ils s'imposent pourtant, parce que leur PRP est très bas et leurs performances excellentes : on les trouve dans les réfrigérateurs domestiques, les monoblocs, les vitrines, et de plus en plus dans les pompes à chaleur. Travailler dessus impose une préparation dédiée : analyse de risques avant intervention, suppression de toute source d'ignition, ventilation active , outillage et matériel électrique adaptés, détecteur de gaz. La charge admissible dépend du volume du local et de la classe de sécurité : elle se détermine selon la NF EN 378 et la plaque signalétique — jamais estimée . Sur le circuit : récupération, puis inertage à l'azote avant toute flamme. Épreuve de pression à l'azote, essai sous vide, charge de la quantité exacte, contrôle direct, rapport. Tout est étiqueté , et l'étiquette se lit avant de toucher : l'équipement porte la mention du fluide et le pictogramme inflammable , la bouteille aussi. Les bouteilles d'hydrocarbure ont un raccord spécifique et un filetage à gauche — c'est une sécurité, jamais un obstacle à contourner avec un adaptateur. Avant d'intervenir, on vérifie que le site lui-même est en règle : signalisation du risque, issues de secours dégagées, capteurs de gaz et alarmes présents et en service, ventilation opérante. Si ces mesures manquent, on ne commence pas : on le signale. Enfin, bien travailler économise l'énergie. Une charge juste — et les charges hydrocarbures sont faibles —, des échangeurs propres et des réglages exacts font qu'une machine au R-290 tient ses performances. Une charge approximative dégrade le rendement et la sécurité en même temps. Un hydrocarbure récupéré qu'on ne peut pas réutiliser ne part jamais à l'atmosphère, et jamais à l'égout : il part en élimination . C'est une filière agréée qui détruit le fluide dans des conditions contrôlées, comme pour tout déchet dangereux. La bouteille envoyée en destruction est accompagnée d'un bordereau qui trace le mouvement, du technicien jusqu'au centre de traitement. On garde ce bordereau : c'est la preuve que le fluide a bien été éliminé, pas relâché. Calculer la charge maximale admissible d'un fluide inflammable, ce n'est pas la deviner. Ce calcul dépend du volume de la pièce desservie et de la limite pratique du fluide, c'est-à-dire la quantité maximale tolérée dans l'air ambiant sans risque. Plus la pièce est petite, moins on a le droit de charge : un même compresseur au R-290 n'a pas la même charge autorisée dans un grand local et dans une pièce exiguë. La méthode et les valeurs à utiliser se trouvent dans la norme NF EN 378 et dans la documentation du constructeur — on les lit , on ne les invente jamais, et le résultat du calcul se fait valider avant toute mise en service. Sur un équipement à fluide inflammable, l' efficacité énergétique se travaille avec les mêmes gestes que sur toutes les machines. La différence, c'est que la charge exacte compte double : ces circuits sont conçus avec une charge volontairement petite, alors le moindre écart — un peu trop, un peu pas assez — dérègle vite l'échange et fait chuter la performance, bien avant que ça n'arrive sur une machine à grosse charge. 🔥 Lancer Mission 290 — autoriser ou suspendre ▸ Pourquoi le R-290, risques d’inflammation, inspection d’une zone, calcul documenté, outillage hydrocarbures et conduite à tenir.
Deux confusions qui coûtent cher — 1. Croire que le R-290 est A2L comme le R-32. Il est A3 — la propagation de flamme n'a rien à voir. 2. Forcer un raccord de bouteille hydrocarbure sur un circuit HFC (ou l'inverse) : les raccords sont spécifiques précisément pour empêcher la charge croisée.
Avant toute flamme — Récupérer → inerter à l' azote → ventiler → supprimer les sources d'ignition → détecteur en place. Jamais d'oxygène, jamais d'air comprimé, jamais de flamme sur un circuit non inerté.
Charge maximale : jamais estimée — Le calcul de la charge maximale dépend du volume de la pièce et de la limite pratique du fluide. Il se fait avec la NF EN 378 et la documentation constructeur, jamais de mémoire. Petite pièce = charge autorisée plus faible.
❓ Le R-290 (propane) appartient à quelle classe de sécurité NF EN 378 ?
- A1
- A2L
- A2
- A3
ℹ Le R-290 est A3 : très inflammable. C'est le piège le plus fréquent du référentiel — le R-32, lui, est A2L (faiblement inflammable). La classe commande les EPI, le matériel et la charge admissible.
Module le plus important d'A1 et d'A2 — c'est la nouveauté du référentiel, et le parc A2 y est largement passé. Faire manipuler le raccord spécifique hydrocarbure et le comparer physiquement au raccord HFC : la confusion se prévient par le geste, pas par le discours. Faire chercher la charge maximale sur une VRAIE plaque signalétique avant d'énoncer la règle. Répéter « jamais de flamme, jamais d'oxygène » à chaque manipulation, jusqu'au réflexe.
☐ ✅ ☐ ✏G12 · codes 12.07 · 12.08 · 12.09 · 12.10 · 12.11 · 12.12Intervenir sur un circuit hydrocarbure (g12b)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.07 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Ouvrir le système, enlever et remplacer un composant, refermer le système
Dit à l'élève : « Ouvrir le circuit pour remplacer un composant, puis le refermer » - 12.08 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Effectuer une épreuve de pression pour contrôler l'étanchéité du système
Dit à l'élève : « Réaliser l'épreuve de pression à l'azote » - 12.09 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser un essai sous vide pour éliminer l'humidité et vérifier l'étanchéité du système
Dit à l'élève : « Tirer au vide pour sécher et vérifier le circuit » - 12.10 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Charger le système avec le volume approprié de réfrigérant à base d'hydrocarbures
Dit à l'élève : « Charger le circuit avec la quantité d'hydrocarbure prévue » - 12.11 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser un contrôle d'étanchéité sur le système au moyen d'une méthode directe
Dit à l'élève : « Contrôler l'étanchéité par une méthode directe » - 12.12 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Rédiger un rapport sur le travail d'entretien effectué
Dit à l'élève : « Rédiger le rapport d'intervention »
Le circuit est déjà récupéré et inerté à l'azote : plus d'hydrocarbure ni d'air à l'intérieur. La zone est prête : ventilée , balisée, sans source d'inflammation, détecteur de gaz et extincteur à portée, outillage adapté. Reste une dernière vérification avant le chalumeau : la consignation électrique de l'installation. Le R-290 est A3 , très inflammable — pas un A2L comme le R-32. Tant que l'inertage n'est pas confirmé : aucune flamme . Le mode opératoire suit ensuite toujours le même ordre : Ouvrir, remplacer, refermer. On dépose le composant en panne et on brase le nouveau. Toujours sous balayage d'azote : un débit léger et continu qui évite la calamine à l'intérieur du tube. Mano-détendeur sur la bouteille — jamais d'azote en direct. Épreuve de pression. Le circuit refermé, on le met sous pression d' azote sec , toujours au travers du mano-détendeur, pour contrôler la brasure neuve. Pression d'épreuve : selon la documentation constructeur et la norme applicable, jamais à l'estime. Tirage au vide. On relâche l'azote, puis on tire au vide : la pompe extrait l'air et l' humidité restants. Un vide qui remonte signale un problème. Valeur cible et durée : selon la documentation constructeur. Charge. On charge le circuit avec le volume de réfrigérant hydrocarbure (R-290, R-600a) indiqué sur la plaque signalétique , par pesée — jamais une quantité estimée. Raccord dédié aux hydrocarbures : jamais celui d'un circuit HFC, ni l'inverse. Contrôle direct. On confirme l'étanchéité avec un détecteur adapté aux hydrocarbures — un détecteur pour HFC classique ne convient pas. Rapport. On rédige le rapport d'intervention : composant changé, résultats de l'épreuve et du contrôle, quantité chargée. Sans rapport, l'intervention n'a pas de valeur. 🧭 Lancer le cours interactif : intervenir sur un circuit hydrocarbure ▸ Suite de Mission 290 : 27 écrans, six embranchements avec conséquence visible, ouverture, épreuve, vide, charge, contrôle direct, rapport et cinq décisions finales.
Geste interdit — Mise en pression : azote sec seulement , jamais d'oxygène ni d'air comprimé, toujours au travers d'un mano-détendeur — une bouteille en direct peut faire éclater le circuit. Consignation électrique systématique avant d'ouvrir. Et tant que l'inertage n'est pas confirmé : pas de chalumeau , le R-290 est A3, très inflammable.
Le fil rouge de l'intervention — Récupérer → inerter à l'azote → ouvrir et remplacer → épreuve à l'azote → vide → charge → contrôle direct → rapport. Chaque étape verrouille la suivante : pas de charge sans épreuve concluante, pas de contrôle sans vide correct.
❓ Vous allez faire l'épreuve de pression à l'azote sur un circuit hydrocarbure qui vient d'être rebrasé. Que vérifiez-vous avant d'ouvrir la bouteille ?
- Que le mano-détendeur est bien monté sur la bouteille
- Que le circuit est déjà chargé en R-290
- Que le compresseur est en marche
- Que le détendeur thermostatique est réglé
ℹ Une bouteille d'azote est à très haute pression : sans mano-détendeur, elle peut dépasser la pression d'épreuve et faire éclater le circuit. Le circuit n'est pas encore chargé à ce stade, et le compresseur reste consigné — son détendeur thermostatique n'a rien à voir avec cette étape.
Dérouler la séquence complète sur un poste d'atelier dédié aux hydrocarbures, jamais sur une installation client en première approche. Faire monter le mano-détendeur AVANT toute mise en flamme et faire vérifier le montage par un binôme. Sur l'ordre des gestes, être intraitable : un stagiaire qui veut charger avant un vide concluant s'arrête immédiatement, pas seulement à la correction. Faire toucher côte à côte un détecteur adapté aux hydrocarbures et un détecteur HFC classique — la différence doit être physique, pas seulement énoncée. Terminer par un vrai rapport d'intervention rempli au propre.
☐ ✅ ☐ ✏G12 · mise en situation · A1 et A2Détective — intervention sur monobloc R-290 (x5)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 12.04 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
Dit à l'élève : « Conduire l'analyse de risques avant intervention » - 12.05 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Préparer la zone de travail et sélectionner les outils, le matériel et les équipements de protection adéquats pour travailler sur des systèmes dépendant des réfrigérants inflammables
Dit à l'élève : « Préparer la zone : ventilation, ignition, EPI » - 12.06 A1 pratique · A2 pratique ★ nouveau 2025
Récupérer les réfrigérants inflammables du système en toute sécurité et remplir le système avec de l'azote
Dit à l'élève : « Récupérer puis inerter avant toute flamme »
🎧 Écouter la capsule : Détective — intervention sur monobloc R-290 ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 5 écrans, 6 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Une vitrine réfrigérée au R-290 à remplacer de compresseur, dans l'arrière-boutique d'une boulangerie : local petit , sans ventilation , un four à quelques mètres. Ton collègue propose de « faire vite » : récupérer, ouvrir, braser le nouveau compresseur, recharger — comme sur un circuit HFC classique, « vu la petite charge ».
« Petite charge » ne veut pas dire « petit risque » — Le R-290 est A3 : la charge est petite précisément parce que le fluide est très inflammable. Un local exigu non ventilé avec une source de flamme à proximité, c'est le scénario d'accident type — pas un chantier ordinaire.
❓ Que réponds-tu, analyse de risques en main ?
- D'accord : la charge est faible, les précautions HFC suffisent
- On ventile, on éloigne ou neutralise toute source d'ignition (four compris), on récupère, on inerte à l'azote — et seulement alors on chauffe
- On brase d'abord, la récupération se fera après
- On contrôle au détecteur HFC classique avant de commencer
ℹ Séquence hydrocarbures : analyse de risques, ventilation active, zéro ignition, récupération, inertage azote, et seulement ensuite la flamme. Un détecteur HFC classique n'est pas conçu pour les hydrocarbures — il faut l'appareil adapté.
Le scénario est volontairement banal : c'est le quotidien du parc A2. Faire construire la séquence AU TABLEAU par le groupe avant d'afficher la réponse — chaque oubli (le four !, le détecteur inadapté) se paie cher en vrai. Prolonger avec la question : « et si le client refuse qu'on coupe le four ? » — réponse attendue : on ne fait pas l'intervention.
☐ ✅ ☐ ✏G13 · G14 · information et sensibilisationCO₂ et NH₃ — reconnaître, ne pas intervenir (g13)
🎯 Compétences visées (arrêté du 21/11/2025, annexe II.B)- 13.01 information — évalué en B ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière d'étiquetage pour le R744 dans les systèmes et les récipients à pression
Dit à l'élève : « Reconnaître une installation CO₂ et ses risques (pression) » - 13.04 information — évalué en B ★ nouveau 2025
Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils et équipements d'entretien, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, les équipements de protection individuelle
Dit à l'élève : « Identifier les cylindres et matériels dédiés, et ne pas intervenir » - 14.01 information — évalué en C ★ nouveau 2025
Lire et comprendre les diagrammes de tuyauterie et d'instrumentation des systèmes de réfrigération au R717 (NH3)
Dit à l'élève : « Reconnaître une installation NH₃ et la conduite à tenir » - 1.09 information — évalué en B ★ nouveau 2025
Connaître la pression du CO2, le cycle transcritique ou subcritique, le diagramme log p/h, les tables de saturation du CO2, l'état d'agrégation du CO2 (formation de glace carbonique)
Dit à l'élève : « Connaître les pressions élevées du CO₂, son diagramme log p/h, ses tables de saturation et le risque de glace carbonique. » - 13.14 information — évalué en B ★ nouveau 2025
Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
Dit à l'élève : « Vérifier avant d'intervenir que la signalisation, les issues de secours, les capteurs et les alarmes du site sont bien en état. »
🎧 Écouter la capsule : CO₂ et NH₃ — reconnaître, ne pas intervenir ▸ Le chapitre expliqué à voix haute, écran par écran, avec ses animations — 6 écrans, 5 minutes. Version imprimable et mode projection compris. Ce module informe , il ne qualifie pas. Une attestation A1 ou A2 ne donne aucun droit d'intervention sur une installation au CO₂ (catégorie B) ou à l'ammoniac (catégorie C). Ce qu'on attend ici : reconnaître et ne pas toucher . CO₂ (R-744) — classé A1 : toxicité faible , non inflammable, PRP = 1 . Cette classe n'annonce aucun de ses vrais dangers : la pression , très élevée, l' atmosphère irrespirable en local fermé (il est plus lourd que l'air, s'accumule en point bas, et agit sur la respiration — voir « CO₂ : deux dangers mortels »), et le risque de neige carbonique à la détente (brûlure par le froid, obstruction). En transcritique, le condenseur laisse la place à un refroidisseur de gaz . Les cylindres, à double vanne, ne se raccordent pas au matériel courant. Ammoniac (R-717) — classé B2L : toxique et faiblement inflammable. Fluide du froid industriel (agroalimentaire, entrepôts), jamais du résidentiel. Son odeur piquante se perçoit très tôt — mais elle ne remplace aucune mesure , et elle s'émousse à forte concentration : on ne se fie jamais à son nez pour décider. En cas de fuite : alerter, évacuer, ne jamais intervenir seul . Sur le terrain, le CO₂ ne se manipule pas avec le matériel courant : ses pressions de travail sont bien plus élevées que celles des fluides classiques. Manifold, flexibles, vannes — tout doit être dédié au CO₂ . Les valeurs exactes dépendent du point de fonctionnement et se lisent toujours dans la documentation constructeur , à faire valider. Le diagramme log p/h (pression selon l'enthalpie) et les tables de saturation du CO₂ se lisent comme ceux de tout autre fluide — mêmes repères de bulle et de rosée — mais dans un domaine de pression qui lui est propre. C'est ce domaine particulier qui explique un comportement que les autres fluides n'ont pas : la formation de glace carbonique. Avant de commencer une intervention sur un site au CO₂ ou à l'ammoniac, on prend un instant pour vérifier ce qui est déjà en place. La signalisation à l'entrée du local doit être visible et à jour. Les issues de secours doivent rester dégagées, jamais encombrées, pour permettre une évacuation rapide en cas de fuite. On contrôle aussi que les capteurs de gaz et les alarmes qui leur sont associées sont en état de marche, pas seulement présents dans le local.
« A1 » ne veut pas dire « sans danger » — Le CO₂ est A1 du point de vue toxicité et inflammabilité — cela ne dit rien de ses deux vrais risques : la pression , et l' anoxie en local fermé (voir la fiche « CO₂ : deux dangers mortels »). Et le B de B2L signifie toxique : ne pas relâcher la vigilance sur l'ammoniac sous prétexte que son inflammabilité est faible.
La règle des catégories — Les catégories ne se remplacent pas les unes les autres. « Je suis A1, donc je peux donner un coup de main sur une fuite d'ammoniac » est faux : il faut la catégorie C, sans exception.
La glace carbonique, un double danger — La fiche l'a déjà signalé : le CO₂ peut se solidifier à la détente. Ce solide a un nom : c'est la glace carbonique , aussi appelée neige carbonique . Elle se forme quand le CO₂ passe directement de l'état gazeux à l'état solide, à la détente à l'air libre. C'est le domaine de pression propre au CO₂, visible sur son diagramme log p/h, qui explique ce comportement que les fluides courants n'ont pas. On garde en tête le double danger à chaque détente de CO₂ à l'air libre : la brûlure par le froid au contact de la peau, et le bouchon solide qui peut obstruer une vanne ou une tuyauterie.
Le réflexe d'arrivée sur site — Sur un site CO₂ ou ammoniac, on ne commence jamais le travail sans ce contrôle rapide : signalisation en place, issues de secours dégagées, capteurs et alarmes fonctionnels. Ce réflexe fait partie du travail, au même titre que le port du matériel de protection.
❓ L'ammoniac (R-717) est classé dans quelle classe de sécurité ?
- A1 — non toxique, non inflammable
- A2L — faiblement inflammable
- B2L — toxique et faiblement inflammable
- B3 — toxique et très inflammable
ℹ B2L : la lettre B signale la toxicité, le 2L une inflammabilité faible à propagation lente. Le cumul des deux dangers explique que l'ammoniac relève d'une catégorie d'attestation dédiée.
Module volontairement court et NON évaluant : l'objectif est la reconnaissance du danger, pas la compétence d'intervention. Faire circuler un masque à gaz réel (sans manipulation dangereuse) pour que la différence avec les EPI habituels se voie. Rappeler que l'odeur d'ammoniac est perceptible bien avant le seuil dangereux : message rassurant qui évite la panique tout en imposant l'alerte. Faire deviner pourquoi le NH₃ exige une catégorie séparée alors que le R-290, également dangereux, reste dans le champ A1/A2.
2. La banque de questions
G1 — 46 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quels sont les 4 organes principaux d'un circuit frigorifique (la croix du frigoriste) ?
(q-g1-151)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Compresseur, évaporateur, ventilateur, thermostat
- Compresseur, condenseur, détendeur, évaporateur
- Pompe, radiateur, vase d'expansion, robinet
- Moteur, turbine, échangeur, régulateur
💡 Indice : Les 4 organes essentiels forment la base de tout circuit frigorifique. C'est le minimum vital pour produire du froid.
📚 Les 4 organes sont : le COMPRESSEUR (élève la pression), le CONDENSEUR (refroidit et liquéfie), le DÉTENDEUR (abaisse la pression), et l'ÉVAPORATEUR (absorbe la chaleur). Ces 4 éléments forment la 'croix du frigoriste'.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi ne doit-on JAMAIS laisser du liquide arriver au compresseur ?
(q-g1-160)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Le liquide est trop froid pour les clapets
- Le liquide est incompressible et peut détruire le compresseur
- Le liquide est trop visqueux et freine les pistons
- Le liquide consomme trop d'énergie à comprimer
💡 Indice : Un compresseur est conçu pour comprimer du GAZ, pas du liquide.
📚 Le liquide est INCOMPRESSIBLE. Si du liquide arrive au compresseur, il peut provoquer un coup de liquide qui endommage ou détruit le compresseur (clapet cassé, bielle tordue, etc.). Le compresseur doit TOUJOURS aspirer du gaz.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La pression absolue est égale à :
(q-g1-62)1.01 Connaître les unités normalisées ISO pour la température, la pression, la masse, la densité et l'énergie
- Pression relative + pression atmosphérique
- Pression relative moins la pression atmosphérique
- Pression atmosphérique seule, au niveau de la mer
- Pression relative seule, lue au manomètre
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans la zone diphasique (sous la cloche), le fluide est :
(q-g1-v6_042)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- Entièrement liquide, sous-refroidi
- Entièrement gazeux, surchauffé
- Un mélange liquide + vapeur
- À l'état supercritique
💡 Indice : La 'cloche' délimite la zone où les deux phases coexistent.
📚 Sous la courbe de saturation, le fluide est en changement de phase : liquide + vapeur coexistent.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur le diagramme de Mollier (log P/h), l'axe horizontal représente :
(q-g1-v6_041)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- La température
- La pression
- L'enthalpie
- Le volume
💡 Indice : Mollier = P en ordonnée, h en abscisse. D'où le nom 'diagramme enthalpique'.
📚 Le diagramme de Mollier a l'enthalpie (h, en kJ/kg) en abscisse et la pression (log P) en ordonnée.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La valeur typique de surchauffe à l'aspiration est de :
(q-g1-v6_048)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- 0 à 2 K
- 5 à 10 K
- 15 à 20 K
- 30 K
💡 Indice : Ni trop basse (coups de liquide) ni trop haute (perte de rendement).
📚 Une surchauffe de 5 à 8 K garantit que seul du gaz sec entre dans le compresseur, sans trop réduire la puissance frigorifique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le sous-refroidissement typique en sortie de condenseur est de :
(q-g1-v6_145)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- 0 à 1 K
- 4 à 8 K
- 15 à 20 K
- 25 à 30 K
💡 Indice : Trop peu = risque de flash. Trop = perte de puissance.
📚 Un sous-refroidissement de 4 à 7 K assure que le liquide n'arrive pas au détendeur avec des bulles de gaz.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans quel organe le fluide frigorigène absorbe-t-il la chaleur ?
(q-g1-153)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Le compresseur
- Le condenseur
- L'évaporateur
- Le détendeur
💡 Indice : C'est l'organe qui produit le froid en absorbant la chaleur du milieu à refroidir.
📚 L'ÉVAPORATEUR est l'organe où le fluide frigorigène s'évapore en absorbant la chaleur du milieu à refroidir (chambre froide, air ambiant, etc.). C'est là que le froid est produit.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel organe permet au fluide frigorigène de passer de l'état liquide haute pression à l'état liquide basse pression ?
(q-g1-154)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Le compresseur
- Le condenseur
- Le détendeur
- L'évaporateur
💡 Indice : C'est un organe de régulation qui abaisse brutalement la pression du fluide.
📚 Le DÉTENDEUR (ou vanne de détente) abaisse la pression du liquide haute pression pour le transformer en mélange liquide-vapeur basse pression avant l'évaporateur. Cette détente abaisse aussi la température.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans quel état se trouve principalement le fluide frigorigène dans la ligne liquide ?
(q-g1-157)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- À l'état de vapeur
- À l'état liquide
- À l'état de glace
- En mélange diphasique
💡 Indice : La ligne liquide relie le condenseur au détendeur.
📚 Dans la ligne liquide (entre condenseur et détendeur), le fluide est à l'état LIQUIDE sous haute pression. C'est pour cela qu'on l'appelle 'ligne liquide'.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans quel état se trouve principalement le fluide frigorigène dans la ligne d'aspiration ?
(q-g1-158)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- À l'état liquide
- À l'état gazeux (vapeur)
- À l'état solide
- En mélange liquide-vapeur
💡 Indice : La ligne d'aspiration relie l'évaporateur au compresseur.
📚 Dans la ligne d'aspiration (entre évaporateur et compresseur), le fluide est à l'état GAZEUX (vapeur) basse pression. Le compresseur aspire du gaz, jamais du liquide !
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'énergie nécessaire au fonctionnement du cycle frigorifique est apportée par :
(q-g1-v6_141)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- La batterie évaporateur
- Le condenseur à air
- Le compresseur
- Le détendeur thermostatique
💡 Indice : C'est le 'moteur' du cycle — il consomme de l'électricité.
📚 Le compresseur est le seul organe qui reçoit de l'énergie (électrique) pour faire tourner le cycle.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La puissance frigorifique est produite au niveau de :
(q-g1-v6_142)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Le compresseur
- Le condenseur
- Le détendeur
- L'évaporateur
💡 Indice : Évaporateur = production du froid (absorption de chaleur).
📚 C'est à l'évaporateur que le fluide absorbe la chaleur du milieu à refroidir = production du froid.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans le cycle frigorifique, la chaleur est rejetée au niveau de :
(q-g1-v6_146)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- L'évaporateur
- Le compresseur
- Le condenseur
- Le détendeur
💡 Indice : Condensation = rejet de chaleur (transition gaz → liquide).
📚 Le condenseur rejette la chaleur absorbée par l'évaporateur + la chaleur de compression vers l'extérieur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Que signifie HFC ?
(q-g1-31)hors référentiel
- Hydro-Fluoro-Carbone
- Haute-Fluoro-Compression
- Hydro-Fluide-Climatique
- Hydro-Frigorigène-Commercial
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans la nomenclature R134a, que signifie le 'a' ?
(q-g1-33)hors référentiel
- Une amélioration
- Un isomère
- Un azéotrope
- Un additif
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R22 appartient à quelle famille ?
(q-g1-41)hors référentiel
- CFC
- HCFC
- HFC
- HFO
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R717 est :
(q-g1-45)1.07 Connaître les caractéristiques des hydrocarbures, du CO2, et du NH3 et des autres réfrigérants non fluorés par rapport aux réfrigérants à gaz à effet de serre fluorés
- Du propane commercial
- De l'ammoniac
- Du dioxyde de carbone
- De l'eau distillée
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R410A est un mélange de :
(q-g1-v6_132)hors référentiel
- R134a + R125
- R32 + R125
- R32 + R134a
- R290 + R600a
💡 Indice : C'est le fluide le plus courant en climatisation résidentielle.
📚 Le R410A est un mélange quasi-azéotrope de R32 (50%) + R125 (50%). Ses hautes pressions le distinguent.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R12 est un :
(q-g1-v6_137)hors référentiel
- HFC
- HCFC
- CFC
- HFO
💡 Indice : Le R12 est le CFC historique des anciens frigos.
📚 Le R12 (dichlorodifluorométhane) est un CFC interdit depuis 1995. Il détruit la couche d'ozone (ODP élevé).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous voulez intervenir vous-même sur un circuit frigorifique contenant des fluides frigorigènes. Quel document personnel devez-vous posséder ?
(pk-g0-1)1.00 Connaissance élémentaire de la législation de l'Union européenne et nationale applicable, notamment celle relative aux gaz à effet de serre fluoré, aux DEEE et à l'écoconception
- Le registre de l'équipement
- L'attestation de capacité
- L'attestation d'aptitude
- Le certificat DEEE
💡 Indice : Un des documents est pour la personne, l'autre pour l'entreprise. Lequel vous concerne, vous ?
📏 Règle : L'attestation d'aptitude est un document personnel. Elle autorise une personne à intervenir sur les fluides frigorigènes.
🎯 Pourquoi : L'entreprise doit avoir un autre document : l'attestation de capacité. Ce sont deux papiers différents, pour deux niveaux différents.
⚠ Piège : Confondre les deux attestations. Croire qu'un seul document suffit pour la personne et pour l'entreprise.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le propane, l'isobutane, l'ammoniac et le CO₂ sont des fluides naturels. En quoi se distinguent-ils des HFC et des HFO, d'après la fiche ?
(pk-g1c-2)1.07 Connaître les caractéristiques des hydrocarbures, du CO2, et du NH3 et des autres réfrigérants non fluorés par rapport aux réfrigérants à gaz à effet de serre fluorés
- Ils ont tous un fort effet de serre, comme les HFC classiques
- Ils existent sans chimie de synthèse, contrairement aux HFC et HFO
- Ils contiennent tous du fluor, comme les HFO récents
- Ils ont été condamnés par le protocole de Montréal, au même titre que les CFC
💡 Indice : Relis la phrase sur les fluides « naturels ». De quoi n'ont-ils pas besoin, contrairement aux HFC et HFO ?
📏 Règle : Les fluides naturels (propane, isobutane, ammoniac, CO₂) existent sans chimie de synthèse. Les HFC et les HFO sont des molécules fabriquées.
🎯 Pourquoi : C'est une des raisons du retour en force des fluides naturels. Ils n'ont pas le fort impact climatique des molécules de synthèse comme les HFC.
⚠ Piège : Confondre « fluide frigorigène » et « contient du fluor ». Les mots se ressemblent, mais les fluides naturels n'ont pas de fluor dans leur formule.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans une classe de sécurité comme A2L, que disent respectivement la lettre et le chiffre ?
(pk-cl1-1)1.08 Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
- La lettre dit le PRP, le chiffre dit la pression de service
- La lettre dit la toxicité, le chiffre dit l'inflammabilité
- La lettre dit la famille chimique, le chiffre dit l'année d'homologation
- La lettre dit l'inflammabilité, le chiffre dit la toxicité
💡 Indice : Deux dangers différents, deux protections différentes : c'est pour cela qu'il faut deux informations.
📏 Règle : La lettre donne la toxicité (A faible, B plus élevée), le chiffre donne l'inflammabilité (1 aucune propagation, 2L faible, 2 inflammable, 3 très inflammable).
🎯 Pourquoi : Un fluide peut être dangereux d'une manière sans l'être de l'autre, et les mesures de prévention ne sont pas les mêmes : on ventile contre la toxicité, on supprime les sources d'étincelle contre l'inflammabilité. Une note unique ne dirait pas laquelle appliquer.
⚠ Piège : « A » ne veut pas dire inoffensif : un fluide de classe A peut asphyxier en chassant l'oxygène du local, ou se décomposer en gaz toxiques au contact d'une flamme.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un fluide est en train de bouillir. Vous continuez à lui apporter de la chaleur. Que devient sa température ?
(pk-g1s-1)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Elle continue de monter, mais nettement plus lentement qu'avant
- Elle ne bouge pas tant qu'il reste du liquide à vaporiser
- Elle redescend légèrement pendant l'ébullition
- Elle monte par à-coups, à chaque train de bulles qui remonte
💡 Indice : Cette chaleur-là ne se voit pas au thermomètre. C'est pour cela qu'on la dit « latente », c'est-à-dire cachée.
📏 Règle : Pendant un changement d'état, la chaleur apportée est de la chaleur latente : elle transforme le liquide en vapeur sans faire monter la température. C'est le palier.
🎯 Pourquoi : Toute l'énergie sert à faire passer le fluide de l'état liquide à l'état vapeur. Tant qu'il reste une goutte de liquide, la température ne peut pas monter.
⚠ Piège : Croire qu'un palier est un temps mort. C'est l'inverse : c'est le moment où le fluide échange le plus de chaleur, et c'est exactement ce que l'évaporateur exploite.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans un évaporateur, la dernière goutte de liquide vient de disparaître. Comment s'appelle ce point ?
(pk-g1s-2)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Le point de bulle
- Le point de rosée
- Le point critique
- Le point de consigne
💡 Indice : Le point de bulle est à l'autre bout du palier : c'est là que la première bulle apparaît.
📏 Règle : Le palier de changement d'état commence au point de bulle — la première bulle de vapeur — et finit au point de rosée — la dernière goutte de liquide.
🎯 Pourquoi : Ces deux points sont les frontières entre les trois états du fluide : liquide, mélange saturé, vapeur. Ce sont eux qui donnent leur sens aux mots surchauffe et sous-refroidissement.
⚠ Piège : Le point critique est autre chose : c'est le sommet de la cloche du diagramme, au-delà duquel le fluide ne se sépare plus'en liquide et en vapeur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur un diagramme log p-h, où se trouve la zone où le fluide est un mélange de liquide et de vapeur ?
(pk-g1b-1)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- À gauche de la cloche
- Sous la cloche
- À droite de la cloche
- Au-dessus de la cloche
💡 Indice : La cloche est une frontière. Ce qu'elle enferme, c'est le palier.
📏 Règle : La courbe en cloche partage le diagramme en trois : liquide à gauche, mélange liquide + vapeur sous la cloche, vapeur surchauffée à droite.
🎯 Pourquoi : Le flanc gauche de la cloche est la courbe de bulle, le flanc droit la courbe de rosée. La cloche du diagramme et le palier de la courbe de chauffe sont la même chose, vue autrement.
⚠ Piège : Le sommet de la cloche est le point critique : au-dessus, le fluide ne se sépare plus'en liquide et en vapeur, il n'y a donc plus de palier.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un technicien annonce « la surchauffe est de 7 ». De quoi parle-t-il exactement ?
(pk-g1e-1)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- De la température relevée au contact du tube d'aspiration, soit les 7 °C lus sur son thermomètre
- D'un écart de 7 K entre la température lue à l'aspiration et celle de vaporisation du fluide
- De la pression d'aspiration lue au manomètre basse pression, exprimée en bars relatifs
- De 7 degrés au-dessus de zéro mesurés dans l'ambiance de la chambre froide en marche
💡 Indice : Le mot important n'est pas « 7 » : c'est ce que 7 mesure. Une valeur unique, ou un écart entre deux valeurs ?
📏 Règle : La surchauffe et le sous-refroidissement sont des différences, jamais des températures. On les exprime en kelvins parce que ce sont des écarts.
🎯 Pourquoi : Le fluide est dit surchauffé de 7 K parce qu'il se trouve 7 kelvins au-dessus de sa température de changement d'état, à la pression où il se trouve. Sans cette pression, le nombre ne veut rien dire.
⚠ Piège : Relever la température de l'aspiration et l'annoncer comme « la surchauffe ». C'est une température, pas une surchauffe.
☐ ✅ ☐ ✏❓ De quoi a-t-on besoin, au minimum, pour déterminer une surchauffe sur une installation en marche ?
(pk-g1e-2)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- D'un thermomètre de contact seul, posé sur la ligne d'aspiration
- D'un manomètre, d'un thermomètre de contact, et de la table de saturation du fluide présent
- D'un manomètre seul : la pression suffit à déduire la surchauffe
- D'un thermomètre infrarouge, d'un détecteur électronique de fuite et de la documentation machine
💡 Indice : Une différence se calcule entre deux valeurs. D'où vient la seconde ?
📏 Règle : Le manomètre donne la pression ; la table de saturation traduit cette pression en température de changement d'état ; le thermomètre de contact donne la température réelle du tube. La différence est la surchauffe.
🎯 Pourquoi : Un seul instrument ne donne qu'une moitié du calcul. C'est le croisement des deux mesures qui produit l'information.
⚠ Piège : Utiliser la table d'un autre fluide que celui réellement présent dans le circuit. On vérifie le fluide sur la plaque signalétique et dans le registre, jamais à la couleur de la bouteille.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quoi sert le sous-refroidissement en sortie de condenseur ?
(pk-g1e-4)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- À garantir qu'il arrive du liquide pur, sans bulles de vapeur, au détendeur
- À protéger le compresseur contre les coups de liquide à l'aspiration
- À accélérer le dégivrage naturel de la batterie évaporateur
- À limiter la pression de condensation par forte chaleur extérieure
💡 Indice : Le sous-refroidissement se prend en sortie de condenseur. Quel organe se trouve juste après ?
📏 Règle : Le sous-refroidissement garantit que le fluide arrive au détendeur entièrement liquide. Repère usuel : 4 à 8 K, à recaler sur la documentation du constructeur.
🎯 Pourquoi : S'il est insuffisant, des bulles de vapeur se forment dans la ligne liquide et le détendeur n'alimente plus correctement l'évaporateur.
⚠ Piège : Confondre avec la surchauffe : c'est elle qui protège le compresseur du liquide, à l'autre bout du circuit.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La transformation dans le détendeur est dite :
(q-g1-v6_040)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Isotherme
- Isenthalpique
- Isentropique
- Isobare
💡 Indice : 'Isenthalpique' = même enthalpie. Le fluide passe de HP à BP sans échange thermique.
📚 La détente se fait à enthalpie constante (pas d'échange de chaleur, pas de travail). Sur le diagramme : ligne verticale.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La compression dans le compresseur est théoriquement :
(q-g1-v6_045)1.04 Décrire la fonction des principales composantes du système (compresseur, évaporateur, condenseur, détendeurs thermostatiques) et les transformations thermodynamiques du réfrigérant
- Isenthalpique
- Isentropique
- Isotherme
- Isobare
💡 Indice : C'est la transformation 'idéale' du compresseur — sans échange de chaleur.
📚 En théorie, la compression est isentropique (entropie constante = adiabatique et réversible). En pratique, elle est polytropique.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur le diagramme de Mollier, la condensation et l'évaporation sont des transformations :
(q-g1-v6_046)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- Isenthalpiques
- Isentropiques
- Isobares
- Isothermes
💡 Indice : Les échangeurs (condenseur et évaporateur) travaillent à pression quasi-constante.
📚 La condensation et l'évaporation se font à pression constante (lignes horizontales sur le diagramme).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La cloche de saturation sur le diagramme de Mollier sépare :
(q-g1-v6_143)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- Le vide et la pression atmosphérique
- Les zones liquide, diphasique et vapeur
- Les hautes et les basses températures
- Les fluides naturels et synthétiques
💡 Indice : La cloche délimite les trois états possibles du fluide.
📚 À gauche de la cloche = liquide sous-refroidi. Sous la cloche = mélange liq+vap. À droite = vapeur surchauffée.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le R410A est un mélange :
(q-g1-34)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Un zéotrope à fort glissement
- Un quasi-azéotrope
- Un azéotrope véritable
- Un corps pur, sans mélange
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la composition du R410A ?
(q-g1-36)hors référentiel
- 50% R32 / 50% R125
- 45% R32 / 55% R125
- 75% R134a / 25% R32
- 100% R32 pur
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le R407C est composé de :
(q-g1-51)hors référentiel
- R32 / R125 / R134a
- R32 / R125
- R125 / R143a / R134a
- 100% R32
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Dans la nomenclature Rxyz, le chiffre des dizaines (y) correspond à :
(q-g1-v6_031)hors référentiel
- Le nombre d'atomes de carbone moins 1
- Nombre d'atomes d'hydrogène + 1
- Le nombre total d'atomes de fluor
- Le nombre d'atomes de chlore
💡 Indice : La formule mnémotechnique est : C−1, H+1, F pour les trois chiffres.
📚 Règle de nomenclature : centaines = C−1, dizaines = H+1, unités = F. Ex: R134a → C=1+1=2, H=3−1=2, F=4.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un climatiseur trop vieux part au rebut, dans la filière DEEE. Que devient le fluide frigorigène qu'il contient encore ?
(pk-g0-2)1.00 Connaissance élémentaire de la législation de l'Union européenne et nationale applicable, notamment celle relative aux gaz à effet de serre fluoré, aux DEEE et à l'écoconception
- Il doit être récupéré à part, avant que la carcasse parte en DEEE
- Il part avec la carcasse, la filière DEEE s'occupe aussi du fluide
- Il est automatiquement détruit par le centre de tri DEEE qui le reçoit
- Il n'y a aucune obligation particulière, la quantité restante est faible
💡 Indice : La filière DEEE s'occupe d'un objet, la carcasse. Le fluide est une matière. Suivent-ils le même chemin ?
📏 Règle : La filière DEEE traite la carcasse de l'équipement en fin de vie. Le fluide frigorigène doit être récupéré à part, avant, par un professionnel habilité.
🎯 Pourquoi : Le fluide et la carcasse ne suivent pas le même circuit. Les mélanger relâcherait le fluide dans l'environnement.
⚠ Piège : Croire que la filière DEEE gère aussi le fluide. Elle ne traite que la carcasse de la machine.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Les codes R-32 et R-290 se ressemblent. Pourtant leurs classes de sécurité NF EN 378 sont très différentes. Que faut-il comprendre ?
(pk-g1c-1)1.06 Connaître le comportement spécifique, les paramètres physiques, les systèmes, les solutions, les déviances de tous les réfrigérants de substitution dans le cycle de réfrigération et les composants pour leur utilisation
- Le code du fluide donne déjà sa classe de sécurité, inutile de vérifier autre chose
- Deux codes proches signalent toujours deux dangers de même niveau
- La classe NF EN 378 remplace le code : on peut oublier le code une fois la classe connue
- Le code décrit la molécule, la classe NF EN 378 le risque : il faut lire les deux
💡 Indice : La fiche parle de deux lectures différentes pour un même fluide. Laquelle donne le risque de manipulation ?
📏 Règle : Le code du fluide (R-xyz) décrit la molécule. La classe NF EN 378 (A1, A2L, A3…) décrit le risque de manipulation. Il faut toujours lire les deux.
🎯 Pourquoi : Des codes proches, comme R-32 et R-290, peuvent cacher des molécules différentes. Donc des classes de sécurité différentes.
⚠ Piège : Penser que des codes qui se ressemblent veulent dire des dangers qui se ressemblent. Il faut vérifier la classe à chaque fois.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la classe de sécurité du R-290 (propane) ?
(pk-cl1-2)1.08 Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
- A2L, comme le R-32
- A3 : très inflammable
- A1, il n'est pas toxique
- B2L, comme l'ammoniac
💡 Indice : Demandez-vous à quelle famille chimique appartient le propane.
📏 Règle : Le R-290 est classé A3 : toxicité faible, mais très inflammable.
🎯 Pourquoi : Le propane est un hydrocarbure. Tous les hydrocarbures utilisés'en froid — R-290, R-600a (isobutane), R-1270 (propylène) — sont A3. Les A2L sont des HFC à faible PRP comme le R-32, ou des HFO comme le R-1234yf.
⚠ Piège : La confusion R-290 = A2L est l'erreur la plus fréquente, et elle se trouve même dans des documents mal rédigés. Elle conduit à appliquer des précautions insuffisantes : ventilation sous-dimensionnée, matériel électrique inadapté, charge excessive.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ À quoi sert concrètement de connaître la classe de sécurité d'un fluide avant d'intervenir ?
(pk-cl1-3)1.08 Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
- Uniquement à remplir la fiche d'intervention et le registre de l'équipement
- Elle commande les EPI, le matériel admis, la ventilation et la charge maximale du local
- Elle sert seulement au calcul du PRP de l'installation et de sa charge totale en tCO₂e
- Elle indique le prix du fluide au kilogramme livré
💡 Indice : La classe n'est pas une étiquette : elle décide de tout ce qui vous protège.
📏 Règle : La classe de sécurité détermine l'ensemble du dispositif : EPI, matériel électrique et suppression des sources d'étincelle, ventilation, type de détecteur et seuil d'alarme, charge maximale admise et conditions d'occupation du local.
🎯 Pourquoi : Se tromper de classe, ce n'est pas se tromper d'étiquette : c'est installer un matériel qui peut produire une étincelle près d'un fluide inflammable, choisir un détecteur qui ne verra rien, ou charger un local au-delà de ce qu'il admet.
⚠ Piège : La classe se lit sur la fiche de données de sécurité du fluide, jamais de mémoire ni par analogie avec l'installation précédente. Les valeurs qui en découlent sont dans la NF EN 378 et la documentation du constructeur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi une machine frigorifique travaille-t-elle avec un fluide qui change d'état, plutôt qu'avec de l'air ?
(pk-g1s-3)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Parce que le changement d'état permet d'échanger beaucoup de chaleur sans que la température varie
- Parce que l'air ne circulerait pas correctement dans des tubes de cuivre aussi fins
- Parce que la réglementation impose l'emploi d'un fluide frigorigène homologué
- Parce que comprimer de l'air reviendrait bien plus cher en consommation électrique
💡 Indice : Repensez au palier : que se passe-t-il en quantité d'énergie échangée, pendant que la température ne bouge pas ?
📏 Règle : Sur son palier de changement d'état, un fluide absorbe ou restitue une grande quantité de chaleur — la chaleur latente — sans que sa température varie.
🎯 Pourquoi : L'évaporateur exploite ce palier pour prendre la chaleur du local, le condenseur pour la rendre dehors. Un fluide qui resterait dans le même état devrait s'échauffer énormément pour transporter autant d'énergie.
⚠ Piège : Confondre le fluide frigorigène, qui change d'état dans un circuit fermé, et l'air soufflé par le ventilateur, qui ne fait que traverser la batterie.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur un mélange zéotrope (série R-4xx), qu'est-ce qui distingue le palier de celui d'un corps pur ?
(pk-g1s-4)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- Il n'y a pas de palier du tout, la température monte en continu
- La température monte lentement pendant le changement d'état : c'est le glissement
- Le palier dure deux fois plus longtemps que sur un corps pur
- Le palier se fait à pression rigoureusement constante, à la différence d'un corps pur
💡 Indice : Les composants du mélange ne se vaporisent pas tous à la même température.
📏 Règle : Dans un mélange zéotrope, la température n'est pas constante pendant le changement d'état : elle glisse. Le point de bulle et le point de rosée ne sont donc pas à la même température.
🎯 Pourquoi : Le mélange contient plusieurs fluides purs, et le plus volatil se vaporise en premier. La composition de ce qui reste change au fur et à mesure, donc la température de vaporisation monte.
⚠ Piège : Lire une table de saturation sans savoir si la valeur donnée correspond au point de bulle ou au point de rosée : sur un zéotrope, l'écart entre les deux fausse tout calcul de surchauffe ou de sous-refroidissement.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur le tracé d'un cycle frigorifique, où se lit le sous-refroidissement ?
(pk-g1b-2)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- Sur le trait du bas, à droite de la courbe de rosée
- Sur le trait du haut, à gauche de la courbe de bulle
- Sur le trait montant de droite, celui de la compression
- Au sommet de la cloche
💡 Indice : Le sous-refroidissement concerne du liquide. Où se trouve le liquide : côté haute pression ou côté basse pression ?
📏 Règle : Le sous-refroidissement se lit sur le trait du haut (haute pression), à gauche de la courbe de bulle. La surchauffe se lit sur le trait du bas (basse pression), à droite de la courbe de rosée.
🎯 Pourquoi : Le fluide devient entièrement liquide en franchissant la courbe de bulle, dans le condenseur ; tout ce qu'il perd ensuite en température est du sous-refroidissement. Symétriquement, il devient entièrement vapeur en franchissant la courbe de rosée, dans l'évaporateur.
⚠ Piège : Intervertir les deux : la réponse 1 décrit la surchauffe, pas le sous-refroidissement.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi la pression est-elle portée sur une échelle logarithmique dans ce diagramme ?
(pk-g1b-3)1.03 Utiliser les tableaux et graphiques correspondants et les interpréter dans le cadre de contrôles d'étanchéité indirects (y compris le contrôle du bon fonctionnement du système) : diagramme log p/h, tables de saturation d'un réfrigérant, diagramme d'un cycle frigorifique simple à compression
- Pour que la basse pression et la haute pression soient lisibles sur la même feuille
- Parce que la pression se mesure naturellement en logarithmes, comme le bruit en décibels
- Pour que le cycle forme un rectangle bien régulier sur le tracé
- Parce que l'enthalpie est elle aussi portée en échelle logarithmique
💡 Indice : Imaginez les deux pressions du circuit reportées sur une règle graduée ordinaire : laquelle des deux deviendrait illisible ?
📏 Règle : Sur une échelle logarithmique, ce qui est constant n'est pas l'écart entre deux graduations mais le rapport : la même distance sépare 1 de 10, puis 10 de 100. Les petites pressions sont donc aussi étalées que les grandes.
🎯 Pourquoi : Le côté basse pression et le côté haute pression d'un circuit n'ont pas du tout le même ordre de grandeur. Sur une échelle ordinaire, la basse pression serait écrasée en bas de la feuille et illisible.
⚠ Piège : Vouloir mesurer une pression à la règle sur ce diagramme. On lit la graduation ; les valeurs, elles, se prennent au manomètre et dans la table.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la différence entre la surchauffe utile et la surchauffe totale ?
(pk-g1e-3)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- L'utile se mesure au bulbe du détendeur, la totale au clapet de refoulement du compresseur
- L'utile se gagne dans l'évaporateur ; la totale y ajoute la ligne d'aspiration
- L'utile concerne la basse pression, la totale additionne surchauffe et sous-refroidissement
- C'est la même grandeur : l'une s'exprime en kelvins, l'autre en degrés Celsius relatifs
💡 Indice : L'une des deux est dite « utile » parce qu'elle a servi à quelque chose de précis. À quoi ?
📏 Règle : La surchauffe utile est celle que la vapeur gagne à l'intérieur de l'évaporateur : elle a servi à refroidir le local. La surchauffe totale y ajoute ce que la ligne d'aspiration apporte entre la sortie de l'évaporateur et le compresseur.
🎯 Pourquoi : Une ligne d'aspiration mal isolée, qui traverse un local chaud, augmente la surchauffe totale sans rien apporter au froid produit.
⚠ Piège : Comparer une surchauffe utile à une consigne donnée en totale, ou l'inverse : on dérègle alors une machine qui allait bien. Vérifiez toujours où la valeur de référence a été prise.
G2 — 19 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel gaz est utilisé comme référence (GWP=1) pour mesurer le pouvoir de réchauffement ?
(q-g2-v6_001)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- L'azote
- Le CO₂
- Le méthane
- L'ozone
💡 Indice : Le GWP est toujours exprimé par rapport à un gaz de référence très courant.
📚 Le GWP (Global Warming Potential) compare tout gaz au CO₂ sur 100 ans. CO₂ = 1 par définition.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le protocole de Montréal (1987) visait principalement :
(q-g2-5)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- Les gaz à effet de serre
- La protection de la couche d'ozone
- La réduction des émissions de CO2
- L'interdiction des HFC
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'amendement de Kigali (2016) ajoute au Protocole de Montréal la réduction progressive de :
(q-g2-v6_003)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- Les CFC
- Les HCFC
- Les HFC
- Les HFO
💡 Indice : Les CFC et HCFC étaient déjà visés. Quel groupe de fluides à fort GWP restait sans contrainte ?
📚 Kigali (2016) étend le Protocole de Montréal aux HFC pour lutter contre le réchauffement climatique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Les HFC ont un ODP (potentiel de destruction de l'ozone) de :
(q-g2-v6_004)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- 0
- 0,05
- 0,5
- 1
💡 Indice : L'ODP est lié à la présence de chlore ou brome dans la molécule.
📚 Les HFC ne contiennent pas de chlore, donc ODP = 0. Mais leur GWP est élevé.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le règlement UE 2024/573 remplace quel règlement ?
(q-g2-v6_011)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- UE 842/2006
- UE 517/2014
- CE 2037/2000
- UE 303/2008
💡 Indice : C'est le règlement qui était en vigueur depuis 2015.
📚 Le nouveau règlement UE 2024/573 (en vigueur mars 2024) remplace le 517/2014 avec des objectifs plus stricts.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le système de quotas HFC dans l'UE fonctionne sur le principe de :
(q-g2-v6_017)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- Des quotas attribués à chaque pays membre
- Quotas attribués aux importateurs et producteurs
- Des quotas attribués aux installateurs frigoristes
- Une taxe proportionnelle au GWP du fluide
💡 Indice : Le système s'applique en amont de la chaîne, pas aux utilisateurs finaux.
📚 Les quotas sont des droits de mise sur le marché en tCO₂e, attribués aux importateurs et fabricants de HFC.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel type de rayonnement la couche d'ozone filtre-t-elle principalement ?
(q-g2-v6_002)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- Les infrarouges
- Les UV-B
- Les micro-ondes
- Les rayons X
💡 Indice : Ce sont des rayonnements solaires dangereux pour la peau et les yeux.
📚 La couche d'ozone (O₃) dans la stratosphère absorbe les UV-B nocifs pour la santé humaine.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel accord international de 2015 vise à limiter le réchauffement à +1,5°C ?
(q-g2-v6_005)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- Protocole de Montréal
- Accord de Paris (COP21)
- Amendement de Kigali
- Protocole de Kyoto
💡 Indice : C'est le traité climatique le plus récent et le plus ambitieux.
📚 Signé en 2015 par 196 pays, il fixe l'objectif de +1,5°C maximum vs ère préindustrielle.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le « trou dans la couche d'ozone » est localisé principalement au-dessus de :
(q-g2-v6_010)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- L'équateur
- L'Antarctique
- L'Arctique
- L'Europe
💡 Indice : C'est le pôle le plus froid de la planète qui est le plus touché.
📚 Le trou d'ozone se forme chaque printemps austral au-dessus du pôle Sud, là où les conditions de froid stratosphérique favorisent la destruction de l'O₃.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Les principaux gaz à effet de serre naturels sont :
(q-g2-v6_106)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- CO₂, vapeur d'eau, méthane
- Oxygène, azote, hélium
- HFC, CFC, HCFC
- Ozone, argon, néon
💡 Indice : Pensez aux gaz naturellement présents dans l'atmosphère.
📚 L'effet de serre naturel est principalement dû à la vapeur d'eau, au CO₂ et au méthane. Les HFC sont des GES industriels.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le Protocole de Montréal a principalement permis :
(q-g2-v6_110)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- D'augmenter fortement la production mondiale de CFC
- De commencer la réparation de la couche d'ozone
- De créer de nouveaux fluides frigorigènes de substitution
- D'interdire le CO₂ comme fluide frigorigène
💡 Indice : C'est considéré comme le traité environnemental le plus réussi.
📚 Grâce à l'élimination des CFC et HCFC, la couche d'ozone montre des signes de reconstitution progressive.
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'ODP (Ozone Depletion Potential) est lié à la présence dans la molécule de :
(q-g2-v6_114)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- Du fluor et de l'hydrogène
- De l'hydrogène et du carbone
- Chlore ou brome
- Du carbone et de l'oxygène
💡 Indice : Les HFC n'ont ni chlore ni brome, d'où leur ODP de 0.
📚 Le chlore (CFC, HCFC) et le brome (halons) détruisent catalytiquement l'ozone stratosphérique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel fluide a le GWP le plus élevé ?
(q-g2-42)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- R134a
- R410A
- R404A
- R32
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ 15 kg de R32 (GWP=675) donnent combien de tCO₂e ?
(q-g2-v6_113)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- 4,5
- 6,75
- 10,13
- 101,3
💡 Indice : Formule : charge × GWP / 1000.
📚 Calcul : 15 × 675 / 1000 = 10,125 tCO₂e → contrôle annuel.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le Protocole de Kyoto (1997) cible combien de gaz à effet de serre ?
(q-g2-v6_008)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- 3
- 4
- 6
- 8
💡 Indice : Comptez les familles principales de gaz à effet de serre réglementées.
📚 Kyoto vise 6 GES : CO₂, CH₄, N₂O, HFC, PFC, SF₆. Les HFC y sont inclus.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sans l'effet de serre naturel, la température moyenne de la Terre serait d'environ :
(q-g2-v6_107)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- +15°C
- -18°C
- +30°C
- 0°C
💡 Indice : L'effet de serre naturel est bénéfique — c'est son amplification qui pose problème.
📚 Sans effet de serre, la Terre serait à -18°C au lieu de +15°C. L'effet de serre naturel réchauffe de +33°C.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Les HFO ont un faible GWP car :
(q-g2-v6_111)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- Ils ne contiennent pas le moindre atome de carbone
- Ils se décomposent rapidement dans l'atmosphère
- Ils sont nettement plus lourds que l'air ambiant
- Ils ne s'évaporent pas dans l'atmosphère
💡 Indice : La durée de vie atmosphérique courte = faible GWP.
📚 Les HFO ont une double liaison C=C qui les rend instables chimiquement. Ils se dégradent en quelques jours dans l'atmosphère.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le concept de « durée de vie atmosphérique » d'un fluide influence directement :
(q-g2-v6_115)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- Sa couleur
- Son prix
- Son GWP
- Sa pression
💡 Indice : Longue durée de vie = GWP élevé. Courte durée = GWP faible.
📚 Plus un gaz reste longtemps dans l'atmosphère, plus son impact cumulé sur le réchauffement est important.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le R22 (HCFC) est interdit dans l'UE depuis :
(q-g2-v6_037)2.01 Avoir une connaissance élémentaire de la politique de l'UE et internationale en matière de changement climatique, y compris la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
- 2000
- 2010
- 2015
- 2020
💡 Indice : C'est un HCFC — la dernière étape de leur élimination dans l'UE.
📚 Le R22 a été totalement interdit dans l'UE depuis le 1er janvier 2015, même en recyclé/régénéré.
G3 — 8 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le tirage au vide a pour but principal d'éliminer :
(q-g3-v6_058)3.04 Faire le vide dans le système pour évacuer l'air et l'humidité selon la pratique habituelle
- L'huile usagée
- L'air et l'humidité du circuit
- Les particules métalliques
- Le fluide résiduel
💡 Indice : L'air et l'eau sont les deux ennemis du circuit frigorifique.
📚 Le tirage au vide évacue l'air (incondensable qui augmente la HP) et l'humidité (qui forme des acides avec l'huile POE).
☐ ✅ ☐ ✏❓ La pression d'épreuve de résistance d'un circuit est réalisée avec :
(q-g3-v6_062)3.01 Effectuer une épreuve de pression pour contrôler la résistance du système
- Du fluide frigorigène
- De l'oxygène
- De l'azote sec
- De l'air comprimé
💡 Indice : L'azote est un gaz inerte, sec et sans risque.
📚 L'épreuve de résistance se fait toujours à l'azote sec. Jamais d'oxygène (risque explosion avec huile) ni d'air comprimé (humidité).
☐ ✅ ☐ ✏❓ La pompe à vide ne doit jamais être utilisée pour :
(q-g3-v6_159)3.03 Utiliser une pompe à vide
- Évacuer l'air du circuit avant charge
- Évacuer l'humidité résiduelle
- Récupérer du fluide frigorigène
- Atteindre le vide requis avant charge
💡 Indice : Pompe à vide ≠ groupe de récupération. Deux outils différents.
📚 La pompe à vide n'est pas conçue pour pomper du fluide (ça l'endommage). La récupération se fait avec un groupe de récupération spécifique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La température d'ébullition de l'eau à pression atmosphérique est :
(q-g3-66)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- 0°C
- 50°C
- 100°C
- 150°C
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Avec quel gaz met-on un circuit frigorifique en pression pour contrôler sa résistance ?
(pk-p4-1)3.01 Effectuer une épreuve de pression pour contrôler la résistance du système
- De l'oxygène pur
- De l'azote sec
- De l'air comprimé
- Du fluide du circuit
💡 Indice : Cherchez le gaz qui n'apporte ni humidité, ni risque de combustion.
📏 Règle : La mise en pression se fait à l'azote sec, et à rien d'autre.
🎯 Pourquoi : L'azote est neutre et sec : il n'entretient pas la combustion et n'introduit pas d'eau dans le circuit.
⚠ Piège : L'oxygène au contact de l'huile du circuit peut provoquer une réaction violente. L'air comprimé, lui, apporte de l'humidité qui restera dans l'installation.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi une bouteille d'azote se raccorde-t-elle toujours au travers d'un mano-détendeur ?
(pk-p4-2)3.02 Effectuer une épreuve de pression pour contrôler l'étanchéité du système
- Pour connaître à tout moment la quantité d'azote restant dans la bouteille
- Pour filtrer l'humidité que pourrait contenir le gaz de la bouteille d'azote
- Parce que la pression de la bouteille dépasse ce que le circuit supporte
- Pour réchauffer le gaz avant son entrée dans le circuit
💡 Indice : Comparez la pression dans la bouteille et celle que supporte l'installation.
📏 Règle : Jamais d'azote sans mano-détendeur entre la bouteille et le circuit.
🎯 Pourquoi : La bouteille est à une pression très supérieure à celle admissible par l'installation : le mano-détendeur ramène la pression à la valeur voulue, lue sur son second cadran.
⚠ Piège : Ouvrir la bouteille directement sur le circuit peut le détruire instantanément. La pression d'épreuve se règle selon la fiche constructeur, jamais à l'estime.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous venez de terminer l'épreuve d'étanchéité et le tirage au vide sur un circuit. Que devez-vous faire avant de considérer l'intervention comme terminée ?
(pk-q-3.05)3.05 Consigner les données dans le registre de l'équipement et rédiger un rapport portant sur un ou plusieurs des essais et des contrôles effectués durant l'examen
- Attendre la validation du client avant toute trace écrite
- Refaire une deuxième fois l'épreuve d'étanchéité pour confirmer
- Ranger le matériel, aucune autre formalité n'est nécessaire
- Consigner au registre et rédiger le rapport des essais
💡 Indice : Pense au tout dernier geste professionnel décrit dans la fiche, juste après les contrôles.
📏 Règle : Après tout contrôle ou essai (épreuve de résistance, épreuve d'étanchéité, tirage au vide), on consigne les résultats dans le registre de l'équipement et on rédige un rapport sur les essais et contrôles effectués.
🎯 Pourquoi : La trace écrite prouve que les contrôles réglementaires ont bien eu lieu. Elle protège le professionnel, informe l'exploitant, et permet de suivre l'état de l'équipement dans le temps.
⚠ Piège : Croire que le geste technique (épreuve, tirage au vide) suffit à lui seul. Sans registre ni rapport, rien ne prouve que le contrôle a été fait : le geste professionnel n'est complet qu'avec la consignation.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Si la pression remonte de plus de 100 µm pendant le test de maintien, cela indique :
(q-g3-v6_059)3.04 Faire le vide dans le système pour évacuer l'air et l'humidité selon la pratique habituelle
- Le circuit est parfaitement étanche
- Une fuite ou de l'humidité résiduelle
- Le vide atteint est largement suffisant
- La pompe à vide est trop puissante
💡 Indice : Si le vide est bon, la pression doit rester stable.
📚 Une remontée > 100 µm après fermeture de la vanne indique soit une fuite, soit de l'humidité qui s'évapore.
G4 — 15 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ La méthode de détection indirecte consiste à :
(q-g4-v6_074)4.04 Effectuer un contrôle de l'étanchéité du système au moyen d'une méthode indirecte conformément au règlement (CE) n° 1516/2007 et du manuel d'utilisation du système
- Utiliser un détecteur électronique de fuites récemment calibré
- Suivre les paramètres de fonctionnement (P, T°, surchauffe)
- Mettre le circuit sous pression d'azote puis attendre la chute
- Utiliser un traceur UV et rechercher à la lampe adaptée au produit
💡 Indice : C'est une méthode qui n'utilise pas d'appareil de détection spécifique.
📚 La détection indirecte analyse les dérives des paramètres (baisse de HP, augmentation de surchauffe, etc.) qui signalent une perte de charge.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La détection par eau savonneuse est une méthode :
(q-g4-v6_072)4.07 Contrôler l'étanchéité du système au moyen d'une des méthodes directes ne nécessitant pas d'intervenir dans le circuit de réfrigération et visées au règlement (CE) n° 1516/2007
- Directe et localisante
- Indirecte et globale
- Réglementairement suffisante seule
- Utilisable uniquement en intérieur
💡 Indice : Les bulles apparaissent exactement à l'endroit de la fuite.
📚 L'eau savonneuse permet de localiser précisément les fuites par la formation de bulles. C'est un complément au détecteur électronique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le détecteur électronique de fuites détecte les fuites par :
(q-g4-v6_163)4.08 Utiliser un dispositif électronique de détection des fuites
- La couleur que prend le gaz au moment où il s'échappe du circuit
- La différence de concentration de gaz dans l'air ambiant
- Le bruit très fin produit par la fuite dans les tuyauteries
- La variation de température au point de fuite
💡 Indice : C'est un 'nez électronique' pour les gaz fluorés.
📚 Le détecteur mesure la concentration de gaz fluoré dans l'air et alerte quand elle dépasse un seuil.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un détecteur de fuites doit être calibré au minimum :
(q-g4-v6_069)4.08 Utiliser un dispositif électronique de détection des fuites
- Tous les mois
- Tous les 6 mois
- Tous les ans
- Tous les 5 ans
💡 Indice : C'est le même rythme que le contrôle d'étanchéité minimal.
📚 La calibration annuelle est obligatoire pour garantir la fiabilité de la mesure.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le détecteur de fuites doit être vérifié au gaz de référence :
(q-g4-v6_168)4.08 Utiliser un dispositif électronique de détection des fuites
- Avant chaque utilisation
- Une fois par an
- Uniquement à l'achat
- Tous les 5 ans
💡 Indice : C'est une vérification rapide mais obligatoire à chaque fois.
📚 Avant chaque campagne de détection, il faut vérifier le bon fonctionnement du détecteur avec un gaz de référence calibré.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Lors d'un contrôle d'étanchéité, le contrôleur doit vérifier :
(q-g4-104)4.03 Effectuer un contrôle visuel et manuel de tout le système au sens du règlement (CE) n° 1516/2007 de la Commission
- Uniquement le compresseur
- Seulement les raccords visibles
- Tous les éléments du circuit
- Uniquement la charge de fluide
💡 Indice : Indice : pensez aux seuils tCO2e (5 / 50 / 500) et aux fréquences 12 / 6 / 3 mois.
📏 Règle : Les fréquences de contrôle d’étanchéité se déclenchent par seuils en tCO₂e (5 / 50 / 500), avec des périodicités typiques 12 / 6 / 3 mois.
🎯 Pourquoi : Le but est de réduire les fuites sur les installations à plus fort impact climatique.
🧮 Exemple : une installation à 60 tCO₂e entre dans le palier '≥ 50' (contrôle plus fréquent que le palier '≥ 5').
⚠ Piège : raisonner en 'kg' au lieu de tCO₂e, ou inverser les seuils (5/50/500).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le contrôle d'étanchéité doit porter sur :
(q-g4-114)4.03 Effectuer un contrôle visuel et manuel de tout le système au sens du règlement (CE) n° 1516/2007 de la Commission
- Uniquement la partie frigorifique
- Uniquement la partie électrique
- Frigorifique + sécurités + étiquetage
- Seulement les raccords
💡 Indice : Indice : pensez aux seuils tCO2e (5 / 50 / 500) et aux fréquences 12 / 6 / 3 mois.
📏 Règle : Les fréquences de contrôle d’étanchéité se déclenchent par seuils en tCO₂e (5 / 50 / 500), avec des périodicités typiques 12 / 6 / 3 mois.
🎯 Pourquoi : Le but est de réduire les fuites sur les installations à plus fort impact climatique.
🧮 Exemple : une installation à 60 tCO₂e entre dans le palier '≥ 50' (contrôle plus fréquent que le palier '≥ 5').
⚠ Piège : raisonner en 'kg' au lieu de tCO₂e, ou inverser les seuils (5/50/500).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le registre d'équipement doit être tenu :
(q-g4-v6_174)1.00 Connaissance élémentaire de la législation de l'Union européenne et nationale applicable, notamment celle relative aux gaz à effet de serre fluoré, aux DEEE et à l'écoconception
- Par le propriétaire de l'installation
- Par l'installateur uniquement
- Par la préfecture
- Par le fabricant de l'équipement
💡 Indice : C'est celui qui exploite l'installation qui est responsable.
📚 Le détenteur/exploitant de l'installation est responsable de la tenue du registre.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le registre peut être tenu :
(q-g4-107)1.00 Connaissance élémentaire de la législation de l'Union européenne et nationale applicable, notamment celle relative aux gaz à effet de serre fluoré, aux DEEE et à l'écoconception
- Uniquement en version papier
- Uniquement en version électronique
- Papier ou électronique
- Seulement par l'ADEME
💡 Indice : Indice : la traçabilité est obligatoire (qui a fait l’intervention, quelle quantité, quel fluide, et conservation plusieurs années).
📏 Règle : La traçabilité est obligatoire : nature du fluide, quantités ajoutées/récupérées, résultats de contrôles, identité de l’opérateur, et conservation des enregistrements.
🎯 Pourquoi : Sans traçabilité, impossible de prouver la conformité et de suivre les fuites.
🧮 Exemple : sur la fiche d’intervention, on consigne le fluide, la quantité (kg), et les références de l’opérateur/entreprise.
⚠ Piège : oublier une information clé (quantités) ou ne pas conserver les documents assez longtemps.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Après une intervention sur un circuit, quelle opération permet de vérifier l'étanchéité ?
(q-g4-180)4.06 Contrôler l'étanchéité du système au moyen d'une des méthodes directes visées au règlement (CE) n° 1516/2007
- Remettre l'installation en service immédiatement et surveiller la pression
- Effectuer un test de pression avec un gaz inerte (azote) et rechercher les fuites
- Ajouter du fluide frigorigène et observer la baisse de la pression
- Attendre 24 heures sans rien faire et relever les manomètres
💡 Indice : Avant de charger en fluide frigorigène, il faut s'assurer que le circuit est étanche.
📚 Après intervention, on effectue un TEST D'ÉTANCHÉITÉ avec de l'azote sous pression (environ 30 bars pour circuits HP). On recherche les fuites avec un détecteur de fuite ou de l'eau savonneuse. Si le circuit tient la pression pendant plusieurs heures, il est étanche.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une installation frigorifique doit faire l'objet d'un marquage indiquant :
(q-g4-110)4.03 Effectuer un contrôle visuel et manuel de tout le système au sens du règlement (CE) n° 1516/2007 de la Commission
- Uniquement le type de fluide et le volume
- Le type et la quantité de fluide
- Type, quantité et pictogrammes de danger
- Aucune obligation de marquage
💡 Indice : Indice : raisonnez en tCO2e (pas seulement en kg).
📏 Règle : Ici, on raisonne en tCO₂e (impact) plutôt qu’en kg.
🎯 Pourquoi : Le règlement F-Gaz déclenche des obligations en fonction de l’impact climatique.
🧮 Exemple : même une petite charge peut dépasser un seuil si le GWP est élevé.
⚠ Piège : se focaliser sur la masse de fluide seule.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur une installation frigorifique, où se situent le plus souvent les points de fuite potentiels ?
(pk-q-4.01)4.01 Connaître les points de fuite potentiels des équipements de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
- Aux points d'assemblage (raccords, brasures) et aux pièces qui vibrent, comme le compresseur
- Uniquement sur le pressostat de sécurité haute pression et sur ses raccords
- Uniquement dans l'isolant qui recouvre les tuyauteries froides
- Sur un tube plein, loin de tout raccord ou de toute pièce en mouvement
💡 Indice : Une fuite ne sort pas d'un tube plein : pense à ce qui assemble deux pièces, ou à ce qui bouge.
📏 Règle : Les fuites apparaissent aux points d'assemblage (raccords mécaniques, brasures poreuses ou mal pénétrées, presse-étoupes de vannes, joints) et sur les pièces'en mouvement ou en vibration, comme le compresseur ou une tuyauterie mal fixée.
🎯 Pourquoi : Un tube plein et correctement fixé ne peut pas fuir ; c'est la jonction entre deux pièces, ou la fatigue due au mouvement, qui crée un passage pour le fluide.
⚠ Piège : Chercher au hasard sur toute la tuyauterie au lieu de cibler d'abord les raccords, les brasures et les points qui vibrent.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un contrôle d'étanchéité vient de se terminer, sans fuite détectée. Que devez-vous faire ensuite ?
(pk-q-4.09)4.09 Consigner les données dans le registre de l'équipement
- Consigner dans le registre la date, la méthode utilisée, les points contrôlés et le résultat
- Attendre le prochain contrôle pour tout noter en une seule fois dans le registre de l'équipement
- Informer seulement le client à l'oral, en fin d'intervention
- Rien, puisqu'il n'y a aucune fuite à signaler cette fois-ci
💡 Indice : Un contrôle qui n'est écrit nulle part n'a, réglementairement, jamais eu lieu.
📏 Règle : Toutes les données du contrôle doivent être consignées dans le registre de l'équipement : date, méthode utilisée, points contrôlés, résultat, et en cas de fuite la localisation précise et la suite donnée.
🎯 Pourquoi : Un contrôle non consigné n'a aucune valeur réglementaire : le registre est la preuve écrite du suivi de l'installation.
⚠ Piège : Penser que l'absence de fuite dispense de consigner le contrôle dans le registre.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quel est le meilleur outil pour détecter une fuite de fluide frigorigène ?
(q-g4-68)4.06 Contrôler l'étanchéité du système au moyen d'une des méthodes directes visées au règlement (CE) n° 1516/2007
- Eau savonneuse
- Détecteur électronique
- Traceur UV + lampe
- Tous selon les cas
💡 Indice : Indice : les détecteurs concernent surtout les installations à très forte charge (seuil en tCO2e).
📏 Règle : L’obligation de détection automatique concerne les installations au-dessus d’un seuil élevé en tCO₂e (cas des grosses installations).
🎯 Pourquoi : La détection réduit le temps de fuite et donc les émissions.
🧮 Exemple : sur une grosse centrale, un détecteur alerte avant que la perte de charge ne devienne critique.
⚠ Piège : croire que le détecteur est exigé pour toutes les installations, même petites.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Avant un contrôle d'étanchéité, vous consultez le registre de l'équipement. Il indique qu'un raccord flare de la ligne liquide a déjà été réparé pour fuite trois mois plus tôt. Que faites-vous de cette information ?
(pk-q-4.02)4.02 Consulter le registre de l'équipement avant tout contrôle d'étanchéité et relever les informations pertinentes concernant des problèmes récurrents ou des parties problématiques du système nécessitant une attention particulière
- Vous notez que c'est déjà réparé, puis vous passez directement au reste de l'installation contrôlée
- Vous démontez systématiquement le raccord pour le remplacer par précaution avant le contrôle
- Vous l'ignorez, puisque la réparation est déjà faite
- Vous recontrôlez ce raccord en priorité, car un point réparé reste une partie à surveiller
💡 Indice : Le registre sert à repérer les parties problématiques avant même de sortir un instrument : un point déjà réparé n'est pas un point clos.
📏 Règle : Le registre de l'équipement doit être consulté avant tout contrôle pour relever les problèmes récurrents et les parties nécessitant une attention particulière ; un point déjà réparé est à recontrôler en priorité.
🎯 Pourquoi : Une réparation n'est pas une garantie définitive : le point reste plus fragile que le reste du circuit, et une fuite peut y réapparaître en premier.
⚠ Piège : Croire qu'un point déjà réparé est un point clos et ne plus s'y attarder pendant le contrôle.
G5 — 27 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le taux de remplissage maximal d'une bouteille de récupération est de :
(q-g5-v6_063)5.02 Vider et remplir un cylindre de réfrigérant à l'état liquide et à l'état gazeux
- 60%
- 70%
- 80%
- 100%
💡 Indice : Il faut toujours laisser un espace de sécurité pour la dilatation.
📚 Max 80% du volume pour laisser de l'espace à la dilatation thermique. Un remplissage excessif est dangereux (explosion).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Il est interdit de mélanger des fluides différents dans une même bouteille de récupération car :
(q-g5-v6_156)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Parce que la bouteille deviendrait trop lourde à manipuler
- Le mélange serait impossible à recycler/régénérer
- Parce que les bouteilles risqueraient d'exploser en pression
- Parce que le mélange perd son pouvoir frigorifique
💡 Indice : Chaque fluide doit avoir sa propre bouteille pour permettre sa valorisation.
📚 Un mélange de fluides différents est un déchet ultime : il ne peut être que détruit, pas recyclé ni régénéré.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La charge en fluide se mesure avec :
(q-g5-v6_064)5.06 Choisir le bon type de balance et l'utiliser pour peser le réfrigérant
- Un jeu de manomètres
- Une balance de précision
- Un thermomètre à sonde
- Un vacuomètre à vide
💡 Indice : La quantité de fluide se mesure en kg, donc par pesage.
📚 La charge se fait au poids : on pèse la bouteille avant et après pour connaître la quantité exacte introduite (±5g).
☐ ✅ ☐ ✏❓ La récupération de fluide est obligatoire :
(q-g5-v6_082)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Uniquement pour les grosses installations industrielles
- Uniquement si le fluide récupéré est encore en bon état
- Dans tous les cas, même pour de petites quantités
- Seulement si le client en fait expressément la demande
💡 Indice : Même 50g doivent être récupérés — c'est la loi.
📚 La récupération est TOUJOURS obligatoire, quelle que soit la quantité. Le rejet à l'atmosphère est interdit.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La différence entre recyclage et régénération est :
(q-g5-v6_083)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Aucune différence : les deux mots désignent le même traitement en centre agréé
- Le recyclage est un nettoyage basique, la régénération remet aux spécifications d'origine
- Le recyclage se fait en laboratoire, la régénération directement sur le chantier
- La régénération est un simple filtrage, le recyclage une remise à neuf complète
💡 Indice : Recycler = nettoyer. Régénérer = remettre à neuf.
📚 Le recyclage (filtrage, déshydratation) permet la réutilisation sur la même installation. La régénération (labo agréé) produit un fluide 'comme neuf'.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le fluide recyclé (non régénéré) peut être réutilisé :
(q-g5-v6_176)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Sur n'importe quelle installation, sans restriction de propriétaire
- Uniquement sur la même installation ou du même exploitant
- Uniquement à l'export, hors de l'Union européenne
- Jamais : il part obligatoirement en destruction
💡 Indice : Recyclé = usage limité. Régénéré = comme neuf.
📚 Le fluide simplement recyclé (filtré, séché) ne retrouve pas les spécifications d'origine et ne peut être vendu à un tiers.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Lors de la récupération, l'huile frigorifique doit être :
(q-g5-135)5.04 Vider l'huile contaminée par le réfrigérant d'un système
- Laissée dans le compresseur
- Récupérée séparément
- Mélangée au fluide
- Dégazée à l'atmosphère
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le rejet volontaire de fluide frigorigène dans l'atmosphère est :
(q-g5-v6_175)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Autorisé pour les petites quantités
- Toléré si le GWP est faible
- Strictement interdit et sanctionné
- Autorisé en cas d'urgence
💡 Indice : Zéro tolérance pour le rejet volontaire.
📚 Le dégazage volontaire est une infraction : 1 500 € d'amende (contravention 5e classe). Aucune exception.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Avant de récupérer le fluide, il faut :
(q-g5-141)5.03 Utiliser un dispositif de récupération des réfrigérants et connecter et déconnecter ce dispositif en produisant le minimum d'émissions
- Ouvrir immédiatement le circuit
- Arrêter et isoler le système
- Chauffer l'installation
- Vidanger l'huile
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous devez vérifier la pression d'un circuit en fonctionnement. Où branchez-vous le manomètre basse pression ?
(q-g5-175)5.01 Connecter et déconnecter les jauges et lignes en produisant le minimum d'émissions
- Sur la ligne de refoulement, entre le compresseur et le condenseur
- Sur la ligne d'aspiration (entre évaporateur et compresseur)
- Sur la ligne liquide, juste en amont de l'entrée du détendeur
- Sur le condenseur, au niveau du piquage de service
💡 Indice : Le manomètre BP mesure la pression côté basse pression.
📚 Le manomètre BASSE PRESSION se branche sur la ligne d'ASPIRATION (entre évaporateur et compresseur) ou sur le piquage BP du compresseur. Il mesure la pression d'évaporation (BP).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous devez vérifier la pression haute d'un circuit. Où branchez-vous le manomètre haute pression ?
(q-g5-176)5.01 Connecter et déconnecter les jauges et lignes en produisant le minimum d'émissions
- Sur la ligne d'aspiration, entre évaporateur et compresseur
- Sur la ligne de refoulement (entre compresseur et condenseur)
- Sur la ligne liquide, entre la sortie du condenseur et le détendeur
- Sur le corps du détendeur, au raccord du bulbe
💡 Indice : Le manomètre HP mesure la pression côté haute pression.
📚 Le manomètre HAUTE PRESSION se branche sur la ligne de REFOULEMENT (entre compresseur et condenseur) ou sur le piquage HP du compresseur. Il mesure la pression de condensation (HP).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Avant d'ouvrir un circuit frigorifique pour une intervention, quelle opération est obligatoire ?
(q-g5-179)5.03 Utiliser un dispositif de récupération des réfrigérants et connecter et déconnecter ce dispositif en produisant le minimum d'émissions
- Démarrer le compresseur pour vider le circuit
- Récupérer le fluide frigorigène dans un récipient adapté
- Ouvrir toutes les vannes du circuit lentement
- Ajouter de l'huile pour protéger le compresseur
💡 Indice : Pour des raisons légales et environnementales, le fluide doit être récupéré.
📚 Avant toute ouverture du circuit, il est OBLIGATOIRE de RÉCUPÉRER le fluide frigorigène avec une station de récupération certifiée. C'est une obligation légale (F-Gas) et environnementale. Ne jamais purger le fluide dans l'atmosphère !
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pendant la charge, on surveille principalement :
(q-g5-v6_161)5.05 Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
- La couleur du fluide dans le voyant liquide
- La surchauffe et le sous-refroidissement
- Le bruit du compresseur pendant la montée en charge
- La vitesse du ventilateur de condenseur
💡 Indice : Ce sont les deux indicateurs clés de la bonne charge.
📚 Ces deux paramètres indiquent si la quantité de fluide est correcte. Surchauffe trop haute = manque. SR trop bas = manque aussi.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La fiche d'intervention CERFA doit être remplie :
(q-g5-v6_170)5.07 Consigner dans le registre de l'équipement toutes les informations pertinentes concernant le réfrigérant récupéré ou ajouté
- Uniquement si le client en fait lui-même la demande
- À chaque intervention impliquant du fluide
- Uniquement pour les installations de forte charge
- Une fois par an, au moment du contrôle d'étanchéité
💡 Indice : Pas de fluide manipulé sans trace écrite.
📚 Chaque ajout, retrait, récupération, contrôle de fluide doit faire l'objet d'une fiche CERFA.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La fiche d'intervention doit mentionner obligatoirement :
(q-g5-v6_079)5.07 Consigner dans le registre de l'équipement toutes les informations pertinentes concernant le réfrigérant récupéré ou ajouté
- Uniquement le type de fluide présent et sa quantité totale
- Le fluide, les quantités, l'opérateur, les opérations effectuées
- La date de passage, le nom du technicien et la durée de l'intervention
- Le prix de l'intervention et le détail des pièces changées
💡 Indice : La traçabilité doit être complète — qui, quoi, combien.
📚 La fiche doit être exhaustive : nature du fluide, quantités (ajout/récupération), identité de l'opérateur, nature des opérations.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le BSD (Bordereau de Suivi des Déchets) accompagne :
(q-g5-v6_081)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- L'installation de nouveaux équipements chez un client
- Le transport de fluides usagés vers le centre de traitement
- La formation continue des techniciens titulaires de l'attestation
- L'achat de fluide neuf auprès d'un distributeur agréé
💡 Indice : BSD = Bordereau de Suivi des Déchets — c'est le 'passeport' du déchet.
📚 Le BSD trace le parcours des déchets (fluides récupérés) du producteur au centre de traitement.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Lors de la mise hors service, le fluide doit être récupéré :
(q-g5-128)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Uniquement si > 5 Teq CO2
- Pour toute quantité
- Seulement si > 2 kg
- Facultatif si hermétique
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Les équipements contenant des fluides en fin de vie relèvent de la filière :
(q-g5-133)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Des déchets ménagers ordinaires collectés par la commune du site
- DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques)
- Des déchets dangereux uniquement, sans passer par la filière DEEE
- Du recyclage ordinaire des métaux et plastiques
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une bouteille de fluide récupéré doit être :
(q-g5-143)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Stockée couchée
- Stockée debout
- Stockée comme on veut
- Stockée la tête en bas
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un frigoriste peut-il détruire lui-même le fluide récupéré ?
(q-g5-147)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Oui, en le brûlant au chalumeau
- Oui, en le diluant dans l'azote
- Non, uniquement centre agréé
- Oui, en le dégazant lentement
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le propriétaire d'un équipement frigorifique en fin de vie doit :
(q-g5-v6_177)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Le déposer à la déchetterie municipale
- Le confier à un organisme agréé DEEE
- Le laisser en place, simplement débranché
- Le faire découper chez un ferrailleur
💡 Indice : DEEE = filière spécialisée, pas la poubelle classique.
📚 Les équipements frigorifiques contiennent des fluides réglementés et doivent suivre la filière DEEE spécialisée.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le fluide et l'huile d'une installation aux hydrocarbures ont un point commun qui impose des précautions particulières de stockage et de transport. Lequel ?
(pk-q-5.09)5.09 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de remplissage, de récupération, de stockage et de transport des hydrocarbures et des huiles, y compris lorsqu'ils sont contaminés, ainsi que d'installation d'équipements et de systèmes tributaires des hydrocarbures
- Ils sont inflammables
- Ils sont toxiques par contact
- Ils sont sous une pression bien plus élevée que les autres fluides
- Ils sont incompatibles avec tout récipient métallique
💡 Indice : Relis ce qui distingue les hydrocarbures des autres fluides frigorigènes du point de vue du risque.
📏 Règle : Pour les hydrocarbures, le fluide ET l'huile sont inflammables : ils se stockent et se transportent dans des récipients adaptés et fermés, à l'écart de toute source de chaleur ou d'étincelle, selon la réglementation applicable et la fiche de données de sécurité.
🎯 Pourquoi : Un hydrocarbure qui fuit près d'une flamme ou d'une étincelle peut s'enflammer, contrairement à la plupart des autres fluides frigorigènes courants. C'est ce risque supplémentaire qui justifie des règles de gestion, de stockage et de transport renforcées.
⚠ Piège : Confondre le risque des hydrocarbures avec un risque de toxicité ou de pression : le danger propre aux hydrocarbures est l'inflammabilité, pas un poison ni une surpression particulière.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi un mélange zéotrope doit-il être chargé en phase liquide ?
(q-g5-v6_060)5.05 Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
- Pour charger plus vite qu'en phase vapeur
- Pour éviter la démixtion (séparation des composants)
- Pour protéger le compresseur des coups de liquide
- Pour réduire le bruit pendant le transfert
💡 Indice : Les composants du mélange ont des points d'ébullition différents.
📚 En phase gazeuse, les composants d'un mélange zéotrope s'évaporent à des vitesses différentes, modifiant la composition.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La charge en fluide par le côté HP se fait obligatoirement en :
(q-g5-v6_158)5.05 Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
- Phase gazeuse
- Phase liquide
- Les deux au choix
- Ni l'un ni l'autre
💡 Indice : Liquide en HP, gaz en BP — c'est la règle fondamentale.
📚 La charge côté HP (sortie condenseur) se fait toujours en phase liquide. Côté BP, le fluide doit entrer en gaz pour ne pas endommager le compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La destruction des fluides frigorigènes s'effectue principalement par :
(q-g5-130)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Enfouissement en décharge contrôlée
- Incinération haute température
- Relâchement contrôlé en altitude
- Dilution dans un solvant
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Les compresseurs usagés doivent être :
(q-g5-146)5.08 Connaître les prescriptions et les procédures de gestion, de réutilisation, de récupération, de stockage et de transport des réfrigérants et huiles fluorés, y compris lorsqu'ils sont contaminés
- Jetés avec les métaux de la benne ferraille
- Dégazés et vidangés avant recyclage
- Détruits entiers, fluide compris
- Revendus en l'état à un autre client
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Avant de charger une installation, pourquoi commence-t-on par déterminer l'état du fluide — sous-refroidi, saturé ou surchauffé ?
(pk-g1e-5)5.05 Déterminer l'état (liquide, gazeux) et les conditions (sous-refroidi, saturé ou surchauffé) d'un réfrigérant avant tout remplissage afin de choisir la méthode et le volume de remplissage les plus adaptés. Remplir le système de réfrigérant (à l'état liquide et gazeux) sans provoquer de pertes
- Parce que cet état commande la méthode et la quantité de remplissage
- Parce que le registre de l'équipement exige de le noter
- Parce que cela permet de connaître le PRP du fluide chargé
- Parce que cela dispense de peser la bouteille de charge
💡 Indice : Le référentiel place ce diagnostic AVANT le geste de charge. Que déciderait-on ensuite, s'il était faux ?
📏 Règle : On détermine d'abord l'état et les conditions du fluide, puis on en déduit la méthode de remplissage — en phase liquide ou en phase vapeur — et le volume adapté.
🎯 Pourquoi : Charger en phase vapeur un mélange zéotrope modifie la composition de ce qui reste dans la bouteille ; charger sans savoir où en'est l'installation conduit à sur-charger ou sous-charger.
⚠ Piège : Croire que la pesée suffit. La balance dit combien on a mis, elle ne dit pas s'il fallait le mettre en liquide ou en vapeur, ni si la charge était déjà correcte.
G6 — 28 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel est le rôle principal du compresseur dans un circuit frigorifique ?
(q-g6-152)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Refroidir le fluide frigorigène
- Aspirer et comprimer le gaz basse pression
- Détendre le liquide sous haute pression
- Condenser les vapeurs surchauffées
💡 Indice : Le compresseur est le cœur du système. Il crée la différence de pression nécessaire au cycle.
📚 Le compresseur ASPIRE le gaz basse pression en provenance de l'évaporateur et le COMPRIME pour l'envoyer vers le condenseur à haute pression. C'est le moteur du cycle frigorifique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel est le rôle principal de l'huile dans un compresseur frigorifique ?
(q-g6-231)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Refroidir le fluide avant l'entrée au condenseur
- Lubrifier les pièces mobiles et assurer l'étanchéité
- Augmenter la pression de refoulement du compresseur
- Filtrer les impuretés du circuit frigorifique
💡 Indice : L'huile est essentielle au bon fonctionnement du compresseur.
📚 L'huile LUBRIFIE les pièces mobiles du compresseur (pistons, roulements, paliers), REFROIDIT les parties chaudes, et assure l'ÉTANCHÉITÉ entre les zones HP et BP. Sans huile ou avec un niveau insuffisant, le compresseur grippe et se détruit rapidement.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi est-il important que l'huile revienne au compresseur dans un circuit frigorifique ?
(q-g6-233)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Pour que le fluide reste bien miscible et circule sans se séparer dans le circuit
- Car le compresseur a besoin d'huile en permanence pour sa lubrification
- Pour maintenir l'échange thermique de l'évaporateur, que l'huile améliore nettement
- Pour éviter que l'huile ne se dépose et ne bouche le filtre déshydrateur
💡 Indice : Un compresseur sans huile se détruit rapidement.
📚 L'huile circule avec le fluide frigorigène dans tout le circuit. Elle doit REVENIR au compresseur pour maintenir un niveau correct dans le carter. Si l'huile reste piégée dans l'évaporateur ou les tuyauteries (mauvais retour d'huile), le niveau baisse dans le compresseur → grippage et destruction.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quoi sert un réchauffeur de carter (chauffage de carter) sur un compresseur ?
(q-g6-247)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- À réchauffer le gaz aspiré afin d'éviter tout coup de liquide au démarrage du compresseur
- À éviter la migration du fluide frigorigène dans l'huile à l'arrêt (dilution)
- À maintenir l'huile assez fluide pour que la pompe à huile amorce correctement par grand froid
- À chauffer le local technique pour éviter la condensation sur la machine
💡 Indice : Le réchauffeur de carter fonctionne principalement à l'arrêt du compresseur.
📚 Le RÉCHAUFFEUR DE CARTER maintient l'huile légèrement CHAUDE à l'arrêt pour éviter la MIGRATION du fluide frigorigène dans l'huile froide. Si le fluide se dissout dans l'huile (dilution), au démarrage il s'évapore brutalement (moussage) et l'huile peut être violemment projetée hors du carter. Le réchauffeur garde l'huile plus chaude que le reste du circuit pour éviter ce phénomène. Il doit être alimenté en permanence (même à l'arrêt).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quels sont les symptômes d'un manque d'huile dans le compresseur ?
(q-g6-240)6.07 Rédiger un rapport sur l'état du compresseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- Compresseur anormalement silencieux et carter froid au toucher malgré la marche continue
- Bruits anormaux (frottements), échauffement excessif, baisse de puissance, risque de grippage
- Haute pression qui grimpe lentement et déclenchement répété du pressostat de sécurité
- Givrage complet de l'évaporateur avec du liquide qui revient à l'aspiration du compresseur
💡 Indice : Un compresseur qui manque d'huile montre des signes clairs avant de casser.
📚 Symptômes de MANQUE D'HUILE : 1) BRUITS anormaux (frottements, cliquetis), 2) ÉCHAUFFEMENT excessif du carter et du refoulement, 3) Baisse de PUISSANCE frigorifique, 4) Température de refoulement très élevée, 5) Niveau d'huile bas au voyant. ARRÊTER immédiatement le compresseur pour diagnostiquer la cause du mauvais retour d'huile avant qu'il ne grippe.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quoi sert un voyant d'huile sur un compresseur ?
(q-g6-174)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- À vérifier le niveau d'huile dans le carter
- À vérifier la température de l'huile du carter
- À vérifier la pression d'huile du compresseur
- À vidanger l'huile usagée en fin d'intervention
💡 Indice : C'est un hublot transparent qui permet de voir l'huile.
📚 Le VOYANT D'HUILE (sur les compresseurs équipés) permet de vérifier visuellement le NIVEAU D'HUILE dans le carter du compresseur. Un niveau correct garantit la lubrification et le refroidissement du compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quoi sert un séparateur d'huile sur une installation frigorifique ?
(q-g6-234)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- À retenir les impuretés métalliques que le compresseur envoie dans le circuit
- À séparer l'huile du fluide au refoulement et la renvoyer directement au compresseur
- À stocker une réserve d'huile pour les périodes de fort appel de puissance
- À séparer l'huile du fluide à l'aspiration avant l'entrée dans le compresseur
💡 Indice : C'est un accessoire qui améliore le retour d'huile, surtout sur les installations difficiles.
📚 Le SÉPARATEUR D'HUILE se monte au refoulement du compresseur. Il sépare l'huile entraînée par le gaz chaud et la renvoie DIRECTEMENT au compresseur par gravité. Cela réduit la quantité d'huile circulant dans le circuit et améliore le retour d'huile, surtout sur les installations avec évaporateurs multiples, longues lignes, ou basses températures.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment peut-on vérifier le niveau d'huile dans le carter d'un compresseur équipé d'un voyant ?
(q-g6-235)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- En comparant au thermomètre la température du carter et celle de la ligne d'aspiration
- En lisant le voyant d'huile : le niveau doit se tenir entre les repères mini et maxi
- En ouvrant le bouchon de remplissage pendant la marche pour voir si l'huile vient affleurer
- En pesant la bouteille d'huile de complément avant et après chaque mise en service annuelle
💡 Indice : Le voyant d'huile permet un contrôle visuel rapide.
📚 Le VOYANT D'HUILE est un hublot transparent sur le carter qui permet de vérifier visuellement le NIVEAU d'huile. Le niveau doit être entre les repères mini et maxi. Contrôler le niveau compresseur à l'ARRÊT (ou en fonctionnement stable si indiqué par le fabricant). Un niveau trop bas nécessite un appoint d'huile après diagnostic de la cause.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le séparateur d'huile est placé :
(q-g6-v6_054)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- À l'aspiration, juste avant le compresseur
- Au refoulement du compresseur
- Juste en amont du détendeur thermostatique
- En sortie d'évaporateur, avant l'accumulateur
💡 Indice : Il faut capter l'huile AVANT qu'elle ne circule dans tout le circuit.
📚 Le séparateur d'huile intercepte l'huile entraînée par le gaz chaud au refoulement et la renvoie au carter.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La vanne de service permet :
(q-g6-v6_150)6.06 Mettre en marche et arrêter un compresseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- De régler la température d'évaporation depuis le tableau électrique
- De raccorder les manomètres et équipements de maintenance
- D'inverser le cycle pour passer en mode pompe à chaleur
- De purger l'huile usagée du carter en fin d'intervention
💡 Indice : Ce sont les 'portes d'entrée' du technicien sur le circuit.
📚 Les vannes de service (Schrader ou à tige) sont les points d'accès au circuit pour la mesure et l'intervention.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Selon quoi règle-t-on les pressostats HP et BP et la protection thermique d'un compresseur ?
(pk-q-6.03)6.03 Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
- Selon la fiche constructeur de l'appareil
- Toujours à la même valeur, quel que soit le modèle
- Selon la température du local technique ce jour-là
- À l'estime, selon l'expérience du technicien
💡 Indice : Cherche à quel document un frigoriste se réfère toujours avant de toucher une sécurité.
📏 Règle : Les interrupteurs de sécurité et de contrôle (pressostats HP et BP, protection thermique) se règlent toujours selon la fiche constructeur, jamais à l'estime.
🎯 Pourquoi : Chaque compresseur a ses propres seuils de sécurité ; un réglage approximatif peut laisser passer une surpression dangereuse ou couper la machine trop tôt.
⚠ Piège : Croire qu'une valeur retenue sur une autre installation convient partout : chaque modèle a sa propre fiche constructeur à respecter.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi bien installer, bien régler et bien entretenir un compresseur améliore l'efficacité énergétique ?
(pk-q-6.08)6.08 Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance des compresseurs
- Parce que cela dispense de contrôler l'étanchéité du circuit à l'azote
- Parce que cela augmente automatiquement la puissance frigorifique de la machine
- Parce qu'un compresseur bien réglé consomme moins et dure plus longtemps
- Parce que cela abaisse la classe de sécurité du fluide frigorigène utilisé
💡 Indice : Pense à ce que devient la consommation électrique d'une machine bien entretenue.
📏 Règle : Une bonne installation, un bon réglage et un bon entretien du compresseur sont aussi des gestes d'efficacité énergétique : la machine consomme moins et dure plus longtemps.
🎯 Pourquoi : Une installation soignée réduit les pertes (vibrations, fuites, réglages hors plage) qui font travailler le compresseur inutilement, donc pour rien.
⚠ Piège : Croire que l'efficacité énergétique ne dépend que du choix du fluide frigorigène, alors que l'installation et l'entretien du compresseur y contribuent directement.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous constatez que la température de refoulement du compresseur est très élevée (>120°C). Quelles sont les causes possibles ?
(q-g6-186)6.06 Mettre en marche et arrêter un compresseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Excès de charge et condenseur surdimensionné pour la machine
- Manque de fluide, surchauffe excessive, ou mauvais retour d'huile
- Évaporateur trop grand et détendeur trop ouvert en permanence
- Ventilation du condenseur trop forte et sous-refroidissement fort
💡 Indice : Une température de refoulement élevée indique que le compresseur aspire du gaz trop chaud.
📚 Une TEMPÉRATURE DE REFOULEMENT élevée peut être causée par : manque de charge (surchauffe excessive), mauvais refroidissement du compresseur, rapport de pression trop élevé (T°K trop haute ou T°O trop basse), ou manque d'huile. Risque de carbonisation de l'huile et de destruction du compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Lors d'une mise en service, vous constatez que le compresseur fait beaucoup de bruit (claquements). Quelle peut être la cause ?
(q-g6-173)6.06 Mettre en marche et arrêter un compresseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Le compresseur est neuf, ce bruit disparaît au rodage
- Coup de liquide (du liquide arrive au compresseur)
- Manque de fluide, le compresseur tourne à vide
- Condenseur encrassé, la haute pression est trop élevée
💡 Indice : Un compresseur ne doit jamais faire de bruit anormal. Les claquements sont inquiétants.
📚 Des CLAQUEMENTS dans le compresseur indiquent souvent un COUP DE LIQUIDE : du fluide liquide arrive au compresseur au lieu de gaz. Causes : détendeur mal réglé, excès de charge, ou évaporateur givré. Arrêter immédiatement l'installation pour éviter la destruction du compresseur !
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est l'utilité principale d'un accumulateur de liquide sur la ligne d'aspiration ?
(q-g6-177)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Augmenter la puissance frigorifique de l'évaporateur
- Protéger le compresseur contre les retours de liquide
- Servir de réserve de liquide entre le condenseur et le détendeur
- Filtrer l'humidité résiduelle du fluide frigorigène
💡 Indice : C'est un réservoir de sécurité placé avant le compresseur.
📚 L'ACCUMULATEUR DE LIQUIDE piège le liquide qui pourrait arriver au compresseur et ne laisse passer que le gaz. Il protège le compresseur contre les coups de liquide, surtout lors des démarrages ou des variations de charge.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous devez diagnostiquer une installation qui ne produit plus de froid. Le compresseur tourne, mais la BP et la HP sont identiques et basses. Quelle est la panne probable ?
(q-g6-190)6.06 Mettre en marche et arrêter un compresseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Manque de fluide frigorigène important, presque tout le circuit est vide
- Clapets du compresseur cassés (compresseur ne comprime plus)
- Condenseur bouché côté air, la haute pression ne peut plus s'établir
- Évaporateur entièrement givré, l'air ne passe plus dans la batterie
💡 Indice : Si BP = HP en fonctionnement, le compresseur ne crée plus de différence de pression.
📚 BP = HP en fonctionnement indique que le compresseur NE COMPRIME PLUS. Cause : clapets d'aspiration ou de refoulement cassés ou bloqués ouverts. Le gaz passe d'un côté à l'autre sans être comprimé. Solution : remplacer le compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi le retour d'huile est-il plus difficile en froid négatif qu'en froid positif ?
(q-g6-241)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- Car le compresseur tourne plus lentement en froid négatif et aspire moins d'huile
- Car l'huile devient plus visqueuse (épaisse) à basse température et circule moins bien
- Car l'huile finit par geler dans l'évaporateur et forme des bouchons dans les tubes de retour
- Car il faut davantage de fluide en froid négatif, ce qui dilue l'huile du carter
💡 Indice : La viscosité de l'huile augmente quand la température baisse.
📚 En FROID NÉGATIF (température d'évaporation < -10°C), l'huile devient plus VISQUEUSE (épaisse comme du miel froid). Elle circule moins bien, adhère aux parois, et est plus difficile à entraîner par le gaz. Solutions : vitesses de gaz plus élevées, tuyauteries bien dimensionnées, séparateur d'huile, huile adaptée aux basses températures.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Lors d'une mise en service, vous constatez que le niveau d'huile baisse rapidement. Quelle est la cause probable ?
(q-g6-243)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- Le compresseur consomme son huile en la brûlant, il faut en rajouter à chaque visite
- L'huile est entraînée dans le circuit et ne revient pas assez vite (mauvais retour d'huile)
- Le fluide est en excès et pousse l'huile hors du carter vers la bouteille liquide
- Le séparateur d'huile a été monté à l'envers et renvoie l'huile vers le condenseur au lieu du carter
💡 Indice : Une baisse rapide du niveau indique que l'huile part dans le circuit plus vite qu'elle ne revient.
📚 Si le niveau d'huile BAISSE rapidement après démarrage, c'est que l'huile est entraînée dans le circuit mais NE REVIENT PAS assez vite. Causes : vitesses de gaz insuffisantes, tuyauteries mal dimensionnées, contre-pentes, évaporateurs qui piègent l'huile. ARRÊTER et corriger les défauts d'installation avant grippage du compresseur. Ne PAS juste ajouter de l'huile sans corriger la cause !
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi un compresseur qui démarre fréquemment (cycles courts) peut-il avoir des problèmes d'huile ?
(q-g6-245)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- Car les démarrages répétés font chauffer le moteur et brûlent l'huile du carter
- Car à chaque démarrage, l'huile est entraînée hors du carter avant que le retour soit établi
- Car le pressostat de sécurité coupe avant que la pression d'huile soit établie
- Car l'huile n'a pas le temps de refroidir et perd sa viscosité à chaque cycle
💡 Indice : Les démarrages fréquents perturbent l'équilibre du retour d'huile.
📚 À chaque DÉMARRAGE, l'huile est brutalement ENTRAÎNÉE hors du carter par le gaz. Le retour d'huile met du temps à s'établir. Si le compresseur s'arrête trop vite (cycles courts), l'huile n'a pas le temps de revenir et le niveau baisse progressivement. Causes des cycles courts : détendeur mal réglé, charge incorrecte, pressostat mal réglé. Corriger pour augmenter la durée des cycles (min 5-10 minutes).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Qu'est-ce qu'un 'coup d'huile' (oil slugging) et comment le reconnaître ?
(q-g6-246)6.05 Vérifier le circuit de retour de l'huile
- C'est l'ajout d'un excès d'huile au carter, qui fait déborder le voyant et mousser au démarrage
- C'est l'arrivée brutale d'huile liquide au compresseur : on l'entend claquer à la compression
- C'est la surchauffe de l'huile en fin de compression, qui la noircit et la fluidifie
- C'est le retour d'huile trop lent depuis l'évaporateur, qui vide peu à peu le carter
💡 Indice : Le coup d'huile est similaire au coup de liquide mais avec de l'huile.
📚 Le COUP D'HUILE (oil slugging) se produit quand une grande quantité d'huile LIQUIDE arrive brutalement au compresseur (généralement accumulée dans l'évaporateur puis libérée d'un coup). Symptômes : CLAQUEMENTS violents, vibrations, risque de casse. Causes : dégivrage électrique trop rapide, redémarrage après un long arrêt, mauvais retour d'huile chronique. Prévention : siphon inversé sur l'aspiration, réchauffeur de carter.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Comment reconnaître une huile contaminée ou usagée qu'il faut remplacer ?
(q-g6-248)6.07 Rédiger un rapport sur l'état du compresseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- Elle mousse dans le voyant dès que le compresseur démarre à froid
- Elle est foncée (brunâtre ou noire), opaque, ou sent le brûlé
- Elle est parfaitement claire et sent encore l'huile neuve en flacon
- Elle laisse un dépôt blanchâtre au fond du carter après la vidange
💡 Indice : Une huile propre est claire et transparente.
📚 Signes d'huile CONTAMINÉE ou USAGÉE : 1) Couleur FONCÉE (brune à noire) au lieu de claire/ambrée, 2) OPAQUE au lieu de transparente, 3) Odeur de BRÛLÉ ou acide, 4) Présence de particules ou boues. Causes : surchauffe, humidité, contamination, acidité. Une huile dégradée ne lubrifie plus correctement → VIDANGER et remplacer + rechercher la cause (surchauffe, humidité, fuites).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi ne faut-il jamais mélanger différents types d'huiles (POE + minérale par exemple) ?
(q-g6-249)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Car la POE est prévue pour les HCFC et la minérale pour les HFC : le mélange inverse leurs rôles
- Car des huiles incompatibles se séparent, forment des boues et perdent leur pouvoir lubrifiant
- Car le mélange épaissit sous l'effet de la compression et fait monter la pression de refoulement
- Car la POE absorbe l'humidité et la relâche dans le circuit au premier démarrage
💡 Indice : Le mélange d'huiles incompatibles peut détruire un compresseur.
📚 Ne JAMAIS mélanger des huiles INCOMPATIBLES (ex: POE + minérale). Conséquences : 1) Formation de BOUES et dépôts, 2) Perte de miscibilité avec le fluide, 3) Mauvaise lubrification, 4) Bouchage du filtre et du détendeur, 5) Grippage du compresseur. Lors d'un retrofit fluide/huile, il faut VIDANGER complètement l'ancienne huile et rincer si nécessaire.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la conséquence d'un excès d'huile dans un compresseur ?
(q-g6-251)6.07 Rédiger un rapport sur l'état du compresseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- Le compresseur est simplement mieux lubrifié : un excès d'huile reste sans effet sur le fonctionnement
- L'huile est entraînée dans le circuit : encrassement des échangeurs et coups d'huile au compresseur
- La pression d'aspiration monte et le détendeur se referme peu à peu pour compenser
- Le carter se refroidit mieux, ce qui augmente la puissance frigorifique de l'ensemble de la machine
💡 Indice : Trop d'huile peut aussi poser des problèmes, il faut respecter le niveau correct.
📚 Un EXCÈS d'huile cause : 1) PROJECTION d'huile hors du carter au démarrage (éclaboussures), 2) Huile entraînée en excès dans le circuit → encrassement évaporateur, 3) Niveau trop haut = mauvaise lubrification des paliers supérieurs (huile n'atteint pas), 4) Risque de coup d'huile. Respecter le niveau recommandé (généralement mi-voyant ou selon fabricant).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous constatez de la mousse dans le voyant d'huile au démarrage. Quelle est la cause probable ?
(q-g6-252)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Le réchauffeur de carter est resté sous tension à l'arrêt et a fait bouillir l'huile
- Migration de fluide frigorigène dans l'huile pendant l'arrêt, qui s'évapore brutalement au démarrage
- L'huile est encore trop chaude en fin de cycle : elle mousse tant qu'elle n'a pas refroidi
- Le filtre déshydrateur est saturé et relâche de l'humidité qui fait mousser l'huile
💡 Indice : Le moussage est un signe de migration de fluide dans l'huile.
📚 Le MOUSSAGE de l'huile au démarrage indique que du fluide frigorigène s'est dissous dans l'huile pendant l'arrêt (MIGRATION). Au démarrage, la pression baisse et le fluide s'évapore brutalement, créant de la mousse. Solutions : 1) Installer ou vérifier le RÉCHAUFFEUR DE CARTER (doit fonctionner à l'arrêt), 2) Rallonger le temps de démarrage (rampe progressive), 3) Vérifier l'isolation thermique du compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un pressostat différentiel de pression d'huile protège contre :
(q-g6-v6_152)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- Une surpression anormale du circuit haute pression
- Le manque de lubrification du compresseur
- Une surchauffe excessive du gaz à l'aspiration
- Le givrage complet de la batterie évaporateur
💡 Indice : Pas d'huile sous pression = pas de lubrification = destruction du compresseur.
📚 Il compare la pression d'huile à la pression BP. Si la différence est insuffisante, il coupe le compresseur pour éviter l'usure.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La migration de fluide dans l'huile à l'arrêt se produit car :
(q-g6-v6_153)6.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un compresseur (y compris le réglage de la puissance et le circuit de lubrification) et les risques de fuite ou d'émission de réfrigérant qui y sont liés
- L'huile est plus dense que le fluide liquide
- Le fluide se dissout dans l'huile froide
- Le compresseur reste en légère dépression à l'arrêt
- La vanne de service est restée ouverte
💡 Indice : C'est pourquoi on installe un réchauffeur de carter.
📚 À l'arrêt, quand le carter refroidit, le fluide migre et se dissout dans l'huile. Au redémarrage, il peut mousser violemment.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un compresseur est posé directement sur son châssis, sans plot antivibratile. Quel risque apparaît à moyen terme ?
(pk-q-6.02)6.02 Installer correctement un compresseur, y compris le matériel de contrôle et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produisent une fois le système en fonctionnement
- La tuyauterie vibre en permanence et finit par se fissurer, ce qui provoque une fuite
- Le compresseur perd son huile par vibration et le voyant se vide peu à peu
- La consommation électrique grimpe fortement, les vibrations freinant le moteur du compresseur
- Le bruit augmente, mais l'installation n'en souffre pas mécaniquement
💡 Indice : Pense à ce qui protège normalement la tuyauterie des vibrations du compresseur.
📏 Règle : Un compresseur se fixe toujours sur des plots antivibratiles (silent-blocs), jamais directement sur son châssis ou le sol.
🎯 Pourquoi : Sans ces plots, la vibration du compresseur se transmet en permanence à toute la tuyauterie raccordée, qui finit par se fissurer : c'est une cause classique de fuite.
⚠ Piège : Une tuyauterie montée en contrainte (tordue pour rejoindre un piquage) ajoute le même risque, même quand les plots antivibratiles sont bien posés.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Une soupape d'aspiration mal réglée sur un compresseur : quelle conséquence directe ?
(pk-q-6.04)6.04 Régler les soupapes d'aspiration
- Une baisse automatique de la consommation électrique du moteur
- Un excès d'huile bien visible au voyant du carter moteur
- Une perte de puissance, ou un compresseur qui s'abîme
- Aucune conséquence tant que la machine démarre normalement
💡 Indice : Relis ce que fait la soupape d'aspiration à chaque cycle du compresseur.
📏 Règle : La soupape d'aspiration, qui laisse entrer la vapeur basse pression à chaque cycle, se règle toujours selon la fiche constructeur, jamais au jugé.
🎯 Pourquoi : Un mauvais réglage perturbe l'entrée de vapeur dans le compresseur : cela fait perdre de la puissance ou abîme la mécanique.
⚠ Piège : Penser qu'un réglage approximatif suffit tant que la machine continue de tourner : le dommage peut être progressif et invisible au début.
G7 — 16 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel est le rôle principal du condenseur ?
(q-g7-159)7.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un condenseur et les risques de fuite qui y sont associés
- Absorber la chaleur du local ou du produit que l'on refroidit
- Évacuer la chaleur du fluide frigorigène vers l'extérieur
- Comprimer le gaz frigorigène en provenance de l'évaporateur
- Détendre le liquide frigorigène avant l'évaporateur
💡 Indice : Le condenseur travaille côté haute pression et rejette de la chaleur.
📚 Le CONDENSEUR évacue la chaleur du fluide frigorigène vers l'extérieur (air ou eau). Le gaz chaud se refroidit et se condense en liquide. C'est l'organe qui 'rejette' la chaleur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel est le rôle des ventilateurs sur un condenseur à air ?
(q-g7-163)7.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un condenseur et les risques de fuite qui y sont associés
- Refroidir le corps du compresseur ainsi que son moteur électrique
- Forcer l'air à travers le condenseur pour évacuer la chaleur
- Aspirer le fluide frigorigène jusque dans la bouteille liquide
- Détendre le gaz avant son entrée dans l'évaporateur
💡 Indice : Les ventilateurs améliorent l'échange thermique avec l'air.
📚 Les ventilateurs FORCENT l'air à travers les ailettes du condenseur pour améliorer l'évacuation de la chaleur. Plus le débit d'air est important, plus le condenseur est efficace (dans certaines limites).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment calculer le sous-refroidissement du liquide en sortie de condenseur ?
(q-g7-182)7.07 Mettre en marche et arrêter un condenseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Température de condensation - Température du liquide sortie condenseur
- Température ambiante moins température du liquide en sortie
- Température haute pression moins température basse pression
- Température d'évaporation moins température du liquide
💡 Indice : Le sous-refroidissement compare la température du liquide à sa température de saturation.
📚 Le SOUS-REFROIDISSEMENT = Température de condensation (T°K) - Température du liquide sortie condenseur. On convertit la pression HP en température avec le tableau fluide. Un sous-refroidissement de 3 à 8°C est normal.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quelle est l'utilité du sous-refroidissement du liquide en sortie de condenseur ?
(q-g7-169)7.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un condenseur et les risques de fuite qui y sont associés
- Augmenter la température du liquide juste avant l'entrée du détendeur
- S'assurer que le liquide est bien liquide (pas de bulles) et améliorer l'efficacité
- Diminuer la pression du liquide dans la ligne qui mène au détendeur
- Protéger le compresseur contre les retours de liquide à l'aspiration
💡 Indice : Le sous-refroidissement garantit qu'on a bien du liquide pur dans la ligne liquide.
📚 Le SOUS-REFROIDISSEMENT consiste à refroidir le liquide en dessous de sa température de condensation. Cela garantit qu'il reste liquide dans toute la ligne liquide (pas de flash-gas), améliore l'efficacité du détendeur et augmente la puissance frigorifique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le pressostat HP est un organe de :
(q-g7-v6_057)7.04 Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
- Régulation continue de la pression de condensation
- Sécurité (protection contre la surpression)
- Mesure du débit de fluide dans la ligne liquide
- Commande de la vitesse des ventilateurs du condenseur
💡 Indice : HP trop élevée = danger. Il faut couper immédiatement.
📚 Le pressostat HP est avant tout un organe de sécurité qui coupe le compresseur si la pression HP dépasse le seuil dangereux.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le sous-refroidissement (subcooling) se mesure :
(q-g7-71)7.07 Mettre en marche et arrêter un condenseur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- À la sortie du compresseur
- À l'entrée de l'évaporateur
- À la sortie du condenseur
- À l'aspiration
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous installez une unité extérieure neuve. Avant la mise en service, vous contrôlez l'étanchéité du circuit sous pression. Quel gaz utilisez-vous ?
(pk-g7b-1)7.03 Installer correctement un condenseur/une unité extérieure y compris le matériel de réglage et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produise une fois que le système fonctionnera
- De l'air comprimé, plus simple à trouver sur le chantier
- De l'azote
- De l'oxygène
- Le fluide frigorigène lui-même, en petite quantité
💡 Indice : La fiche interdit deux gaz par leur nom pour ce contrôle. Le bon gaz est neutre, ni l'un ni l'autre.
📏 Règle : Le contrôle d'étanchéité avant mise en service se fait sous azote, un gaz neutre.
🎯 Pourquoi : L'azote ne réagit pas et ne brûle pas. L'oxygène et l'air comprimé sont dangereux pour ce contrôle : risque d'explosion.
⚠ Piège : Utiliser de l'air comprimé parce qu'il est sur le chantier, ou de l'oxygène par confusion avec une autre bouteille. Les deux sont interdits.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Que doit contenir le rapport écrit rédigé après une visite d'un condenseur ?
(pk-q-7.09)7.09 Rédiger un rapport sur l'état du condenseur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- Le nom du fabricant du compresseur et son numéro de série complet
- Le prix de l'intervention et le détail de tout ce qui est facturé au client
- Ailettes encrassées, ventilateur bruyant, trace d'huile, pression anormale
- Uniquement la date de la dernière charge de fluide effectuée
💡 Indice : Pense aux signes visuels et sonores relevés pendant la visite du condenseur.
📏 Règle : Chaque visite se termine par un rapport écrit notant les ailettes encrassées, le ventilateur bruyant, les traces d'huile, une pression anormale.
🎯 Pourquoi : Un problème noté tôt évite une fuite ou une émission de réfrigérant demain : le rapport sert à agir avant la panne.
⚠ Piège : Se contenter d'un rapport oral rapide ou incomplet, sans détailler les anomalies observées : sans trace écrite, le suivi se perd.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment un condenseur bien entretenu permet-il de faire des économies d'énergie ?
(pk-q-7.10)7.10 Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance des condenseurs
- Des ailettes propres et un ventilateur en bon état font travailler le compresseur moins fort
- En augmentant volontairement la pression de condensation de toute l'installation
- En réduisant le sous-refroidissement à zéro à la sortie de la batterie
- En arrêtant le ventilateur pendant la nuit pour économiser du courant
💡 Indice : Pense à ce qui empêche l'air de bien circuler à travers la batterie du condenseur.
📏 Règle : Des ailettes propres et un ventilateur en bon état limitent la haute pression et donc la consommation électrique.
🎯 Pourquoi : Un condenseur encrassé fait travailler le compresseur plus fort pour évacuer la même quantité de chaleur, ce qui augmente la facture d'électricité.
⚠ Piège : Penser que le nettoyage du condenseur n'est qu'une question d'esthétique, sans lien avec la consommation d'énergie.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quelle est la différence entre le pressostat haute pression et le régulateur de pression de condensation ?
(pk-g7b-4)7.02 Mettre au point le régulateur de pression de sortie du condenseur
- Le pressostat coupe le compresseur ; le régulateur maintient une pression sans couper
- Le pressostat maintient une pression ; le régulateur coupe l'alimentation du compresseur
- Ce sont deux noms différents du même organe de sécurité
- Le pressostat se règle, le régulateur se remplace à chaque visite
💡 Indice : L'un'est un interrupteur électrique, l'autre est une vanne.
📏 Règle : Un pressostat est un organe de sécurité électrique : il coupe. Un régulateur de pression'est une vanne : il maintient une pression et ne coupe rien.
🎯 Pourquoi : Les deux surveillent la pression, mais l'un protège la machine en l'arrêtant, l'autre fait fonctionner l'installation correctement sans jamais l'arrêter.
⚠ Piège : Croire qu'un régulateur peut remplacer une sécurité. Une installation a besoin des deux, avec deux réglages distincts pris sur la fiche constructeur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Que se passe-t-il si le condenseur est encrassé (sale, poussière) ?
(q-g7-164)7.08 Inspecter la surface du condenseur
- Le froid produit devient plus puissant grâce à cette isolation
- La haute pression augmente et l'installation consomme plus
- La basse pression diminue et l'évaporateur finit par givrer
- Rien de particulier tant que la machine tourne
💡 Indice : Un condenseur encrassé ne peut plus évacuer correctement la chaleur.
📚 Un condenseur ENCRASSÉ ne peut plus évacuer correctement la chaleur. La température et la pression du condenseur (HP) augmentent, ce qui force le compresseur à travailler plus fort, augmente la consommation électrique et peut mener à une surchauffe ou un déclenchement sécurité.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un pressostat haute pression (HP) déclenche et arrête le compresseur. Quelle peut être la cause ?
(q-g7-170)4.05 Utiliser des instruments de mesure portables tels que des manomètres, des thermomètres et des multimètres pour mesurer les volts, ampères et ohms en appliquant des méthodes indirectes de contrôle de l'étanchéité, et interpréter les paramètres mesurés
- Manque de fluide frigorigène dans tout le circuit haute pression
- Condenseur encrassé, ventilateurs arrêtés, ou excès de charge
- Évaporateur entièrement givré côté air de la chambre
- Manque d'huile visible au carter du compresseur
💡 Indice : Le pressostat HP protège l'installation contre les pressions trop élevées côté condenseur.
📚 Un déclenchement PRESSOSTAT HP indique une pression de condensation trop élevée. Causes : condenseur sale ou encrassé, ventilateurs en panne, excès de charge frigorigène, air incondensable dans le circuit, ou température ambiante trop élevée.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous réglez le régulateur de pression de sortie du condenseur. Comment procédez-vous, d'après la fiche ?
(pk-g7b-2)7.02 Mettre au point le régulateur de pression de sortie du condenseur
- Vous suivez la fiche du constructeur
- Vous réglez à l'estime, selon l'expérience
- Vous copiez le réglage de la dernière installation
- Vous laissez le réglage d'usine sans le vérifier
💡 Indice : La fiche insiste sur un document précis à suivre pour ce réglage : jamais au jugé.
📏 Règle : Le régulateur de pression de sortie du condenseur se règle selon la fiche constructeur, jamais à l'estime.
🎯 Pourquoi : Chaque modèle a ses propres valeurs de réglage. La fiche constructeur garantit une pression de condensation correcte, même par temps froid.
⚠ Piège : Régler « à l'estime », selon l'expérience ou une installation précédente, sans consulter la documentation du modèle installé.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ En inspectant les conduites de refoulement et de liquide d'un condenseur, quels signes doivent alerter ?
(pk-q-7.05)7.05 Inspecter les conduites de refoulement et de liquide
- La tension d'alimentation relevée aux bornes du ventilateur
- La température de l'air ambiant relevée dans le local technique
- Des traces d'huile, de la corrosion, ou un isolant abîmé
- Le niveau d'huile dans le carter du compresseur
💡 Indice : Pense à ce qu'on voit sur un tube quand une fuite commence à apparaître.
📏 Règle : On inspecte visuellement la conduite de refoulement (gaz chaud, entre compresseur et condenseur) et la conduite de liquide (juste après le condenseur), après consignation électrique. On cherche des traces d'huile, de la corrosion, un isolant abîmé.
🎯 Pourquoi : Ces signes annoncent souvent une fuite avant qu'elle ne se produise vraiment : les repérer tôt évite une perte de fluide plus tard.
⚠ Piège : Confondre cette inspection visuelle avec une mesure chiffrée comme le sous-refroidissement : ce sont deux contrôles différents, l'un se regarde, l'autre se mesure.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Dans quelles conditions doit-on purger les gaz non condensables (incondensables) d'un condenseur ?
(pk-q-7.06)7.06 Extraire les gaz non condensables du condenseur à l'aide d'un appareil de purge pour système de réfrigération
- Juste après le démarrage du compresseur, la machine étant chaude
- Installation en fonctionnement, fluide en pleine circulation
- Installation à l'arrêt, froide, avec récupération du fluide
- Uniquement pendant la mise sous vide de l'installation neuve
💡 Indice : Pense à l'état de l'installation qui rend la purge sûre pour le technicien et pour l'environnement.
📏 Règle : Les incondensables se purgent à l'arrêt, installation froide, avec récupération du fluide — jamais fluide en mouvement.
🎯 Pourquoi : Purger pendant que le fluide circule disperse du réfrigérant dans l'air et fausse le résultat de la purge : on ne sépare plus proprement l'air du fluide.
⚠ Piège : Croire qu'on peut purger pendant que le compresseur tourne pour gagner du temps : c'est justement le moment où on risque une émission de fluide.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ En plein hiver, la haute pression d'une installation chute et la machine ne fait plus assez de froid, alors qu'aucun organe n'est en panne. Quel organe est prévu pour éviter cela ?
(pk-g7b-3)7.02 Mettre au point le régulateur de pression de sortie du condenseur
- Le pressostat haute pression de sécurité du groupe
- Le régulateur de pression de sortie du condenseur
- Le régulateur de pression d'évaporation des postes
- Le filtre déshydrateur monté sur la ligne de liquide
💡 Indice : Quand il fait froid dehors, le condenseur évacue la chaleur trop facilement. Qu'est-ce qui en souffre, en aval ?
📏 Règle : Le régulateur de pression de sortie du condenseur — couramment appelé « KVR » — maintient la pression de condensation au-dessus d'une valeur réglée, même quand la température extérieure est basse. Il se règle selon la fiche constructeur.
🎯 Pourquoi : Le détendeur a besoin d'un écart de pression suffisant entre son entrée et sa sortie pour alimenter correctement l'évaporateur. Si la haute pression tombe trop bas, cet écart disparaît et l'installation ne produit plus de froid.
⚠ Piège : Chercher une panne alors que le comportement est normal pour la saison : sans régulation de la pression de condensation, une machine peut mal fonctionner par temps froid sans qu'aucun composant ne soit défectueux.
G8 — 20 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans quel organe le fluide absorbe-t-il la chaleur de l'espace à refroidir ?
(q-g8-v6_039)8.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un évaporateur (y compris le système de dégivrage) et les risques de fuite qui y sont associés
- Le compresseur
- Le condenseur
- Le détendeur
- L'évaporateur
💡 Indice : C'est l'organe qui 'produit le froid' en absorbant la chaleur.
📚 C'est dans l'évaporateur que le fluide absorbe la chaleur, passant de liquide BP à gaz BP = production du froid.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur une installation frigorifique, comment calculer approximativement la surchauffe à l'aspiration du compresseur ?
(q-g8-181)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Température de refoulement moins température d'aspiration du compresseur
- Température gaz aspiration - Température d'évaporation (T°O correspondant à la BP)
- Température de condensation moins température d'évaporation
- Température ambiante moins température d'évaporation
💡 Indice : La surchauffe compare la température réelle du gaz à sa température de saturation.
📚 La SURCHAUFFE = Température du gaz en aspiration - Température d'évaporation (T°O). On mesure la température du gaz avec une sonde, et on convertit la pression BP en température avec le tableau fluide. Une surchauffe de 5 à 10°C est normale.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La surchauffe (superheat) se mesure :
(q-g8-70)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- À l'entrée du compresseur
- À la sortie du compresseur
- À l'entrée du condenseur
- À la sortie du détendeur
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un évaporateur est installé avec son pressostat et son régulateur de pression. Une fois l'installation terminée, qu'est-ce qui doit être sans aucune fuite ni émission ?
(pk-g8b-1)8.03 Installer correctement un évaporateur, y compris le matériel de contrôle et de sécurité, de telle sorte qu'aucune fuite ni aucune émission ne se produise une fois le système en fonctionnement
- L'évaporateur et tout le matériel de contrôle et de sécurité posé avec lui
- Seulement le tube de l'évaporateur, pas les accessoires posés
- Seulement les raccords visibles depuis l'extérieur du meuble
- Seulement les organes électriques de commande et de sécurité
💡 Indice : Relis la première phrase de la fiche : elle ne parle pas seulement du tube.
📏 Règle : Un évaporateur installé doit fonctionner sans aucune fuite ni émission. Cela vaut pour le tube, mais aussi pour tout le matériel de contrôle et de sécurité posé avec lui.
🎯 Pourquoi : Un pressostat ou un régulateur mal raccordé peut fuir, tout comme un tube mal serti. L'exigence porte sur l'ensemble de ce qui est installé.
⚠ Piège : Croire que seul le tube frigorifique compte pour l'étanchéité, et négliger les raccords des appareils de contrôle.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un interrupteur de sécurité et de contrôle détecte une pression qui sort de la plage prévue. Que fait-il ?
(pk-g8b-2)8.04 Régler les interrupteurs de sécurité et de contrôle
- Il déclenche immédiatement un cycle de dégivrage complet
- Il augmente la vitesse des ventilateurs de la batterie
- Il coupe l'alimentation électrique du compresseur
- Il ouvre en grand le régulateur de pression d'évaporation
💡 Indice : C'est un interrupteur électrique. Il agit sur l'alimentation, pas sur la pression elle-même.
📏 Règle : Les interrupteurs de sécurité et de contrôle, ou pressostats, protègent la machine. Ils coupent l'alimentation électrique du compresseur si la pression sort de la plage prévue.
🎯 Pourquoi : Le pressostat met le compresseur à l'arrêt avant qu'une pression anormale ne l'endommage. Il ne régule rien, il coupe.
⚠ Piège : Confondre le pressostat, qui coupe, avec le régulateur de pression d'évaporation, qui maintient une pression sans rien couper.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un évaporateur dégivre à l'air chaud. Lors de la visite, que dois-tu inspecter sur le conduit qui transporte cet air ?
(pk-g8b-3)8.06 Inspecter le conduit de dégivrage à l'air chaud
- Le niveau d'huile du compresseur de la centrale
- L'étanchéité, l'isolation et l'écoulement des condensats
- La pression d'aspiration relevée pendant tout le dégivrage
- Le débit d'air du ventilateur de l'évaporateur
💡 Indice : La fiche liste trois points précis à vérifier sur ce conduit.
📏 Règle : Le conduit de dégivrage à l'air chaud s'inspecte à chaque visite. On vérifie l'étanchéité, l'isolation et l'écoulement des condensats.
🎯 Pourquoi : Un conduit percé, mal isolé ou qui laisse stagner les condensats perd son efficacité. Il peut endommager ce qui l'entoure.
⚠ Piège : Se contenter de vérifier que l'air chaud sort du conduit, sans contrôler ces trois points précis.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous installez un régulateur de pression d'évaporation sur une nouvelle installation. Comment déterminez-vous sa valeur de réglage ?
(pk-q-8.02)8.02 Mettre au point un régulateur de pression d'évaporation de l'évaporateur
- En copiant le réglage du pressostat basse pression
- Il n'y a rien à régler, l'organe fonctionne seul
- En fixant une valeur basse par simple sécurité
- En suivant la fiche constructeur de l'organe
💡 Indice : Pense à qui décide de la valeur de réglage : une estimation, ou un document précis ?
📏 Règle : Le réglage d'un régulateur de pression d'évaporation (mise au point comme réglage) suit toujours la fiche constructeur, jamais une valeur estimée.
🎯 Pourquoi : Cet organe protège le produit ou équilibre plusieurs évaporateurs sur un même compresseur ; un mauvais réglage abîme le produit ou déséquilibre l'installation.
⚠ Piège : Confondre avec le pressostat BP, qui protège la machine en coupant le compresseur : deux organes, deux réglages différents.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La conduite d'aspiration relie l'évaporateur au compresseur. Pourquoi la pose-t-on en légère pente vers le compresseur ?
(pk-q-8.05)8.05 Vérifier que les conduites de liquide et d'aspiration sont dans la bonne position
- Pour que l'huile transportée par la vapeur revienne vers le compresseur au lieu de stagner
- Pour réduire la surchauffe du gaz aspiré avant son arrivée au compresseur
- Pour empêcher le givre de se former sur toute la longueur de la ligne
- Pour diminuer la vitesse du gaz et limiter le bruit dans la conduite
💡 Indice : Repense à ce qui circule avec le gaz dans la conduite d'aspiration, et à ce qui se passerait s'il restait bloqué dans un point bas.
📏 Règle : La conduite d'aspiration se pose en légère pente vers le compresseur, avec un siphon en pied de toute colonne montante.
🎯 Pourquoi : La vapeur aspirée transporte toujours un peu d'huile, celle qui lubrifie le compresseur ; sans pente ni siphon, cette huile stagne dans les points bas au lieu de revenir.
⚠ Piège : Une conduite posée à plat ou en contre-pente semble fonctionner un moment, mais l'huile manque peu à peu au compresseur, jusqu'au grippage.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Une installation affiche une surchauffe très élevée (20°C) et une puissance frigorifique insuffisante. Quelle est la cause la plus probable ?
(q-g8-183)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Excès de fluide frigorigène qui vient noyer l'évaporateur
- Manque de fluide frigorigène ou détendeur sous-alimenté
- Compresseur nettement trop puissant pour cet évaporateur
- Condenseur surdimensionné pour la puissance demandée
💡 Indice : Une surchauffe excessive indique que l'évaporateur n'est pas assez alimenté en fluide.
📚 Une SURCHAUFFE EXCESSIVE (>15°C) indique un manque d'alimentation de l'évaporateur. Causes : manque de charge, détendeur mal réglé (bulbe mal positionné ou défectueux), filtre bouché, ou vanne partiellement fermée. L'évaporateur manque de fluide et la puissance diminue.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Une installation présente une surchauffe nulle ou négative (ligne d'aspiration givrée). Quelle action corrective prioritaire ?
(q-g8-184)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- Ajouter du fluide frigorigène pour faire remonter la surchauffe à sa valeur normale
- Diminuer l'ouverture du détendeur ou retirer du fluide (risque de coup de liquide)
- Nettoyer le condenseur et vérifier les ventilateurs de la machine
- Changer le compresseur, dont les clapets laissent passer du liquide
💡 Indice : Une surchauffe nulle ou négative signifie que du liquide arrive au compresseur = danger !
📚 Une SURCHAUFFE NULLE OU NÉGATIVE indique un retour de liquide au compresseur. Actions : diminuer l'ouverture du détendeur thermostatique, vérifier le bulbe, ou retirer du fluide si excès de charge. Risque de destruction du compresseur par coup de liquide !
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous constatez que l'évaporateur givre complètement en fonctionnement. Quelle peut être la cause ?
(q-g8-178)8.09 Inspecter la surface de l'évaporateur
- Excès de fluide frigorigène dans le circuit basse pression
- Manque de débit d'air, filtre à air encrassé, ou ventilateurs arrêtés
- Compresseur trop puissant par rapport au volume de la chambre à refroidir
- Condenseur encrassé qui fait monter la haute pression
💡 Indice : Un évaporateur givré ne peut plus fonctionner correctement. L'air ne passe plus.
📚 Un ÉVAPORATEUR GIVRÉ indique que l'air ne circule pas suffisamment ou que la température d'évaporation est trop basse. Causes : filtre à air encrassé, ventilateurs arrêtés ou lents, débit d'air insuffisant, détendeur mal réglé, ou température de consigne trop basse.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Une surchauffe insuffisante à l'aspiration du compresseur risque de provoquer :
(q-g8-v6_043)8.01 Expliquer le principe de fonctionnement d'un évaporateur (y compris le système de dégivrage) et les risques de fuite qui y sont associés
- Un manque de puissance
- Des coups de liquide
- Une surchauffe du moteur
- Un bruit de cavitation
💡 Indice : Le compresseur est conçu pour comprimer du gaz, pas du liquide.
📚 Si la surchauffe est trop faible, du liquide peut arriver au compresseur, provoquant des coups de liquide destructeurs.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur une installation en fonctionnement, vous constatez que la ligne d'aspiration est chaude. Qu'est-ce que cela peut indiquer ?
(q-g8-166)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- L'installation fonctionne correctement : c'est le signe d'une surchauffe bien réglée
- Manque de fluide frigorigène ou problème de détendeur (surchauffe trop importante)
- Excès de fluide frigorigène : le condenseur renvoie du liquide chaud à l'aspiration
- Compresseur défectueux dont les clapets réchauffent le gaz aspiré
💡 Indice : La ligne d'aspiration doit normalement être froide ou légèrement tiède, pas chaude.
📚 Une ligne d'aspiration CHAUDE indique une SURCHAUFFE excessive. Cela peut être dû à un manque de fluide frigorigène, un détendeur mal réglé ou bouché, ou un évaporateur encrassé. Le compresseur aspire du gaz trop chaud, ce qui diminue l'efficacité.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous observez du givre sur la ligne d'aspiration jusqu'au compresseur. Que peut indiquer ce symptôme ?
(q-g8-167)8.08 Mettre en marche et arrêter un évaporateur et en vérifier le bon fonctionnement, y compris en effectuant des mesures durant son fonctionnement
- L'installation fonctionne parfaitement ainsi
- Retour de liquide au compresseur (surchauffe insuffisante)
- Manque de fluide frigorigène dans tout le circuit
- Condenseur encrassé du côté de l'air extérieur
💡 Indice : Le givre sur la ligne d'aspiration n'est jamais normal. Il indique un problème de surchauffe.
📚 Du GIVRE sur la ligne d'aspiration indique que du liquide arrive au compresseur (surchauffe trop faible ou nulle). Causes possibles : excès de charge, détendeur qui laisse passer trop de fluide, évaporateur surdimensionné. Risque de coup de liquide !
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un pressostat basse pression (BP) déclenche et arrête le compresseur. Quelle peut être la cause ?
(q-g8-171)4.05 Utiliser des instruments de mesure portables tels que des manomètres, des thermomètres et des multimètres pour mesurer les volts, ampères et ohms en appliquant des méthodes indirectes de contrôle de l'étanchéité, et interpréter les paramètres mesurés
- Excès de fluide frigorigène accumulé dans la bouteille
- Manque de fluide, évaporateur givré, ou filtre bouché
- Condenseur encrassé qui ferait chuter la basse pression
- Compresseur trop puissant pour l'installation en place
💡 Indice : Le pressostat BP protège l'installation contre les pressions trop basses côté évaporateur.
📚 Un déclenchement PRESSOSTAT BP indique une pression d'évaporation trop basse. Causes : manque de charge frigorigène, évaporateur givré ou encrassé, filtre déshydrateur bouché, détendeur mal réglé ou bouché, ou débit d'air insuffisant sur l'évaporateur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La batterie d'un évaporateur est sale et le débit d'air a baissé. Quel est l'effet sur la consommation d'énergie du compresseur ?
(pk-g8b-4)8.11 Connaître les mesures pour améliorer ou maintenir l'efficacité énergétique de l'équipement pendant l'installation ou la maintenance des évaporateurs
- Aucun effet mesurable : seule la surchauffe compte réellement
- Le dégivrage devient inutile puisque la batterie est sale
- La pression d'évaporation augmente automatiquement d'elle-même
- Le compresseur tourne plus longtemps pour le même résultat
💡 Indice : Pense à ce que doit faire le compresseur si l'échange de chaleur devient moins bon.
📏 Règle : Une batterie sale ou un mauvais débit d'air font tourner le compresseur plus longtemps pour le même résultat. C'est ce qui coûte le plus cher en énergie.
🎯 Pourquoi : Moins la batterie échange de chaleur, plus le compresseur doit fonctionner longtemps pour le même froid. Il consomme donc plus.
⚠ Piège : Penser que seule la surchauffe détermine l'efficacité énergétique, en oubliant l'état de la batterie et le débit d'air.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Plusieurs évaporateurs sont raccordés à un même compresseur. Pourquoi règle-t-on la soupape de régulation de pression d'évaporation sur chacun d'eux ?
(pk-q-8.07)8.07 Régler la soupape de régulation de la pression d'évaporation
- Pour remplacer le pressostat basse pression monté sur chaque évaporateur
- Pour couper l'alimentation électrique du compresseur dès qu'un défaut survient
- Pour équilibrer les pressions, ou protéger un produit sensible au froid
- Pour mesurer la surchauffe à l'aspiration de chaque évaporateur
💡 Indice : Cette soupape ne coupe pas le compresseur : que fait-elle alors ?
📏 Règle : On règle la soupape de régulation de pression d'évaporation selon la fiche constructeur, pour maintenir une pression minimale adaptée au produit ou pour équilibrer plusieurs évaporateurs sur un même compresseur.
🎯 Pourquoi : Sans ce réglage, un produit sensible au froid peut geler, ou un évaporateur peut prendre toute la capacité du compresseur au détriment des autres.
⚠ Piège : Croire que cette soupape coupe le compresseur comme un pressostat : elle ne coupe rien, elle maintient une pression.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Après une visite de l'évaporateur, que doit contenir le rapport d'état pour être utile ?
(pk-q-8.10)8.10 Rédiger un rapport sur l'état de l'évaporateur en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- La liste des outils employés et le temps passé, pour justifier la facturation de la visite
- La date, l'heure d'arrivée et la signature du client au bas du bon d'intervention signé
- La description des anomalies vues : corrosion, fixation, bac encrassé, écoulement
- Les seules valeurs relevées : surchauffe, pression d'aspiration et température de soufflage
💡 Indice : Un bon rapport dit ce qui pourrait mal tourner plus tard, pas seulement ce qui va bien.
📏 Règle : Toute visite de l'évaporateur se termine par un rapport écrit qui décrit précisément les anomalies observées : corrosion, fixation desserrée, bac de condensats sale, conduit de dégivrage abîmé.
🎯 Pourquoi : Ces anomalies, laissées telles quelles, finissent tôt ou tard en fuite ou en émission de fluide frigorigène ; le rapport permet d'agir avant que ça n'arrive.
⚠ Piège : Se contenter d'un rapport vague (« RAS », juste la date de passage) sans décrire ce qui pourrait s'aggraver.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Plusieurs chambres froides à des températures différentes fonctionnent sur un même compresseur. Quel organe permet à chaque évaporateur de garder la pression dont son produit a besoin ?
(pk-g8b-5)8.02 Mettre au point un régulateur de pression d'évaporation de l'évaporateur
- Le pressostat basse pression monté sur le groupe
- Le régulateur de pression d'évaporation, monté en sortie d'évaporateur
- Le régulateur de pression de carter, monté juste en amont du compresseur
- Le détendeur thermostatique de chaque évaporateur
💡 Indice : Sans cet organe, toutes les chambres descendraient à la pression de la plus froide d'entre elles.
📏 Règle : Le régulateur de pression d'évaporation — couramment appelé « KVP » — se monte en sortie d'évaporateur et empêche la pression d'y descendre sous la valeur réglée.
🎯 Pourquoi : Sur une installation centralisée, le compresseur impose sa basse pression à tout ce qui lui est raccordé. Ce régulateur permet à chaque évaporateur de garder sa propre pression, donc sa propre température.
⚠ Piège : Le confondre avec le pressostat basse pression, qui protège le compresseur en le coupant. Le régulateur, lui, ne coupe rien : il maintient une pression, et son réglage vient de la fiche constructeur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous réglez la soupape de régulation de la pression d'évaporation. Sur quelle pression agit-elle, et à quel endroit du circuit ?
(pk-g8b-6)8.07 Régler la soupape de régulation de la pression d'évaporation
- Sur la pression d'aspiration, juste à l'entrée du compresseur
- Sur la pression dans l'évaporateur, en sortie d'évaporateur
- Sur la pression de condensation, mesurée en sortie de condenseur
- Sur la pression du carter d'huile, mesurée au bas du compresseur
💡 Indice : Son nom le dit : pression d'évaporation. Où se produit l'évaporation ?
📏 Règle : La soupape de régulation de la pression d'évaporation se monte en sortie d'évaporateur et maintient une pression minimale dans celui-ci. Son réglage se prend sur la fiche constructeur.
🎯 Pourquoi : C'est ce qui protège le produit contre un refroidissement excessif, et ce qui permet à plusieurs évaporateurs de coexister sur un même compresseur.
⚠ Piège : La confondre avec le régulateur de pression de carter — couramment appelé « KVL » — monté juste avant le compresseur : celui-là protège le moteur du compresseur en limitant la pression d'aspiration, notamment au redémarrage après un arrêt long.
G9 — 28 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le détendeur thermostatique (TEV) régule :
(q-g9-v6_049)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- La pression de condensation de l'installation
- La surchauffe à la sortie de l'évaporateur
- Le sous-refroidissement en sortie de condenseur
- La pression d'huile dans le compresseur
💡 Indice : Le bulbe du TEV mesure la température en sortie d'évaporateur.
📚 Le TEV régule la surchauffe en ajustant le débit de fluide entrant dans l'évaporateur via un bulbe capillaire.
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'avantage principal du détendeur électronique (EEV) par rapport au TEV est :
(q-g9-v6_055)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- Son coût d'achat nettement plus faible
- Sa régulation plus précise et rapide
- Sa bonne résistance à l'humidité du circuit
- Son absence complète de pièces mobiles
💡 Indice : L'électronique offre toujours plus de précision que le mécanique.
📚 L'EEV est piloté par un régulateur électronique avec des capteurs. Sa réponse est plus fine et rapide que le TEV mécanique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le capillaire est un type de détendeur utilisé dans :
(q-g9-v6_149)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- Les centrales frigorifiques industrielles à forte puissance
- Les réfrigérateurs domestiques et petits climatiseurs
- Les tours de refroidissement des grands bâtiments
- Les installations transcritiques fonctionnant au CO₂
💡 Indice : Simple, pas de pièces mobiles, mais pas de régulation active.
📚 Le tube capillaire est le détendeur le plus simple : un tube fin de longueur calibrée. Il est utilisé dans les petits équipements.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le déshydrateur contient un matériau appelé :
(q-g9-v6_050)9.08 Vérifier l'état d'un filtre sécheur
- Du charbon actif
- Un tamis moléculaire
- De la silicone
- Une résine échangeuse
💡 Indice : C'est un matériau très hygroscopique qui piège les molécules d'eau.
📚 Le tamis moléculaire absorbe l'humidité et les acides. Il doit être changé à chaque ouverture du circuit.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une pastille de couleur jaune/marron dans le voyant liquide indique :
(q-g9-v6_051)9.08 Vérifier l'état d'un filtre sécheur
- Circuit sec
- Présence d'humidité
- Température trop élevée
- Manque de fluide
💡 Indice : Vert = bon, jaune = mauvais. Comme un feu tricolore inversé.
📚 Vert = sec (OK), Jaune/marron = humide (problème). L'indicateur colorimétrique change selon le taux d'humidité.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le pressostat BP peut servir à :
(q-g9-v6_052)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- Réguler la température par cycling du compresseur
- Protéger le condenseur contre les fortes surpressions
- Augmenter la charge en fluide de l'installation frigorifique
- Mesurer le COP de la machine en fonctionnement réel
💡 Indice : En BP, la pression est liée à la température d'évaporation.
📚 Le pressostat BP peut couper le compresseur quand la pression BP descend trop (= température atteinte), puis le redémarrer quand elle remonte.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La vanne électromagnétique (solénoïde) sert principalement à :
(q-g9-v6_155)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- Réguler la surchauffe à la sortie de l'évaporateur
- Couper/ouvrir un circuit de fluide sur commande électrique
- Mesurer la pression sur le circuit basse pression
- Purger l'air et l'humidité restés dans le circuit
💡 Indice : Solénoïde = bobine électrique qui actionne un clapet.
📚 La vanne solénoïde est une vanne tout-ou-rien commandée électriquement. Ex: pump-down, dégivrage.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous devez installer un filtre déshydrateur sur la ligne liquide. Dans quel sens doit-il être monté ?
(q-g9-172)9.08 Vérifier l'état d'un filtre sécheur
- Peu importe le sens de montage : le filtre agit dans les deux directions
- Dans le sens de circulation du fluide (indiqué par une flèche)
- Toujours à la verticale, cartouche vers le bas pour piéger l'humidité
- Toujours à l'horizontale, pour éviter le tassement du tamis
💡 Indice : Les filtres déshydrateurs ont un sens de montage obligatoire.
📚 Le filtre déshydrateur doit TOUJOURS être monté dans le SENS DE CIRCULATION du fluide, indiqué par une flèche sur le corps du filtre. Un montage à l'envers peut bloquer le circuit ou endommager le filtre.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Quel accessoire permet de retenir l'humidité dans un circuit frigorifique ?
(q-g9-161)9.08 Vérifier l'état d'un filtre sécheur
- Le voyant de ligne liquide
- Le filtre déshydrateur
- Le pressostat différentiel
- L'accumulateur d'aspiration
💡 Indice : L'humidité est l'ennemi du froid. Cet accessoire la piège.
📚 Le FILTRE DÉSHYDRATEUR contient des tamis moléculaires qui absorbent l'humidité présente dans le circuit. Il protège le détendeur et le compresseur du givrage et de la corrosion.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quoi sert un voyant liquide dans un circuit frigorifique ?
(q-g9-162)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- À mesurer la température du liquide juste avant l'entrée du détendeur
- À observer l'état du fluide (bulles, couleur) et détecter d'éventuels problèmes
- À régler la pression de la ligne liquide à la sortie du condenseur
- À couper le compresseur si le débit de liquide devient insuffisant
💡 Indice : C'est un hublot transparent qui permet de voir ce qui se passe dans la ligne liquide.
📚 Le VOYANT LIQUIDE permet de visualiser l'état du fluide frigorigène dans la ligne liquide : présence de bulles (manque de charge), changement de couleur de l'indicateur d'humidité, aspect du fluide. C'est un outil de diagnostic visuel.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La vanne 4 voies permet :
(q-g9-v6_053)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- De réguler le débit de fluide au détendeur
- D'inverser le sens du cycle (mode chaud/froid)
- De purger l'huile du carter du compresseur
- De contourner le compresseur pendant l'arrêt
💡 Indice : C'est le composant clé des pompes à chaleur réversibles.
📚 La vanne 4 voies permute les rôles de l'échangeur intérieur et extérieur : l'évaporateur devient condenseur et inversement (mode PAC).
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le déshydrateur doit être remplacé :
(q-g9-v6_151)9.08 Vérifier l'état d'un filtre sécheur
- Tous les ans systématiquement
- À chaque ouverture du circuit
- Si le voyant indique de l'humidité
- Jamais, il est permanent
💡 Indice : L'ouverture du circuit = entrée d'air humide = nouveau déshydrateur.
📚 Chaque fois que le circuit est ouvert, de l'humidité entre. Le déshydrateur doit être changé pour l'absorber.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le voyant liquide est placé :
(q-g9-v6_154)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- En sortie de compresseur, sur la ligne de refoulement
- En sortie de condenseur, avant le détendeur
- En sortie d'évaporateur, sur la ligne d'aspiration
- Sur le circuit d'huile, près du séparateur
💡 Indice : Le voyant surveille la qualité du liquide avant la détente.
📚 Il est placé sur la ligne liquide pour vérifier que le fluide arrive bien sous forme liquide au détendeur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment un thermostat mécanique détecte-t-il la température ?
(pk-g9b-1)9.04 Régler des thermostats mécaniques et électroniques
- Avec une sonde de température reliée à un régulateur numérique déporté
- Avec un capteur de pression relié à un module électronique de commande
- Avec une résistance électrique chauffante placée dans l'ambiance
- Avec un bulbe relié par un tube fin à des contacts électriques
💡 Indice : C'est la version simple et robuste, pas la version numérique.
📏 Règle : Le thermostat mécanique utilise un bulbe relié par un tube fin à des contacts électriques.
🎯 Pourquoi : Cette liaison directe, sans électronique, rend le thermostat mécanique simple et robuste.
⚠ Piège : Confondre le bulbe du thermostat mécanique avec la sonde du thermostat électronique. La sonde, elle, est reliée à un régulateur numérique.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vérifier le fonctionnement d'un séparateur d'huile, c'est contrôler quoi ?
(pk-g9b-2)9.07 Vérifier le fonctionnement d'un séparateur d'huile
- Que l'huile reste bien bloquée dans le séparateur pendant toute la marche du groupe
- Que l'huile retenue retourne bien, automatiquement, au carter du compresseur
- Que le condenseur reçoit bien un mélange homogène d'huile et de fluide
- Que la pression d'aspiration reste parfaitement constante en marche
💡 Indice : Le séparateur ne doit pas garder l'huile pour lui. Il doit la rendre.
📏 Règle : Le séparateur d'huile retient l'huile, puis la renvoie automatiquement au carter du compresseur dès que le niveau monte. Vérifier son fonctionnement, c'est contrôler que ce retour se fait bien.
🎯 Pourquoi : Une huile qui s'accumule plus loin dans le circuit réduit l'échange de chaleur. Elle finit par manquer au compresseur, qui en a besoin pour se lubrifier.
⚠ Piège : Croire que le rôle du séparateur s'arrête à retenir l'huile, en oubliant qu'il doit aussi la restituer au compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une vanne doit toujours être montée dans le sens de la flèche gravée sur son corps, comme un filtre déshydrateur. Que risque-t-on si on la monte à l'envers ?
(pk-q-9.02)9.02 Installer des vannes dans la bonne position
- Une erreur de montage irréversible, qu'on ne peut corriger qu'en découpant l'installation
- Une simple baisse de rendement, que l'on rattrape en réglant le détendeur un peu plus ouvert
- Un dérèglement du bulbe du détendeur thermostatique, à recalibrer après coup
- Rien : il suffit de la déposer et de la remonter dans le bon sens
💡 Indice : Pense à ce que dit la fiche sur les erreurs de montage des vannes et du filtre déshydrateur.
📏 Règle : Une vanne, comme un filtre déshydrateur, se monte toujours dans le sens de circulation du fluide, indiqué par la flèche gravée sur son corps.
🎯 Pourquoi : Le sens de montage conditionne le sens de circulation du fluide dans l'organe (clapet interne, tamis moléculaire...). Une fois la vanne brasée à l'envers, aucun réglage ne peut corriger l'erreur.
⚠ Piège : Croire qu'une vanne est symétrique donc que n'importe quel sens convient : beaucoup de vannes se ressemblent des deux côtés mais ne fonctionnent que dans un seul sens.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Que fait la soupape de régulation de pression sur une installation frigorifique ?
(pk-q-9.05)9.05 Régler la soupape de régulation de la pression
- Elle coupe complètement le circuit dès qu'un seuil de pression donné est franchi
- Elle module en continu pour maintenir une pression stable à un point du circuit
- Elle règle la surchauffe mesurée en sortie d'évaporateur
- Elle commande le démarrage du compresseur selon une température mesurée par sonde
💡 Indice : Compare avec le rôle du limiteur de pression, qui lui coupe le circuit à un seuil : la soupape de régulation agit autrement.
📏 Règle : La soupape de régulation de pression module en continu pour maintenir une pression stable à un point du circuit. Elle ne coupe jamais le circuit.
🎯 Pourquoi : Une pression stable à un point clé du circuit garantit un fonctionnement régulier de l'installation, sans à-coups, et évite de solliciter le compresseur pour rien.
⚠ Piège : Confondre la soupape de régulation avec le limiteur de pression : le limiteur est une sécurité qui coupe à un seuil, la soupape de régulation module en continu. Ce sont deux logiques différentes, avec deux réglages différents.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur quelle pression le KVL agit-il ?
(pk-g9b-5)9.05 Régler la soupape de régulation de la pression
- La pression d'évaporation, en sortie d'évaporateur
- La pression d'aspiration, à l'entrée du compresseur
- La pression de condensation, en sortie de condenseur
- La pression de la ligne liquide, avant le détendeur
💡 Indice : KVL : régulateur de pression de carter. Il est monté juste avant le compresseur.
📏 Règle : Le KVL agit sur la pression d'aspiration, à l'entrée du compresseur. Il la limite pour protéger le moteur.
🎯 Pourquoi : Une pression d'aspiration trop élevée fait absorber au compresseur une intensité excessive, surtout au redémarrage après un arrêt long ou un dégivrage.
⚠ Piège : Le confondre avec le KVP, qui agit à l'autre bout du circuit, en sortie d'évaporateur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur quelle pression le KVP agit-il ?
(pk-g9b-6)9.05 Régler la soupape de régulation de la pression
- La pression d'évaporation, en sortie d'évaporateur
- La pression d'aspiration, à l'entrée du compresseur
- La pression de condensation, en sortie de condenseur
- La pression de la ligne liquide, avant le détendeur
💡 Indice : KVP : régulateur de pression d'évaporation. Son nom porte la réponse.
📏 Règle : Le KVP agit sur la pression d'évaporation, en sortie d'évaporateur. Il la maintient au-dessus d'un minimum.
🎯 Pourquoi : La pression d'évaporation fixe la température d'évaporation : la tenir évite de trop refroidir le produit et permet à plusieurs chambres de partager un même compresseur.
⚠ Piège : Le confondre avec le KVL, qui agit à l'autre bout du circuit, à l'entrée du compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur quelle pression le KVR agit-il ?
(pk-g9b-7)9.05 Régler la soupape de régulation de la pression
- La pression d'évaporation, en sortie d'évaporateur
- La pression d'aspiration, à l'entrée du compresseur
- La pression de condensation, en sortie de condenseur
- La pression de la ligne liquide, avant le détendeur
💡 Indice : Le KVR se monte à la sortie du condenseur. Quelle pression y règne-t-il ?
📏 Règle : Le KVR agit sur la pression de condensation, en sortie de condenseur. Il la maintient suffisamment haute.
🎯 Pourquoi : Par temps froid, la pression de condensation s'effondre : le détendeur n'est plus assez alimenté et la machine ne fait plus de froid. Le KVR tient la HP pour garder l'installation stable.
⚠ Piège : Croire qu'il protège l'installation d'une pression trop HAUTE — c'est le rôle du pressostat HP, une sécurité. Le KVR fait l'inverse : il empêche la HP de tomber trop bas.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Que peut indiquer un bruit de bullage dans le détendeur thermostatique en fonctionnement ?
(q-g9-187)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- C'est le bruit normal du fluide qui se détend dans l'orifice
- Flash-gas dans la ligne liquide (manque de sous-refroidissement)
- Excès de fluide frigorigène : le liquide arrive jusqu'au détendeur en surplus
- Compresseur usé dont les clapets laissent passer le gaz
💡 Indice : Le détendeur doit être alimenté en liquide pur. Le bullage indique un problème.
📚 Un BULLAGE dans le détendeur indique du FLASH-GAS : le fluide n'est pas totalement liquide à l'entrée du détendeur. Causes : manque de charge, sous-refroidissement insuffisant, perte de charge excessive dans la ligne liquide, ou filtre partiellement bouché. Le détendeur ne peut pas réguler correctement.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Comment diagnostiquer un détendeur thermostatique défectueux (bulbe percé) ?
(q-g9-188)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- La surchauffe devient instable ou très élevée, le détendeur ne régule plus
- La haute pression monte fortement et le pressostat HP finit par couper
- Le compresseur claque en continu, signe d'un retour de liquide
- L'évaporateur givre entièrement et le dégivrage ne suffit plus
💡 Indice : Le bulbe du détendeur thermostatique contient un fluide qui pilote l'ouverture de la vanne.
📚 Si le BULBE est PERCÉ, il perd sa charge et ne peut plus piloter le détendeur. Symptômes : surchauffe excessive et instable, le détendeur reste fermé ou presque, l'évaporateur manque de fluide. Solution : remplacer le détendeur ou le bulbe (si possible).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous remarquez des bulles dans le voyant liquide en fonctionnement stable. Qu'est-ce que cela signifie généralement ?
(q-g9-168)1.05 Connaître le fonctionnement élémentaire des composantes suivantes utilisées dans un système de réfrigération ainsi que leur rôle et leur importance dans la prévention et la détection des fuites de réfrigérant : a) valves (robinets à boule, diaphragmes, robinets à soupape) ; b) contrôles de la température et de la pression ; c) repères transparents et indicateurs d'humidité ; d) contrôles du dégivrage ; e) protecteurs du système ; f) instruments de mesure tels que les thermomètres ; g) systèmes de contrôle de l'huile ; h) réservoirs ; i) séparateurs de liquides et d'huile, en tenant compte des spécificités du fonctionnement comportant des réfrigérants hautement inflammables ou toxiques (hydrocarbures ou NH3) et des réfrigérants fonctionnant à haute pression (CO2)
- Le circuit fonctionne correctement, ces bulles sont normales
- Manque de fluide frigorigène ou sous-refroidissement insuffisant
- Excès de fluide frigorigène : le condenseur déborde et renvoie du gaz
- Problème d'huile : elle mousse et se voit dans le voyant
💡 Indice : Les bulles dans le voyant liquide ne sont jamais un bon signe en fonctionnement stable.
📚 Des BULLES dans le voyant liquide indiquent que le fluide n'est pas totalement liquide (flash-gas). Causes : manque de charge, sous-refroidissement insuffisant, perte de charge excessive dans la ligne liquide, ou détendeur trop proche du condenseur. Risque de mauvais fonctionnement du détendeur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur une installation avec détendeur électronique, quel paramètre principal pilote l'ouverture de la vanne ?
(q-g9-189)9.01 Expliquer le principe de fonctionnement de différents types de vannes d'expansion (détendeurs thermostatiques, tubes capillaires) et les risques de fuite qui y sont liés
- La pression de condensation, mesurée en permanence au refoulement du compresseur
- La surchauffe mesurée par des sondes de température et de pression
- La température ambiante du local, lue par une sonde d'ambiance déportée
- Le niveau d'huile du compresseur, suivi par un contrôleur
💡 Indice : Les détendeurs électroniques régulent avec précision grâce à des sondes et un calculateur.
📚 Le DÉTENDEUR ÉLECTRONIQUE régule l'ouverture de la vanne en fonction de la SURCHAUFFE calculée par un calculateur à partir de sondes de température et de pression. Il est plus précis qu'un détendeur thermostatique et permet d'optimiser l'efficacité de l'installation.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pendant une visite, tu remarques qu'un limiteur de pression ne coupe plus correctement. Tu ne le notes pas dans ton rapport. Quel est le risque, si ce défaut reste sans suite ?
(pk-g9b-3)9.09 Rédiger un rapport sur l'état de ces composants en indiquant tout problème de fonctionnement susceptible d'endommager le système et d'entraîner à terme, faute de mesure, des fuites ou des émissions de réfrigérant
- Le défaut peut endommager le système et provoquer à terme une fuite ou une émission
- Aucun risque particulier : le limiteur se réarme de lui-même au cycle suivant
- Le compresseur s'arrête aussitôt par sécurité, le défaut se voit tout seul
- Le séparateur d'huile compense le défaut tant que le niveau reste correct
💡 Indice : Relis la fin de la fiche : que se passe-t-il quand'un défaut n'est pas signalé ?
📏 Règle : Un défaut non signalé (thermostat qui dérive, limiteur qui ne coupe plus, séparateur qui laisse passer l'huile) finit par endommager le système. À terme, faute de mesure, cela provoque une fuite ou une émission de réfrigérant.
🎯 Pourquoi : Le rapport écrit permet d'agir avant que le défaut ne s'aggrave. C'est un outil de prévention, pas une simple formalité.
⚠ Piège : Penser qu'un défaut mineur peut attendre la prochaine visite sans conséquence.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un séparateur d'huile laisse l'huile encrasser les échangeurs. Quel est l'effet sur le compresseur ?
(pk-g9b-4)9.10 Connaître les mesures pour améliorer ou maintenir l'efficacité énergétique de l'équipement pendant l'installation ou la maintenance des détendeurs thermostatiques et d'autres composants
- Il s'arrête automatiquement en sécurité
- Il consomme nettement moins d'énergie
- Il travaille plus pour le même résultat
- Il n'est pas concerné, seul l'évaporateur l'est
💡 Indice : Un échangeur encrassé fait le même travail, mais moins bien.
📏 Règle : Un séparateur d'huile qui laisse l'huile encrasser les échangeurs fait travailler le compresseur plus, pour le même résultat.
🎯 Pourquoi : L'huile qui encrasse un échangeur réduit l'échange de chaleur. Il faut alors plus de temps de fonctionnement pour le même effet, donc plus d'énergie consommée.
⚠ Piège : Penser que seul l'entretien de l'évaporateur influence l'efficacité énergétique, en oubliant les organes annexes comme le séparateur d'huile.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la différence entre un détendeur thermostatique (mécanique) et un détendeur électronique ?
(pk-q-9.03)9.03 Régler un détendeur mécanique/électronique
- Le détendeur électronique ne sert que sur les petits appareils, comme le capillaire
- Le détendeur électronique coupe le circuit quand un seuil de pression est franchi
- Le détendeur électronique régule la pression de condensation, le mécanique régule la surchauffe
- Le détendeur électronique pilote la vanne par sonde et régulateur, plus vite et plus finement
💡 Indice : Cherche dans la fiche ce qui remplace le bulbe sur un détendeur électronique.
📏 Règle : Le détendeur thermostatique mécanique régule la surchauffe grâce à un bulbe fixé sur la ligne d'aspiration. Le détendeur électronique fait la même régulation, mais avec une sonde et un régulateur : plus précis, plus rapide.
🎯 Pourquoi : Une sonde électronique associée à un régulateur réagit plus vite et plus finement qu'un bulbe rempli de fluide, ce qui donne un réglage de surchauffe plus stable.
⚠ Piège : Confondre le détendeur électronique avec le capillaire : le capillaire est un tube calibré fixe, sans aucun réglage, alors que le thermostatique et l'électronique se règlent tous les deux sur la surchauffe.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Comment est réglé un limiteur de pression mécanique ?
(pk-q-9.06)9.06 Régler des limiteurs de pression mécaniques et électroniques
- Par un ressort taré
- Par une sonde numérique
- Par un bulbe capillaire
- Par un module électronique
💡 Indice : Pense à la pièce mécanique qui tare le limiteur, différente du capteur du limiteur électronique.
📏 Règle : Le limiteur de pression mécanique est réglé par un ressort (tarage mécanique). Le limiteur de pression électronique utilise un capteur relié à un module. Dans les deux cas, il coupe le circuit dès qu'un seuil de pression'est franchi, en haute comme en basse pression.
🎯 Pourquoi : Le type de technologie détermine comment on accède au réglage et comment on le vérifie, mais le rôle reste le même : une sécurité qui coupe avant l'incident.
⚠ Piège : Ne jamais retoucher un limiteur de sécurité « pour voir » : son seuil se règle selon la fiche constructeur, jamais à l'estime. Ne pas le confondre avec le bulbe et le tube fin, qui appartiennent au thermostat mécanique.
G10 — 7 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi brase-t-on toujours sous flux d'azote ?
(q-g10-v6_061)10.01 Soudage, brasage fort et/ou brasage tendre des joints étanches sur des tubes, des tuyaux et des composants métalliques pouvant être utilisés dans des systèmes de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
- Pour refroidir le tube plus vite après le brasage
- Pour éviter l'oxydation intérieure du cuivre (calamine)
- Pour tester l'étanchéité du joint pendant le brasage
- Pour sécher l'intérieur du circuit avant la mise en charge
💡 Indice : La calamine est l'ennemi n°1 du circuit après un brasage.
📚 Sans azote, l'oxygène de l'air réagit avec le cuivre chauffé et forme de la calamine noire qui bouchera les filtres et endommagera le compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pour un brasage cuivre-cuivre, l'alliage d'apport utilisé est généralement :
(q-g10-v6_065)10.01 Soudage, brasage fort et/ou brasage tendre des joints étanches sur des tubes, des tuyaux et des composants métalliques pouvant être utilisés dans des systèmes de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
- Étain-plomb
- Cuivre-phosphore
- Acier inoxydable
- Aluminium
💡 Indice : Le phosphore sert de décapant naturel sur le cuivre.
📚 Pour les joints Cu-Cu, on utilise un alliage cuivre-phosphore (type BCuP). Pour Cu-acier, on utilise un alliage argent.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le cintrage d'un tube cuivre frigorifique doit se faire :
(q-g10-87)hors référentiel
- À froid avec cintreuse
- À chaud avec chalumeau
- À la main sans outil
- Les deux premières méthodes
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le surfaçage des collets (dudgeonnage) doit être réalisé avec :
(q-g10-84)hors référentiel
- N'importe quel outil
- Une dudgeonnoire calibrée
- Un marteau et un burin
- Une pince multiprise
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Lors du raccordement d'un flexible sur une vanne Schrader, il faut d'abord :
(q-g10-v6_157)hors référentiel
- Serrer le raccord à fond
- Purger l'air du flexible
- Ouvrir la vanne en grand
- Tirer au vide le flexible
💡 Indice : L'air dans le flexible = incondensable dans le circuit.
📚 Avant tout raccordement, il faut purger l'air du flexible pour ne pas introduire d'incondensables dans le circuit.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Lors d'un brasage, pourquoi faut-il balayer à l'azote ?
(q-g10-69)10.01 Soudage, brasage fort et/ou brasage tendre des joints étanches sur des tubes, des tuyaux et des composants métalliques pouvant être utilisés dans des systèmes de réfrigération, de climatisation et de pompes à chaleur
- Pour refroidir le tube plus vite
- Pour éviter l'oxydation interne
- Pour tester l'étanchéité du joint
- Pour nettoyer l'intérieur du circuit
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un joint brasé était parfait à la pose, mais il finit par se fissurer des mois plus tard. La tuyauterie est posée sur un support trop serré, avec un point dur. Quelle est la cause la plus probable ?
(pk-q-10.02)10.02 Fabriquer/vérifier des supports de tuyaux et de composants
- Le tube n'a pas été ébavuré après la coupe, ce qui fragilise le joint
- Le support transmet les vibrations du compresseur au joint, qui rompt par fatigue
- Le balayage à l'azote n'a pas été fait pendant l'opération de brasage
- L'alliage d'apport utilisé n'était pas un cuivre-phosphore adapté à ce tube de cuivre
💡 Indice : Pense à ce qui se passe sur un tube mal soutenu quand le compresseur vibre en permanence, jour après jour.
📏 Règle : Les supports de tuyauterie doivent être bien positionnés, sans point dur ni serrage excessif sur le tube.
🎯 Pourquoi : Le compresseur vibre en continu. Un tube mal soutenu transmet ces vibrations jusqu'au joint brasé, qui finit par céder par fatigue, même s'il était parfait au départ.
⚠ Piège : Croire qu'un joint brasé réussi à la pose restera bon pour toujours. La rupture peut arriver des mois après, loin du geste de brasage, et on cherche alors la cause au mauvais endroit.
G11 — 15 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un fluide classé A2L est :
(q-g11-v6_033)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- Non inflammable, non toxique
- Légèrement inflammable, faible toxicité
- Très inflammable, faible toxicité
- Légèrement inflammable, toxicité élevée
💡 Indice : A = toxicité, le chiffre = inflammabilité. L = lower (plus faible).
📚 A = faible toxicité, 2L = légèrement inflammable (vitesse de flamme < 10 cm/s). Ex: R32, R1234yf.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R290 (propane) est classé :
(q-g11-54)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- A1
- A2L
- A2
- A3
💡 Indice : Indice : relisez le mot-clé central de la question et éliminez les propositions trop générales ou absolues.
ℹ Retenez la notion-clé demandée et la formulation exacte. ⚠ se faire piéger par une proposition trop absolue ('toujours', 'jamais').
☐ ✅ ☐ ✏❓ Les HFO (hydrofluoro-oléfines) se caractérisent par :
(q-g11-v6_030)11.01 Connaître les technologies de substitution pertinentes permettant de remplacer les gaz à effet de serre fluorés ou d'en réduire l'utilisation, et savoir les manipuler sans danger
- Un GWP très élevé
- Un ODP élevé
- Un GWP très bas (<10)
- Une toxicité extrême
💡 Indice : Les HFO sont la génération de fluides la plus récente — avec un impact climatique minimal.
📚 Les HFO comme le R1234yf (GWP 4) ou R1234ze (GWP 7) ont un GWP quasi nul car ils se dégradent rapidement dans l'atmosphère.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Un remplacement 'drop-in' signifie :
(q-g11-v6_035)11.01 Connaître les technologies de substitution pertinentes permettant de remplacer les gaz à effet de serre fluorés ou d'en réduire l'utilisation, et savoir les manipuler sans danger
- Changer le fluide sans modifier l'installation
- Changer le fluide et l'huile du circuit
- Modifier le détendeur et changer l'huile
- Remplacer entièrement le circuit frigorifique
💡 Indice : 'Drop-in' = littéralement 'poser dedans' sans rien toucher.
📚 Un drop-in est un remplacement direct, sans modification de composant. En pratique, c'est rare et souvent il faut au moins changer l'huile.
☐ ✅ ☐ ✏❓ La norme EN 378 définit entre autres :
(q-g11-v6_092)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- Les prix maximaux pratiqués pour les fluides frigorigènes
- Les charges maximales de fluide selon le local et la classe de sécurité
- Les horaires autorisés pour intervenir sur une installation
- Les salaires minimaux applicables aux techniciens frigoristes qualifiés
💡 Indice : C'est la norme européenne centrale pour la sécurité du froid.
📚 EN 378 est LA norme de référence pour la sécurité des installations frigorifiques en Europe.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment optimiser le COP (Coefficient de Performance) d'une installation frigorifique ?
(q-g11-185)11.02 Connaître les systèmes de conception pertinents afin de réduire la charge des gaz à effet de serre fluorés et d'augmenter l'efficacité énergétique
- Augmenter la haute pression jusqu'au maximum admissible par la machine
- Diminuer l'écart entre T°K (condensation) et T°O (évaporation)
- Augmenter la surchauffe jusqu'au maximum admissible à l'aspiration
- Diminuer le débit d'air soufflé sur la batterie du condenseur
💡 Indice : Le COP dépend directement de l'écart de température entre condenseur et évaporateur.
📚 Le COP (efficacité énergétique) est meilleur quand l'écart T°K - T°O est FAIBLE. Pour optimiser : baisser la T°K (condenseur propre, bon refroidissement) et augmenter la T°O si possible (évaporateur surdimensionné, bon dégivrage). Moins le compresseur force, mieux c'est !
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le COP d'une installation frigorifique se calcule par :
(q-g11-v6_047)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- COP = P_élec / P_frigo
- COP = P_frigo / P_élec
- COP = P_frigo × P_élec
- COP = P_frigo − P_élec
💡 Indice : C'est un rapport 'ce qu'on obtient / ce qu'on dépense'.
📚 Le COP est le rapport entre la puissance frigorifique produite et la puissance électrique consommée. Un COP de 3 = 3 kW de froid pour 1 kW d'électricité.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur une machine fonctionnant au R-290 (propane), en cas de fuite dans le local, où le gaz s'accumule-t-il en priorité ?
(pk-q-11.05)11.05 Connaître les différences de conception des composants et des systèmes pour les équipements et les systèmes tributaires des hydrocarbures
- En haut, près du plafond
- De façon uniforme dans tout le local
- Uniquement à l'extérieur du local
- En bas, près du sol
💡 Indice : Compare la densité du propane à celle de l'air : est-il plus lourd ou plus léger ?
📏 Règle : Le propane est plus lourd que l'air. En cas de fuite, il s'accumule en bas, près du sol. La ventilation du local est conçue en tenant compte de cela, dès la conception de la machine.
🎯 Pourquoi : Une machine aux hydrocarbures n'est pas construite comme les autres : composants électriques antidéflagrants ou non étincelants, charge de fluide limitée, et ventilation adaptée à un gaz qui s'accumule au sol. Ignorer ce point, c'est placer la détection ou la ventilation au mauvais endroit.
⚠ Piège : Copier la logique d'un local avec un gaz plus léger que l'air (détection au plafond) alors que le propane impose l'inverse : surveillance et ventilation basses.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une fuite de CO₂ (R-744) s'est produite dans un local technique. Où le gaz s'accumule-t-il ?
(pk-cl3-1)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- Près du plafond, car les gaz montent toujours vers le haut
- Dans les points bas : fosse, cave, sous-sol, bas de local, car il est plus lourd que l'air
- Il se répartit uniformément, et sans danger particulier, dans tout le volume du local technique
- Il s'échappe seul par les interstices, sans jamais s'accumuler nulle part
💡 Indice : Comparez sa masse à celle de l'air.
📏 Règle : Le CO₂ est plus lourd que l'air : il s'écoule vers le bas et s'accumule dans les points bas.
🎯 Pourquoi : Une zone peut être parfaitement respirable à hauteur de visage et déjà dangereuse au niveau du sol ou en bas de quelques marches. Descendre, c'est alors entrer dans la nappe de gaz. Une ouverture en hauteur ne suffit pas à la chasser.
⚠ Piège : Ne généralisez pas : « plus lourd que l'air » vaut pour le CO₂ et la plupart des fluides fluorés, mais PAS pour l'ammoniac (R-717), qui est plus léger que l'air et monte. Le comportement d'un fluide se lit sur sa fiche de données de sécurité.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La vitesse de flamme maximale pour un fluide classé A2L est de :
(q-g11-v6_140)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- 1 cm/s
- 5 cm/s
- 10 cm/s
- 30 cm/s
💡 Indice : Le L = limite basse — vitesse de flamme plus lente que les inflammables classiques.
📚 Le 'L' de A2L signifie 'Lower flammability' : vitesse de flamme < 10 cm/s. C'est le seuil de la sous-classe 2L.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La puissance calorifique au condenseur est égale à :
(q-g11-v6_147)1.02 Comprendre la théorie élémentaire des systèmes de réfrigération : thermodynamique élémentaire (terminologie, paramètres et processus essentiels tels que « surchauffe », « côté haute pression », « chaleur de compression », « enthalpie », « effet de réfrigération », « côté basse pression », « sous-refroidissement »), propriétés et transformations thermodynamiques des réfrigérants, y compris l'identification des mélanges zéotropiques et des états des fluides
- P_frigo uniquement
- P_élec uniquement
- P_frigo + P_élec
- P_frigo − P_élec
💡 Indice : C'est le bilan énergétique du cycle : tout ce qui entre doit sortir.
📚 Le condenseur rejette la somme de la chaleur absorbée à l'évaporateur + l'énergie apportée par le compresseur.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ La norme EN 378 classe les locaux en :
(q-g11-v6_183)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- 2 catégories, selon la charge admise
- 3 catégories (a, b, c) selon l'occupation
- 5 catégories, selon la classe du fluide
- 10 catégories, selon le type de bâtiment occupé
💡 Indice : Plus le public est exposé, plus les restrictions sont sévères.
📚 Catégorie a = accès public général. b = accès restreint. c = personnel autorisé uniquement. La charge maximale dépend de la catégorie.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un fluide de substitution'est très performant en froid commercial, mais son efficacité baisse nettement quand l'air extérieur est très chaud. Quel est ce fluide ?
(pk-q-11.04)11.04 Comprendre les avantages et inconvénients respectifs, notamment en ce qui concerne l'efficacité énergétique, des réfrigérants de substitution en fonction de leur application prévue et des conditions climatiques des différentes régions
- Le CO2 (R-744)
- L'ammoniac (NH3)
- Le propane (R-290)
- Le HFO R-1234yf
💡 Indice : Relis ce que dit la fiche sur les limites de chaque fluide de substitution selon le climat du site.
📏 Règle : Le CO2 est performant en froid commercial, mais son efficacité baisse quand le climat extérieur est très chaud. Aucun fluide de substitution n'est le meilleur dans l'absolu : le choix dépend de l'application et du climat du site.
🎯 Pourquoi : Installer un fluide sans regarder le climat du site expose à une installation qui fonctionne mal une partie de l'année. Le choix doit toujours être validé avec la documentation constructeur.
⚠ Piège : Croire qu'un fluide performant sur un site l'est partout : les hydrocarbures sont efficaces mais limités par l'inflammabilité, l'ammoniac'est réservé à l'industriel à cause de sa toxicité, chaque fluide a ses propres limites.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ En quoi le danger du CO₂ en local fermé diffère-t-il de celui de l'azote ?
(pk-cl3-2)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- Il n'y a aucune différence réelle : les deux prennent la place de l'oxygène
- Le CO₂ déplace l'oxygène ET agit sur l'organisme ; l'azote est inerte
- Le CO₂ est un gaz inflammable, à la différence de l'azote qui reste neutre
- L'azote est bien plus dangereux car il est directement toxique pour l'organisme
💡 Indice : L'un des deux gaz ne fait que prendre la place ; l'autre fait quelque chose de plus.
📏 Règle : L'azote agit uniquement par déplacement de l'oxygène. Le CO₂ agit par déplacement ET par action propre sur l'organisme : il intervient dans la régulation de la respiration.
🎯 Pourquoi : Le CO₂ devient nocif à des concentrations où l'oxygène restant serait encore suffisant. Un contrôle du seul taux d'oxygène peut donc rassurer à tort : il faut un appareil qui mesure le CO₂ lui-même.
⚠ Piège : Le CO₂ est classé A1 — toxicité faible, non inflammable. Sa classe n'annonce donc ni l'anoxie, ni la haute pression de ses installations : c'est le fluide dont l'étiquette rassure le plus alors qu'il exige des précautions propres.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous trouvez un collègue inconscient au fond d'une fosse abritant une installation au CO₂. Que faites-vous ?
(pk-cl3-3)11.03 Connaître les réglementations et les normes de sécurité applicables pour l'utilisation, le stockage et le transport des réfrigérants inflammables ou toxiques ou des réfrigérants nécessitant une pression de fonctionnement plus élevée. Comprendre les conditions spécifiques liées au site dans lesquelles il est permis d'utiliser des équipements ne satisfaisant pas aux exigences énoncées à l'annexe IV du règlement (UE) 2024/573 en raison d'impératifs de sécurité
- Je descends immédiatement le chercher, chaque seconde compte vraiment
- Je donne l'alerte, je ventile et je fais intervenir les secours, sans descendre
- Je descends en retenant ma respiration, juste le temps de le remonter
- J'attends seul quelques minutes que le gaz se dissipe de lui-même
💡 Indice : Pensez à ce qui vous attend, vous, au fond de la fosse.
📏 Règle : Devant une personne au sol dans un espace clos ou en contrebas : alerter, ventiler, faire intervenir les secours — sans descendre à son tour.
🎯 Pourquoi : La nappe de gaz qui a fait la première victime est toujours là. Le sauveteur improvisé y entre à son tour et devient la deuxième victime : c'est le scénario le plus fréquent de ce type d'accident.
⚠ Piège : Retenir sa respiration ne protège pas : on ne tient que quelques dizaines de secondes, et le réflexe respiratoire finit toujours par l'emporter — au fond de la fosse.
G12 — 21 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ La charge maximale en R290 (propane) dans un local accessible au public est très limitée car :
(q-g12-v6_091)12.03 Calculer la charge de réfrigérant inflammable dans un système conformément aux normes de sécurité en vigueur
- Son pouvoir de réchauffement est élevé
- Il est très inflammable (classe A3)
- Il est fortement toxique par inhalation
- Il corrode le cuivre des tubes du circuit
💡 Indice : Propane = gaz domestique = très inflammable.
📚 Le R290 est un hydrocarbure hautement inflammable. La norme EN 378 limite strictement les charges dans les locaux occupés.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le R600a (isobutane) est utilisé principalement dans :
(q-g12-v6_181)1.07 Connaître les caractéristiques des hydrocarbures, du CO2, et du NH3 et des autres réfrigérants non fluorés par rapport aux réfrigérants à gaz à effet de serre fluorés
- Les grandes centrales frigorifiques industrielles
- Les réfrigérateurs et congélateurs domestiques
- Les climatiseurs split installés en résidentiel
- Les pompes à chaleur air-eau domestiques
💡 Indice : Presque tous les frigos neufs fonctionnent au R600a.
📚 Le R600a est le fluide standard des réfrigérateurs modernes. Charges très faibles (50-150g) pour limiter le risque d'inflammation.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Les fluides A2L comme le R32 nécessitent :
(q-g12-v6_093)12.02 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
- Aucune précaution particulière lors de l'intervention
- Un outillage adapté et une formation spécifique
- Un local ATEX systématique pour toute intervention
- Un détecteur d'ammoniac dans le local
💡 Indice : 'Légèrement inflammable' ne veut pas dire 'sans risque'.
📚 Les A2L sont légèrement inflammables : il faut des outils antidéflagrants, une formation adaptée et une ventilation suffisante.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pour les fluides A2L, les outils d'intervention doivent être :
(q-g12-v6_184)12.02 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
- Les mêmes outils standards que pour un fluide A1
- Adaptés (pas de source d'ignition, ventilation)
- Uniquement manuels, sans aucune partie électrique
- Réalisés en matériaux composites non conducteurs
💡 Indice : 'Légèrement inflammable' impose des précautions, même si le risque est modéré.
📚 Les fluides A2L nécessitent des outils sans source d'ignition, une ventilation adéquate et des détecteurs de gaz sur le lieu d'intervention.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous devez rebraser un composant sur un circuit au R-290. Quelle affirmation'est vraie ?
(pk-g12b-1)12.07 Ouvrir le système, enlever et remplacer un composant, refermer le système
- Le R-290 est classé A2L, comme le R-32 : une flamme brève est possible sans risque particulier.
- Le R-290 est classé A3, très inflammable : aucune flamme sans inertage confirmé
- Le R-290 est classé A2, inflammable, mais moins que les hydrocarbures purs.
- Le R-290 est classé A1, non inflammable : le risque vient seulement de la pression.
💡 Indice : Cherchez dans le texte la phrase qui compare le R-290 à un autre fluide.
📏 Règle : Le R-290 (et le R-600a) sont classés A3 : très inflammables. Aucune flamme n'est autorisée tant que l'inertage à l'azote n'est pas confirmé.
🎯 Pourquoi : La classe A3 signale un risque d'inflammation élevé. Contrairement à un A2L comme le R-32, une fuite résiduelle de R-290 s'enflamme facilement au contact d'une flamme.
⚠ Piège : Confondre le R-290 avec un A2L parce que c'est un fluide « naturel » perçu comme peu dangereux. C'est l'inverse : c'est le plus inflammable des deux.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Comment détermine-t-on la quantité de réfrigérant hydrocarbure à charger dans le circuit ?
(pk-g12b-3)12.10 Charger le système avec le volume approprié de réfrigérant à base d'hydrocarbures
- Par pesée, selon la valeur indiquée sur la plaque signalétique.
- En estimant la quantité à l'oreille, selon le bruit du compresseur.
- En remplissant jusqu'à ce que le manomètre baisse.
- En reprenant la quantité utilisée lors de la dernière intervention.
💡 Indice : Le texte dit clairement quelle méthode ne jamais utiliser pour doser la charge.
📏 Règle : La charge de réfrigérant hydrocarbure se fait par pesée, avec le volume indiqué sur la plaque signalétique.
🎯 Pourquoi : La pesée garantit la quantité exacte prévue par le constructeur. Une estimation fait courir un risque de sous-charge ou de surcharge, plus dangereux encore avec un fluide A3.
⚠ Piège : Se fier à une impression (bruit, pression observée) au lieu de peser. Avec un hydrocarbure A3, une quantité approximative est un risque de sécurité, pas seulement un problème de performance.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pour le contrôle d'étanchéité direct d'un circuit au R-290, quel détecteur utilise-t-on ?
(pk-g12b-4)12.11 Réaliser un contrôle d'étanchéité sur le système au moyen d'une méthode directe
- Le détecteur habituel réglé pour les HFC : tous les détecteurs se valent.
- N'importe quel détecteur, à condition de doubler la durée du contrôle.
- Un détecteur d'azote, puisque le circuit a été inerté à l'azote.
- Un détecteur adapté aux hydrocarbures.
💡 Indice : Relisez la dernière étape avant le rapport : un type de détecteur est écarté.
📏 Règle : Le contrôle d'étanchéité direct sur un circuit hydrocarbure se fait avec un détecteur adapté aux hydrocarbures.
🎯 Pourquoi : Chaque détecteur est calibré pour une famille de gaz. Un détecteur pour HFC classique ne réagit pas correctement à une fuite d'hydrocarbure.
⚠ Piège : Utiliser par habitude le détecteur HFC parce que « c'est toujours le même geste ». Avec le mauvais détecteur, une fuite réelle peut passer inaperçue.
☐ ✅ ☐ ✏❓ À quel moment réalise-t-on l'analyse de risques d'une intervention ?
(pk-p7-1)12.04 Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
- Avant d'engager le moindre geste technique
- Juste après avoir ouvert le circuit frigorifique
- À la fin, au moment de rédiger le rapport écrit
- Seulement si le client en fait lui-même la demande
💡 Indice : Une analyse de risques sert à éviter l'accident, pas à le raconter.
📏 Règle : L'analyse de risques se fait AVANT le premier geste, sur place.
🎯 Pourquoi : Elle sert à identifier et à supprimer les dangers tant qu'on peut encore agir : source d'inflammation, ventilation, issue, présence de public.
⚠ Piège : Une analyse faite après coup n'est plus une analyse, c'est un constat. La sécurité se démontre et s'impose : on ne découvre jamais un risque par l'erreur.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Une bouteille de R-290 (propane) a un raccord et un filetage à gauche, différents d'une bouteille de HFC. Que faites-vous si votre raccord habituel ne se visse pas dessus ?
(pk-q-12.01)12.01 Connaître les règles d'étiquetage et les prescriptions spéciales pour les réfrigérants inflammables dans les équipements, systèmes et cylindres de refroidissement ainsi que les prescriptions spéciales relatives au raccordement des bombonnes
- Vous utilisez un adaptateur pour forcer le raccordement sur la bouteille
- Vous respectez le raccord spécifique prévu pour les hydrocarbures, sans adaptateur
- Vous serrez plus fort à la clé pour engager quand même le filetage
- Vous inversez le sens de filetage sur votre propre raccord habituel
💡 Indice : La fiche dit que ce raccord différent est une sécurité, pas un obstacle à contourner.
📏 Règle : Les bouteilles d'hydrocarbure ont un raccord spécifique et un filetage à gauche : on utilise le matériel prévu pour ce raccord, jamais un adaptateur.
🎯 Pourquoi : Ce raccord différent empêche physiquement de charger un hydrocarbure inflammable sur un circuit prévu pour un autre fluide, ou l'inverse : c'est une sécurité contre l'erreur de fluide.
⚠ Piège : Penser qu'un adaptateur est juste pratique alors qu'il supprime la sécurité voulue par la norme.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous devez régler la valeur de la pression d'épreuve à l'azote pour contrôler une brasure neuve sur un circuit R-290. Où trouvez-vous cette valeur ?
(pk-q-12.08)12.08 Effectuer une épreuve de pression pour contrôler l'étanchéité du système
- Elle correspond à la pression de service habituelle du compresseur
- Vous l'estimez selon votre expérience
- Dans la documentation constructeur et la norme applicable
- Elle correspond toujours à la pression atmosphérique
💡 Indice : La fiche insiste : cette valeur ne se devine jamais.
📏 Règle : La pression d'épreuve à appliquer se trouve dans la documentation constructeur et la norme applicable, jamais à l'estime.
🎯 Pourquoi : Une pression d'épreuve mal choisie ne détecte pas un défaut de brasure, ou au contraire risque de forcer sur un circuit qui n'est pas prévu pour cette pression.
⚠ Piège : Utiliser par habitude la même valeur que sur un circuit HFC classique, sans vérifier la documentation propre à cet équipement.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Vous venez de terminer une intervention sur un circuit hydrocarbure : remplacement du composant, épreuve, vide, charge et contrôle direct. Que devez-vous obligatoirement faire ensuite ?
(pk-q-12.12)12.12 Rédiger un rapport sur le travail d'entretien effectué
- Rédiger un rapport : composant changé, résultats de l'épreuve et du contrôle, quantité chargée
- Rien de plus : l'intervention se termine avec le contrôle direct d'étanchéité de tout le circuit
- Noter simplement la date de passage sur le carnet de l'installation
- Informer oralement le client, sans trace écrite de l'intervention
💡 Indice : La fiche le dit clairement : sans cette dernière étape écrite, l'intervention n'a pas de valeur.
📏 Règle : Le rapport d'intervention doit contenir le composant changé, les résultats de l'épreuve et du contrôle, et la quantité chargée.
🎯 Pourquoi : Ce rapport est la preuve écrite du travail réalisé et de sa conformité : sans lui, rien ne prouve que l'étanchéité et la charge ont bien été vérifiées.
⚠ Piège : Croire qu'un contrôle direct réussi suffit et négliger la trace écrite qui en atteste.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Que désigne la LIE d'un gaz inflammable ?
(pk-cl2-1)12.02 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
- La concentration en dessous de laquelle le mélange avec l'air ne s'enflamme pas
- La température minimale d'inflammation de ce gaz au contact de l'air du local technique
- La pression maximale admissible dans la bouteille de stockage
- La quantité de gaz au-delà de laquelle il faut déclarer l'installation en préfecture
💡 Indice : Il s'agit d'un dosage dans l'air, pas d'une température ni d'une pression.
📏 Règle : La LIE (limite inférieure d'explosivité) est la concentration en dessous de laquelle le mélange gaz-air est trop pauvre pour s'enflammer. La LSE (limite supérieure) est celle au-dessus de laquelle il est trop riche, faute d'oxygène. Entre les deux se trouve le domaine d'explosivité.
🎯 Pourquoi : Un gaz inflammable ne brûle qu'à un certain dosage : il lui faut assez de combustible et assez d'air. Dans le domaine d'explosivité, une simple étincelle enflamme tout le volume d'un coup.
⚠ Piège : Ces valeurs sont propres à chaque fluide et se lisent sur sa fiche de données de sécurité. Elles ne se retiennent pas de tête et ne se déduisent d'aucune règle générale.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous devez braser sur un circuit au R-32 (A2L). Quelles précautions prenez-vous avant d'allumer le chalumeau ?
(q-g12-291)12.06 Récupérer les réfrigérants inflammables du système en toute sécurité et remplir le système avec de l'azote
- Aucune précaution particulière, le R-32 étant classé seulement faiblement inflammable
- Récupérer le fluide, inerter à l'azote, ventiler, supprimer toute source d'ignition
- Ouvrir une fenêtre et braser rapidement pour limiter l'exposition
- Braser directement : le circuit est fermé et sous pression
💡 Indice : Brasage A2L = précautions strictes.
ℹ Un fluide A2L reste inflammable : on récupère, on inerte à l'azote et on supprime toute source d'ignition avant la flamme.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi ne doit-on jamais approcher une flamme d'un circuit contenant un fluide A2L ou A3 non inerté ?
(q-g12-286)12.04 Réaliser une analyse des risques avant le début du travail et éliminer ou, si l'élimination n'est pas possible, identifier les sources de danger
- Parce qu'il est formellement interdit de fumer sur un chantier de ce type
- Parce que le fluide peut s'enflammer et se décomposer en gaz toxiques
- Parce que la fumée salit l'installation et les échangeurs
- Parce que l'odeur dégagée est désagréable pour l'occupant
💡 Indice : Fluides inflammables = double danger.
ℹ Double risque : inflammation du fluide, et décomposition thermique produisant des gaz toxiques (dont acide fluorhydrique).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Quelle est la différence entre un fluide A2L (R-32) et un fluide A3 (R-290) ?
(q-g12-289)1.08 Connaître la combustibilité, la propagation des flammes, les restrictions relatives à la capacité de charge, les limites d'occupation pour les HFC, H(C)FO et hydrocarbures
- Aucune différence : les deux classes se manipulent exactement de la même manière
- A3 est hautement inflammable (propagation rapide) ; A2L l'est faiblement (propagation lente)
- A2L est un fluide toxique alors que A3 ne présente aucune toxicité
- A3 produit plus de froid, d'où la limitation de charge imposée
💡 Indice : Classification distingue niveaux inflammabilité.
ℹ Le R-290 est A3 : très inflammable. Le R-32 est A2L : faiblement inflammable, vitesse de flamme ≤ 10 cm/s. Piège classique.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Après le tirage au vide, vous fermez la vanne de la pompe. Sur le manomètre, le vide remonte doucement au lieu de rester stable. Que devez-vous conclure ?
(pk-g12b-2)12.09 Réaliser un essai sous vide pour éliminer l'humidité et vérifier l'étanchéité du système
- C'est normal, vous pouvez passer directement à la charge du réfrigérant.
- C'est le signe que la charge de réfrigérant a été mal pesée.
- Il y a un problème sur le circuit : une fuite ou de l'humidité restante.
- Le vide remonte toujours un peu, il suffit de refaire l'épreuve à l'azote.
💡 Indice : Le texte dit ce que signifie un vide qui ne reste pas stable.
📏 Règle : Si le vide remonte après l'arrêt de la pompe, il y a un problème sur le circuit : une fuite ou de l'humidité restante. On ne charge pas dans ces conditions.
🎯 Pourquoi : Un circuit étanche et sec garde un vide stable. Une remontée trahit une entrée d'air par un point non étanche, ou de l'humidité qui s'évapore.
⚠ Piège : Continuer la procédure et charger le circuit malgré un vide instable. La charge doit attendre un vide stable, sinon le défaut reste caché.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Avant d'intervenir sur une installation au R-290, que vérifie-t-on dans la zone de travail ?
(pk-p7-2)12.05 Préparer la zone de travail et sélectionner les outils, le matériel et les équipements de protection adéquats pour travailler sur des systèmes dépendant des réfrigérants inflammables
- Que l'éclairage du local est suffisant pour travailler dans de bonnes conditions
- Que la zone est balisée et ventilée, l'issue dégagée et les sources d'inflammation supprimées
- Que la température ambiante restera stable pendant toute l'intervention
- Que le sol est parfaitement sec et dégagé de tout obstacle
💡 Indice : Le R-290 est un hydrocarbure de classe A3 : pensez à ce qui pourrait l'enflammer.
📏 Règle : Zone balisée, ventilation en service, issue dégagée, aucune source d'inflammation, EPI et matériel adaptés, consignation électrique faite.
🎯 Pourquoi : Le R-290 est classé A3 : très inflammable. Une fuite dans un local mal ventilé forme une atmosphère explosive, et la moindre étincelle suffit.
⚠ Piège : On confond souvent A2L et A3. Le R-32 est A2L, le R-290 est A3 : la propagation de flamme n'a rien à voir, et les précautions non plus.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous arrivez pour intervenir sur un équipement au R-290 et constatez que les capteurs de gaz du local ne sont pas'en service. Que faites-vous ?
(pk-q-12.13)12.13 Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
- Vous réparez vous-même les capteurs avant de commencer
- Vous ne commencez pas et vous signalez le problème
- Vous demandez à un collègue de surveiller l'air à votre place
- Vous commencez l'intervention en redoublant de prudence
💡 Indice : La fiche donne une règle claire pour ce cas : que fait-on si une mesure de sécurité du site manque ?
📏 Règle : Avant d'intervenir, on vérifie que le site est en règle : signalisation, issues de secours, capteurs de gaz et alarmes'en service, ventilation opérante. Si une mesure manque, on ne commence pas et on le signale.
🎯 Pourquoi : Sur un fluide très inflammable comme le R-290, un capteur de gaz hors service prive le technicien de la seule alerte en cas de fuite pendant l'intervention.
⚠ Piège : Penser que sa propre vigilance remplace un dispositif de détection défaillant.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Sur une machine au R-290, un léger écart de charge fait chuter les performances plus vite que sur une machine à grosse charge de HFC. Pourquoi ?
(pk-q-12.14)12.14 Connaître les mesures d'amélioration ou de maintien de l'efficacité énergétique des équipements lors de l'installation ou de la maintenance avec des réfrigérants inflammables
- Parce que le R-290 n'offre pas de zone de sous-refroidissement exploitable sur ces circuits
- Parce que le R-290 monte bien plus haut en température de refoulement que les HFC équivalents
- Parce que le propane se comprime moins bien que les HFC : le rendement volumétrique chute vite
- Parce que la charge y est volontairement réduite : le moindre écart pèse lourd en proportion
💡 Indice : La fiche compare une charge petite à une charge importante : lequel tolère le moins l'écart ?
📏 Règle : Sur un fluide inflammable, la charge exacte compte double car ces circuits sont conçus avec une charge volontairement petite.
🎯 Pourquoi : Avec une charge faible, le moindre écart en trop ou en moins pèse proportionnellement plus lourd et dérègle vite l'échange thermique.
⚠ Piège : Croire que seule la sécurité est affectée par une mauvaise charge, en oubliant que la performance chute aussi, et plus vite qu'ailleurs.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Peut-on se fier à son odorat pour détecter une fuite de R-290 dans un local technique ?
(pk-cl2-2)12.02 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
- Oui, le propane possède une odeur caractéristique, très reconnaissable en local fermé
- Non : le R-290 du froid est un propane de haute pureté, sans l'odorisant ajouté au gaz domestique
- Oui, à condition de ne pas rester plus de cinq minutes dans le local technique
- Oui, si l'on connaît bien l'odeur du gaz de ville domestique
💡 Indice : L'odeur du gaz domestique n'est pas celle du gaz lui-même.
📏 Règle : Le R-290 utilisé en froid ne contient pas d'odorisant : seule une mesure à l'explosimètre renseigne sur l'état de l'atmosphère.
🎯 Pourquoi : L'odeur du gaz domestique vient d'un produit ajouté volontairement pour permettre la détection par le nez. Le propane de qualité frigorifique est de haute pureté et ne le contient pas.
⚠ Piège : Même quand une odeur existe, son seuil de perception n'a aucun rapport avec la LIE : sentir quelque chose ne dit pas si l'on'est loin ou près du danger. L'atmosphère peut être explosive avant d'être perceptible.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un explosimètre affiche « 20 % LIE ». Comment lisez-vous cette valeur ?
(pk-cl2-3)12.02 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils d'entretien et les équipements, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, la ventilation, les équipements de protection individuelle, les pompes à vide, les unités de récupération ; les prescriptions relatives à l'élimination des gaz récupérés
- Que 20 % du volume total du local technique est désormais occupé par le gaz recherché
- L'atmosphère est à un cinquième de la concentration qui la rendrait inflammable
- Le mélange est explosif dès 20 %, il faut évacuer immédiatement sans autre mesure
- L'appareil signale qu'il lui reste 20 % de charge de batterie
💡 Indice : L'appareil n'affiche pas une quantité de gaz, mais une distance au seuil.
📏 Règle : Un explosimètre affiche un pourcentage de la LIE du gaz recherché : c'est une marge restante avant que l'atmosphère ne devienne inflammable.
🎯 Pourquoi : Exprimer la mesure en pourcentage de la LIE permet de déclencher l'alarme bien avant le domaine d'explosivité. Le seuil de réglage se fixe selon la procédure de l'entreprise et la documentation de l'appareil.
⚠ Piège : L'appareil se règle pour un gaz donné : utilisé pour un autre, il affiche un chiffre faux. Et il ne remplace ni un détecteur de fuite de fluide frigorigène, ni un détecteur d'oxygène — ce sont trois appareils qui répondent à trois questions différentes.
G13 — 16 questions
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le principal avantage environnemental du CO₂ comme fluide frigorigène est :
(q-g13-v6_185)2.02 Avoir une connaissance élémentaire du concept de « potentiel de réchauffement planétaire » (PRP), de l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés et d'autres substances en tant que fluides frigorigènes, de l'incidence des émissions de gaz à effet de serre fluorés sur le climat (ordre de grandeur de leur PRP) ainsi que des dispositions correspondantes du règlement (UE) n° 2024/573 et des actes d'exécution pertinents, de même que des menaces éventuelles pour l'environnement, y compris celles issues des produits de décomposition de certaines substances fluorées (PFAS) tels que les HFC, HFO et HCFO
- Son coût très bas
- Son GWP de 1
- Sa haute pression
- Sa couleur verte
💡 Indice : GWP = 1 = impact minimal. C'est la référence même du calcul.
📚 Le CO₂ a le GWP de référence (1). Même en cas de fuite totale, l'impact climatique est négligeable par rapport aux HFC.
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'ammoniac (R717) est classé :
(q-g13-v6_090)hors référentiel
- A1 (non toxique, non inflammable)
- A2L (légèrement inflammable)
- B2L (toxique, légèrement inflammable)
- B3 (toxique, très inflammable)
💡 Indice : B = toxique. L'odeur caractéristique permet la détection rapide.
📚 L'ammoniac est classé B (toxicité élevée) et 2L (légèrement inflammable). Il nécessite des précautions strictes.
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'ammoniac est principalement utilisé dans :
(q-g13-v6_094)hors référentiel
- La climatisation résidentielle et le petit tertiaire
- Le froid industriel (entrepôts, agroalimentaire)
- Les véhicules frigorifiques de transport
- Les réfrigérateurs domestiques modernes
💡 Indice : C'est un fluide puissant mais qui nécessite des installations spécifiques.
📚 L'ammoniac est le fluide de référence du froid industriel (entrepôts, chambres froides, agroalimentaire) grâce à ses excellentes propriétés thermodynamiques.
☐ ✅ ☐ ✏❓ L'ammoniac peut être détecté facilement par :
(q-g13-v6_182)hors référentiel
- Sa couleur bleue, très reconnaissable à l'œil
- Son odeur très caractéristique (piquante)
- Son goût sucré, tout à fait caractéristique
- Sa luminescence dans l'obscurité
💡 Indice : L'odeur est le premier système d'alerte naturel.
📚 L'ammoniac a une odeur extrêmement reconnaissable et détectable à très faible concentration (5 ppm). C'est un avantage pour la sécurité.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Pourquoi installe-t-on des détecteurs de CO₂ dans les locaux abritant une installation au R-744 ?
(q-g13-283)13.14 Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
- Pour mesurer en continu les performances de l'installation
- Parce que le CO₂ est inodore et incolore : une fuite est indétectable sans appareil
- Parce que la réglementation impose un détecteur pour tous les fluides
- Pour compter les ouvertures de porte de la chambre froide
💡 Indice : CO2 invisible et inodore.
ℹ Le CO₂ ne se voit pas et ne se sent pas : en cas de fuite dans un local fermé, il remplace l'air sans prévenir. Seul un détecteur alerte avant l'asphyxie.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Le CO₂ (R-744) est classé A1. Quels dangers cette classe n'annonce-t-elle pas ?
(pk-g13-1)13.01 Connaître les prescriptions en matière d'étiquetage pour le R744 dans les systèmes et les récipients à pression
- La pression, très élevée, et l'atmosphère irrespirable qu'une fuite crée en local fermé.
- Aucun danger : la classe A1 veut dire qu'il est parfaitement inoffensif
- L'inflammabilité, puisqu'il peut s'enflammer comme un hydrocarbure
- Uniquement le risque de gel des tuyauteries en fonctionnement normal.
💡 Indice : A1 renseigne sur deux critères précis. Lesquels ? Et qu'est-ce que cela ne dit pas ?
📏 Règle : Le CO₂ est A1 : toxicité faible, non inflammable. Ses deux dangers réels sont ailleurs — la pression, très élevée, et l'atmosphère irrespirable en local fermé.
🎯 Pourquoi : La classification ne décrit que deux risques : la toxicité et l'inflammabilité. Elle ne dit rien de la pression de service, ni du fait que le CO₂ s'accumule en point bas et agit sur la régulation de la respiration.
⚠ Piège : Croire que « A1 » veut dire « sans danger ». « A » signifie toxicité FAIBLE, pas nulle : à forte concentration le CO₂ devient nocif par lui-même, avant même d'avoir chassé assez d'oxygène pour alarmer un détecteur d'oxygène.
☐ ✅ ☐ ✏❓ Sur une installation au CO₂, pourquoi ne peut-on pas utiliser le matériel de raccordement courant ?
(pk-g13-3)13.04 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils et équipements d'entretien, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, les équipements de protection individuelle
- Parce que le CO₂ nécessite le même matériel qu'un circuit HFC classique.
- Parce que les cylindres de CO₂ sont à double vanne : ils ne se raccordent pas au matériel courant.
- Parce que le CO₂, comme l'ammoniac, est un fluide toxique qui impose un matériel étanche renforcé.
- Parce qu'il n'existe aucun matériel spécifique pour le CO₂, il faut en fabriquer un sur mesure.
💡 Indice : Le texte décrit un équipement particulier sur les cylindres de CO₂.
📏 Règle : Les cylindres de CO₂ sont à double vanne : ils ne se raccordent pas au matériel courant.
🎯 Pourquoi : La très haute pression de service du CO₂ impose un matériel et des raccords spécifiques, différents de ceux des circuits HFC. Ce n'est pas une question de toxicité : le CO₂ est A1, son danger est la pression.
⚠ Piège : Le croire aussi toxique que l'ammoniac — il ne l'est pas, sa toxicité est faible — mais l'inverse est tout aussi faux : le CO₂ n'est pas inerte, il agit sur la régulation de la respiration et rend l'atmosphère irrespirable en local fermé. Autre piège : croire qu'un raccord HFC classique peut convenir « pour une fois ».
☐ ✅ ☐ ✏❓ Dans un local abritant une installation au CO₂, où place-t-on le détecteur de gaz fixe ?
(pk-cl4-1)13.14 Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
- Au plafond, comme un détecteur de fumée
- En partie basse, là où le CO₂ s'accumule
- À l'extérieur du local uniquement
- Peu importe, le gaz se répartit uniformément
💡 Indice : Souvenez-vous du comportement du CO₂ dans un local.
📏 Règle : Le capteur se place en partie basse, parce que le CO₂ est plus lourd que l'air et s'accumule au sol.
🎯 Pourquoi : Un capteur au plafond ne verra rien tant que le local ne sera pas rempli — c'est-à-dire bien après que la zone de travail est devenue mortelle. La détection fixe est l'équipement de protection collective principal de ces locaux : elle mesure en permanence, y compris la nuit et quand personne n'est présent.
⚠ Piège : Un détecteur portatif resté dans le camion ne protège de rien. Le fixe et le portatif ne répondent pas à la même question : la permanence contre la mesure ponctuelle.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Le point critique du CO₂ se situe à :
(q-g13-v6_088)1.09 Connaître la pression du CO2, le cycle transcritique ou subcritique, le diagramme log p/h, les tables de saturation du CO2, l'état d'agrégation du CO2 (formation de glace carbonique)
- 0°C / 1 bar
- 31°C / 73,8 bar
- -33°C / 1 bar
- 100°C / 100 bar
💡 Indice : C'est une température proche de l'ambiante, ce qui complique la condensation.
📚 Au-dessus de 31°C et 73,8 bar, le CO₂ est supercritique (ni liquide ni gaz). C'est ce qui rend le CO₂ transcritique si particulier.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ En fonctionnement transcritique, le condenseur est remplacé par :
(q-g13-v6_089)1.09 Connaître la pression du CO2, le cycle transcritique ou subcritique, le diagramme log p/h, les tables de saturation du CO2, l'état d'agrégation du CO2 (formation de glace carbonique)
- Un second évaporateur en haute pression
- Un refroidisseur de gaz (gas cooler)
- Un économiseur placé sur le circuit HP
- Un absorbeur thermique de type classique
💡 Indice : Au-dessus du point critique, il n'y a pas de changement de phase.
📚 En transcritique, le CO₂ ne se condense pas (T° > 31°C). On refroidit simplement le gaz HP dans un échangeur appelé gas cooler.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ En mode sous-critique, le CO₂ fonctionne :
(q-g13-v6_180)1.09 Connaître la pression du CO2, le cycle transcritique ou subcritique, le diagramme log p/h, les tables de saturation du CO2, l'état d'agrégation du CO2 (formation de glace carbonique)
- Toujours au-dessus de 31 °C, son point critique
- Comme un fluide classique avec condensation
- Sans compresseur, par simple détente du gaz
- Sans détendeur, avec un capillaire seul
💡 Indice : Sous-critique = le CO₂ se comporte 'normalement' quand il fait assez froid dehors.
📚 Quand la température extérieure est < 25°C environ, le CO₂ peut condenser normalement (mode sous-critique = cycle classique).
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Pourquoi les portes des locaux techniques CO₂ doivent-elles s'ouvrir vers l'extérieur ?
(q-g13-302)13.14 Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
- Parce que la ventilation mécanique du local impose une porte plaquée par le flux d'air entrant
- Parce qu'une porte ouvrant vers l'intérieur se coince en cas de surpression ou de bousculade
- Parce que le CO₂ est plus lourd que l'air et doit s'évacuer par le bas de l'ouverture
- Pour que la détection de CO₂ puisse commander l'ouverture automatique de la porte
💡 Indice : Conception locaux CO2 intègre éléments sécurité.
ℹ En cas de fuite massive, on doit pouvoir sortir en poussant la porte, même en panique et même si la pression du local a monté. Le sens d'ouverture est un choix de sécurité.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous sentez une odeur piquante caractéristique dans un local qui abrite une installation à l'ammoniac. Que faites-vous ?
(pk-g13-2)14.01 Lire et comprendre les diagrammes de tuyauterie et d'instrumentation des systèmes de réfrigération au R717 (NH3)
- Vous entrez identifier la fuite, votre odorat vous alertera à temps
- Vous coupez vous-même l'installation avant de sortir du local
- Vous attendez que l'odeur se dissipe avant d'aller voir
- Vous alertez et vous évacuez, sans intervenir seul.
💡 Indice : Le texte donne la conduite à tenir en cas de fuite d'ammoniac, juste avant la fin de la fiche.
📏 Règle : En cas de fuite d'ammoniac : alerter, évacuer, ne jamais intervenir seul.
🎯 Pourquoi : L'ammoniac'est toxique (le B de B2L). Un titulaire A1/A2 n'a ni la catégorie C, ni l'équipement pour intervenir sur cette installation.
⚠ Piège : Se fier à son odorat pour rester sur place, ou vouloir agir seul par réflexe technique. La seule conduite correcte est d'alerter et d'évacuer.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous détenez une attestation A1. Sur le site, une fuite se déclare sur l'installation à l'ammoniac. Un collègue vous demande de venir l'aider. Que répondez-vous ?
(pk-g13-4)14.01 Lire et comprendre les diagrammes de tuyauterie et d'instrumentation des systèmes de réfrigération au R717 (NH3)
- D'accord : une attestation A1 permet d'intervenir sur tous les fluides en cas d'urgence.
- D'accord, à condition de porter un masque de protection adapté.
- Non : l'ammoniac relève de la catégorie C, mon attestation A1/A2 n'y donne aucun droit
- J'y vais quand même : l'urgence prime sur la catégorie d'attestation.
💡 Indice : Relisez le bloc « La règle des catégories » : les catégories se remplacent-elles les unes les autres ?
📏 Règle : Une attestation A1 ou A2 ne donne aucun droit d'intervention sur une installation à l'ammoniac (catégorie C) ou au CO₂ (catégorie B).
🎯 Pourquoi : Les catégories d'attestation correspondent à des fluides et des risques différents. Elles ne se remplacent pas les unes les autres, même en urgence.
⚠ Piège : Penser qu'une attestation « couvre large » et qu'on peut aider ponctuellement sur un autre fluide. La bonne conduite reste d'alerter et de laisser intervenir les personnes habilitées catégorie C.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Un masque à cartouche protège-t-il dans un local chargé en CO₂ ?
(pk-cl4-2)13.04 Connaître les prescriptions en matière de sécurité pour les outils et équipements d'entretien, tels que la détection de gaz, la détection des fuites, les équipements de protection individuelle
- Oui, c'est précisément le rôle d'une cartouche filtrante bien adaptée
- Non : une cartouche ne retient pas le CO₂ et ne fournit pas d'oxygène
- Oui, à condition de ne pas rester plus de quelques minutes dans le local
- Oui, s'il s'agit d'une cartouche neuve, adaptée au gaz effectivement présent
💡 Indice : Demandez-vous ce qu'une cartouche sait faire, et ce qu'elle ne sait pas fabriquer.
📏 Règle : Un masque à cartouche filtre certains polluants dans un air qui reste respirable. Il ne fabrique pas d'oxygène et ne retient pas le CO₂.
🎯 Pourquoi : En atmosphère appauvrie en oxygène ou chargée en CO₂, seul un appareil isolant — qui apporte son propre air — protège. Son usage relève d'équipes formées et entraînées, pas d'une improvisation de dépannage.
⚠ Piège : Croire qu'un masque autorise l'entrée est la configuration où l'on ne ressort pas : on entre dans une atmosphère mortelle avec la certitude d'être protégé. Pour un technicien, la protection n'est pas de porter un masque, c'est de ne pas entrer.
☐ ✅ ☐ ✏[niveau 2] ❓ Vous arrivez sur un site équipé d'une installation au CO₂. Le voyant du détecteur de gaz est allumé. Que pouvez-vous'en conclure ?
(pk-cl4-3)13.14 Vérifier que les mesures de santé et de sécurité conformes aux règles applicables sont appliquées à l'emplacement du système (par exemple, panneaux de signalisation, issues de secours, capteurs de gaz, alarmes au gaz, etc.)
- Que le détecteur fonctionne bien et qu'il mesure correctement l'atmosphère de tout le local technique
- Rien de plus qu'une mise sous tension : une cellule usée reste allumée sans plus rien mesurer
- Qu'une fuite de CO₂ est en cours dans le local et qu'il faut évacuer les lieux sans délai
- Que le local a été ventilé récemment par la ventilation mécanique
💡 Indice : Un voyant dit qu'un appareil est alimenté, pas qu'il voit quelque chose.
📏 Règle : Un capteur de gaz se vérifie et se remplace périodiquement, selon la documentation du fabricant : sa cellule vieillit et finit par ne plus rien mesurer tout en restant allumée.
🎯 Pourquoi : C'est le même raisonnement que le double contrôle du VAT : un appareil de sécurité défaillant affiche l'absence de danger quoi qu'il arrive. À l'arrivée sur site, on contrôle donc que les capteurs et les alarmes sont en état de marche, et pas seulement présents au mur.
⚠ Piège : Le contrôle d'arrivée porte aussi sur la signalisation à l'entrée et sur les issues de secours : une palette posée devant une porte de chambre froide n'est pas un défaut de rangement, c'est une issue en moins.
2 bis. Les 17 questions hors référentiel — à trancher
Aucun code de l'annexe II.B ne couvre honnêtement ces questions. Elles n'ont pas été
rattachées de force : un faux rattachement ferait croire à une couverture qui n'existe pas. Le savoir reste
utile au métier — mais il ne sera pas évalué à l'examen. Trois options par question : la garder telle quelle
(culture métier), la retirer de la banque, ou la rattacher à un code que vous jugez légitime.
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Que signifie HFC ?
(q-g1-31 — rangée en G1)- Hydro-Fluoro-Carbone
- Haute-Fluoro-Compression
- Hydro-Fluide-Climatique
- Hydro-Frigorigène-Commercial
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Dans la nomenclature R134a, que signifie le 'a' ?
(q-g1-33 — rangée en G1)- Une amélioration
- Un isomère
- Un azéotrope
- Un additif
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Quelle est la composition du R410A ?
(q-g1-36 — rangée en G1)- 50% R32 / 50% R125
- 45% R32 / 55% R125
- 75% R134a / 25% R32
- 100% R32 pur
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le R22 appartient à quelle famille ?
(q-g1-41 — rangée en G1)- CFC
- HCFC
- HFC
- HFO
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le R407C est composé de :
(q-g1-51 — rangée en G1)- R32 / R125 / R134a
- R32 / R125
- R125 / R143a / R134a
- 100% R32
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Dans la nomenclature Rxyz, le chiffre des dizaines (y) correspond à :
(q-g1-v6_031 — rangée en G1)- Le nombre d'atomes de carbone moins 1
- Nombre d'atomes d'hydrogène + 1
- Le nombre total d'atomes de fluor
- Le nombre d'atomes de chlore
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le R410A est un mélange de :
(q-g1-v6_132 — rangée en G1)- R134a + R125
- R32 + R125
- R32 + R134a
- R290 + R600a
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le R12 est un :
(q-g1-v6_137 — rangée en G1)- HFC
- HCFC
- CFC
- HFO
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le cintrage d'un tube cuivre frigorifique doit se faire :
(q-g10-87 — rangée en G10)- À froid avec cintreuse
- À chaud avec chalumeau
- À la main sans outil
- Les deux premières méthodes
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Le surfaçage des collets (dudgeonnage) doit être réalisé avec :
(q-g10-84 — rangée en G10)- N'importe quel outil
- Une dudgeonnoire calibrée
- Un marteau et un burin
- Une pince multiprise
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Lors du raccordement d'un flexible sur une vanne Schrader, il faut d'abord :
(q-g10-v6_157 — rangée en G10)- Serrer le raccord à fond
- Purger l'air du flexible
- Ouvrir la vanne en grand
- Tirer au vide le flexible
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ L'ammoniac (R717) est classé :
(q-g13-v6_090 — rangée en G13)- A1 (non toxique, non inflammable)
- A2L (légèrement inflammable)
- B2L (toxique, légèrement inflammable)
- B3 (toxique, très inflammable)
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ L'ammoniac est principalement utilisé dans :
(q-g13-v6_094 — rangée en G13)- La climatisation résidentielle et le petit tertiaire
- Le froid industriel (entrepôts, agroalimentaire)
- Les véhicules frigorifiques de transport
- Les réfrigérateurs domestiques modernes
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ L'ammoniac peut être détecté facilement par :
(q-g13-v6_182 — rangée en G13)- Sa couleur bleue, très reconnaissable à l'œil
- Son odeur très caractéristique (piquante)
- Son goût sucré, tout à fait caractéristique
- Sa luminescence dans l'obscurité
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Quelle est la dernière étape avant de poser les mains sur un circuit électrique consigné ?
(pk-s5-1 — rangée en Sécurité)- Prévenir le client de la coupure prévue
- Vérifier l'absence de tension avec un VAT
- Poser une pancarte de consignation visible
- Ouvrir le coffret électrique concerné
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Pourquoi contrôle-t-on le VAT sur une source connue avant ET après s'en être servi ?
(pk-s5-2 — rangée en Sécurité)- Parce que le VAT doit être étalonné chaque année en atelier par un organisme agréé
- Parce qu'un VAT en panne indiquerait « pas de tension » sur un circuit pourtant sous tension
- Parce que la mesure n'est fiable qu'après un temps de chauffe de quelques secondes
- Parce que la consignation n'est valable que vérifiée par deux personnes différentes
☐ garder ☐ retirer ☐ rattacher à : ……………❓ Une machine vient d'être mise hors tension. Que peut-il rester de dangereux dans le coffret ?
(pk-s5-3 — rangée en Sécurité)- Plus rien, la coupure suffit
- Des condensateurs encore chargés
- Seulement de la chaleur
- Uniquement du fluide
3. Les renvois « à faire valider »
Les endroits où le pack renvoie volontairement à la doc constructeur ou à la norme au lieu de donner un chiffre — à confirmer ou à figer avec vos valeurs terrain.
- Contrôles avant mise en service (g3)
- Méthode directe et consignation (g4c)
- Peser, charger, stocker, tracer (g5b)
- Le compresseur (g6)
- Substitution et efficacité énergétique (g11)
- CO₂ et NH₃ — reconnaître, ne pas intervenir (g13)
4. Ce que le pack ne couvre pas encore
Le référentiel compte 136 codes ; ce pack en traite 99.
Un code « non traité » ne veut pas dire absent du contenu : il veut dire qu'aucune fiche ne le
revendique, donc que personne ne peut garantir qu'il est enseigné.
- A1 — 94 / 94 codes couverts (100 %), complet ✅
- A2 — 93 / 93 codes couverts (100 %), complet ✅
- D — 21 / 21 codes couverts (100 %), complet ✅
- E — 17 / 17 codes couverts (100 %), complet ✅
Fin du document. Une fois annoté, renvoyez-le tel quel : chaque ✏ sera reporté dans le pack, fiche par fiche.